Lock-out municipal : Legault veut l’avis de la FTQ
« Ce que je vais essayer de faire au cours des prochaines semaines, c’est de rencontre le président de la FTQ, Michel Arsenault », a déclaré M. Legault à la sortie de sa rencontre avec le maire, hier midi. « Ce que je voudrais savoir, c’est quelles solutions il propose. »
La FTQ représente une bonne partie des employés municipaux via le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), souligne le dirigeant de la Coalition avenir Québec (CAQ).
Le maire de Québec avait attiré l’attention de M. Legault avec sa sortie très médiatisée sur le déficit du régime de retraite des employés municipaux et sa demande d’un droit au lock-out pour les villes. Sa proposition sur le droit au lock-out a été rejetée la semaine dernière par le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard. Hier, M. Legault a reproché au gouvernement actuel de ne pas s’occuper de ce problème « très grave ». « À défaut d’avoir une meilleure solution proposée par Michel Arsenault, il [le gouvernement du Québec] devrait l’accepter, la solution [du maire], parce qu’on ne peut pas mettre ça en dessous du tapis », a-t-il ajouté.
Le chef de la CAQ entérine l’essentiel du diagnostic du maire sur les retraites. « Je ne pense pas qu’on peut continuer à laisser un fardeau de milliards de dollars sur les épaules de l’ensemble des contribuables, qui, à la majorité, n’ont pas de fonds de pension. » Il s’est aussi indigné contre les écarts de salaire entre les employés municipaux et ceux du gouvernement, qui s’élèveraient à 29 %, selon M. Labeaume. Le maire de Québec, dit-il, « a eu le courage de mettre sur la table un problème qui est déjà discuté en privé par à peu près tous les maires du Québec ». Il prétend lui-même en avoir parlé avec le maire de Montréal, le maire de Sherbrooke et les membres de l’exécutif de l’Union des municipalités du Québec.








