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À Seattle, l'amphithéâtre s'autofinancera

Isabelle Porter   17 février 2012  Ville de Québec
Québec — Avec le projet d'amphithéâtre qu'elle a présenté hier, la ville de Seattle commence à s'imposer comme une concurrente sérieuse à Québec dans ses efforts pour attirer une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH).

Décrite à la fin janvier comme «un bel endroit» par le commissaire de la LNH, Gary Bettman, Seattle avait toutefois une faiblesse de taille pour accueillir une équipe: elle n'avait pas d'amphithéâtre. Or, hier, le maire Mike McGinn a dévoilé un plan détaillé pour lui en donner un.

Selon ce qu'a rapporté hier le Seattle Times, ce nouvel amphithéâtre coûterait 500 millions, dont 200 millions en fonds publics en provenance de la Ville de Seattle et de l'administration régionale du comté de King.

Or, contrairement à ce qui est prévu à Québec, cet investissement serait remboursé en totalité par la location et les revenus de l'amphithéâtre sur une période de 30 ans.

Les 300 millions restants proviennent d'un investisseur privé de San Francisco, Christopher Hansen, qui est beaucoup plus intéressé par le basketball que par le hockey. L'homme d'affaires rêve de ramener à Seattle une équipe de basketball, mais son projet d'amphithéâtre vise aussi l'achat d'une équipe de la LNH, vraisemblablement les Coyotes de Phoenix.

En conférence de presse hier après-midi, le maire de Seattle a promis que son investissement dans le projet n'entraînerait aucune hausse de taxes et que les risques liés au projet seraient assumés par son partenaire privé.

Ainsi, les 200 millions promis par les pouvoirs publics ne seraient pas investis tant que l'acquisition des deux équipes (hockey et basketball) ne serait pas garantie. De plus, les investisseurs privés seraient responsables d'un fonds de sûreté pour financer l'entretien à long terme de l'équipement.

À Québec, le bureau du maire Régis Labeaume n'a pas voulu faire de commentaires à ce propos hier. «Quand ça concerne le hockey, ça tombe dans la patinoire de Quebecor», a répondu son attaché de presse, M. Nolin.
 
 
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  • LouisH - Abonné
    17 février 2012 08 h 58
    Québec, une ville de hockey... notre sport national !
    Et bien! Faut croire que le hockey de la LNH n'est pas juste une ligne pour le hockey mais pour les profits, pour l'argent. Avoir une équipe <a Québec demandera plus qu'un maire enthousiaste et un amphithéâtre de 400 millions ou plus.

    Est-ce que le maire Labeaume va téléphoner à son chum Gary Bettman pour savoir ce qui se passe là?

    Un «Colisée» qui risque de coûter plus cher, à un autre endroit qu'à Expocité et une équipe qui ne viendra peut-être jamais... Rien n'est certain! Si ce n'est qu'une bonne dette à rembourser.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    17 février 2012 09 h 21
    Échange culturel
    Les autorités de Seattle devraient transmettre au bon maire de Québec l'algorythme financier du projet et lui expliquer ce qu'est un taux de rendement interne. P.K. Péladeau dispose du même algorythme mais il est confidentiel et demeure la propriété exclusive de Québecor.
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  • Denis Provencher - Inscrit
    17 février 2012 11 h 34
    quebec
    Au Québec, les citoyens ne comptent que sur les gouvernements pour obtenir ce qu'ils veulent. Normal, nous n’avons pas de riches comme à Seattle ou ailleurs, pour financer de tels projets de manière privée. Et des riches, le Québécois n'en veulent pas. Nous formons une belle société!
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  • petitbonheur - Inscrit
    17 février 2012 12 h 31
    PPM
    Quelle difference ,entre les deux contract , c est incroyable que l on donne a P"K" un edifice de 400M sans contrepartie,, ou si peu. Charest qui est toujour le premier a vanter et placer les PPM dans toutes les constructions payante pour le privé , naturellement comme l amphitheatre n est et ne sera jamais rentable car administre par le locataire, ha ha ha , jamais le prive n investirait un sous dans un tel projet .
    bian a vous
    BLUTO
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