La Ville sévit contre la Nuit des sans-abri
La Ville était préoccupée par le risque d’incendie, a expliqué le porte-parole de la Ville, Jacques Perron. « Ils voulaient faire des feux en plein air entre autres, et il y avait des abris de carton aux alentours de ces feux-là, a-t-il dit. Des cartons avec des feux à ciel ouvert, c’est dur à concilier. »
Les organisateurs prévoyaient en effet de faire des feux dans des barils de métal au cours de la nuit. Le programme comptait aussi un concours d’abris de carton symboliques.
Plus de rigidité
Or, selon l’un des organisateurs, la tradition des feux a lieu tous les ans et ne causait pas de problème les années précédentes. « Ça doit faire dix ans qu’on fait ça », a expliqué Frédéric Keck du Regroupement pour l’aide aux itinérants (RAIQ). « Il y a plus de rigidité depuis l’entrée en vigueur du nouveau règlement. »
Voté en juin dans la controverse, le nouveau Règlement sur la paix et le bon ordre interdit qu’on allume des feux dans les lieux publics et qu’on y construise des abris. L’administration Labeaume a toujours prétendu que ce règlement était nécessaire pour empêcher la répétition d’épisodes comme celui des Indignés.
Le hasard a d’ailleurs voulu que la Nuit des sans-abri ait lieu au même endroit que le campement des Indignés en 2011, soit le jardin Saint-Roch.
En fin de journée, les représentants du Service des incendies et les organisateurs ont finalement réussi à s’entendre et les policiers ont autorisé exceptionnellement la tenue du concours d’abris de carton et les feux.








