Rôle d’évaluation foncière de la Ville de Québec - La valeur des propriétés bondit de 28% à Québec
Le rôle d’évaluation pour les trois prochaines années (2013-2014-2015) est dans la même veine que le précédent. En 2009, la Ville avait mesuré une augmentation de 29 %.
Pour les maisons unifamiliales, la hausse est exactement la même que pour la moyenne de l’ensemble du secteur résidentiel (27,6 %) et on observe presque la même chose du côté des condominiums (26,4 %). C’est dans le secteur des immeubles à revenus que se trouve le changement le plus marqué avec une hausse allant jusqu’à 37 % pour les immeubles à cinq logements.
Dans le secteur commercial, l’augmentation est beaucoup moins spectaculaire (14,1 %) tout comme pour les immeubles de bureaux (6,9 %).
Les hausses varient peu d’un arrondissement à l’autre, mais c’est dans le centre-ville (arrondissement de La Cité-Limoilou) que la poussée est la plus forte, à 32 %.
En conférence de presse, le maire de Québec Régis Labeaume a souligné que Québec demeurait malgré tout plus abordable que la plupart des grandes villes canadiennes.
Il a aussi répété que cela ne se traduirait pas par une augmentation salée de l’impôt foncier. « La Ville va baisser son taux de taxation également ou quasi également à la hausse des valeurs », a-t-il dit. Dès lors, les hausses de taxes contenues dans le budget de décembre devraient rester dans les limites du coût de l’inflation, a-t-il précisé plus tard.
Quand même, certains devront payer la note. Ainsi, les gens dont la propriété accuse une hausse de valeur supérieure à la moyenne devraient subir une augmentation de leurs taxes foncières. Dans l’unifamilial, cela correspond à 45 % des résidents. À l’inverse, ceux qui se trouvent en dessous de la moyenne pourraient même voir leur impôt foncier baisser.
Outre la vigueur de l’économie, il faut se tourner vers la rareté des terrains pour expliquer la hausse marquée des évaluations des maisons.
Pour en minimiser l’impact, le maire a expliqué hier qu’il misait sur la densification d’une partie de la ville. Ainsi, dans le prochain Plan directeur d’aménagement et de développement (PMAD), la Ville se prépare à modifier le zonage commercial de certains terrains pour en faire du résidentiel.
M. Labeaume a donné l’exemple des terrains en bordure du parcours du tramway. Il a aussi souligné qu’il y aurait de la « mixité » le long du boulevard Laurier.
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Les hôtels, seule exception
Le secteur hôtelier est le seul à avoir subi une baisse dans le nouveau rôle triennal d’évaluation avec une diminution moyenne de 1,2 %.
Selon le directeur du service de l’Évaluation à la Ville de Québec, Pierre Huot, c’est attribuable aux difficultés du secteur. « On voit un taux d’inoccupation dans le cas des hôtels. On voit même des hôtels qui sont fermés », a-t-il dit en donnant l’exemple de l’Hôtel Gouverneur sur le boulevard Laurier. « Le marché est relativement à la baisse, surtout dans les grands hôtels. »
Le maire Régis Labeaume a tenu à ajouter que ce n’était pas le cas de tout le secteur. « Il y a des petits hôtels dans le coin du Vieux-Port qui font de bonnes affaires aux dépens des autres, a-t-il dit. C’est les clients dont les goûts changent. »
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Ce texte a été modifié après publication.








