Lettres - L'âgisme à Régis
Monsieur le Maire Régis Labeaume,
Permettez que je vous appelle Régis puisque nous sommes, à une couple d'années près, du même âge. Ainsi donc, estimez-vous, ce sont les vieilles croûtes de notre âge, à vous comme à moi, qui ont fait basculer le référendum sur le projet de l'îlot Irving du côté du «Non».
Sur le coup, vous m'avez fait bondir puisque j'ai voté «Oui», comme d'ailleurs de nombreuses connaissances d'un âge aussi vénérable que nous. Puis, je me suis consolée, réjouie même, en me disant qu'au fond, mon vote prouve bien que je suis encore jeune!
Non, sérieusement, mon cher Régis, dispensez-nous de ces remarques âgistes, dignes d'un Éric Duhaime. Comme le sexisme et le racisme, de tels arguments sont indignes d'un maire. Ce n'est certes pas en stigmatisant les personnes en fonction de leur âge qu'on renforce la démocratie et qu'on fait avancer le débat social. Surtout lorsque de telles remarques sont absolument infondées. Et quel exemple donnez-vous à vos commettants en usant de telles attaques fondées sur l'âge pour défendre, comme vous le prétendez, la mixité sociale!
Le coeur n'a pas d'âge, mon cher Régis. Ne l'oubliez pas.
***
Claire Minguy - Le 7 février 2012
Permettez que je vous appelle Régis puisque nous sommes, à une couple d'années près, du même âge. Ainsi donc, estimez-vous, ce sont les vieilles croûtes de notre âge, à vous comme à moi, qui ont fait basculer le référendum sur le projet de l'îlot Irving du côté du «Non».
Sur le coup, vous m'avez fait bondir puisque j'ai voté «Oui», comme d'ailleurs de nombreuses connaissances d'un âge aussi vénérable que nous. Puis, je me suis consolée, réjouie même, en me disant qu'au fond, mon vote prouve bien que je suis encore jeune!
Non, sérieusement, mon cher Régis, dispensez-nous de ces remarques âgistes, dignes d'un Éric Duhaime. Comme le sexisme et le racisme, de tels arguments sont indignes d'un maire. Ce n'est certes pas en stigmatisant les personnes en fonction de leur âge qu'on renforce la démocratie et qu'on fait avancer le débat social. Surtout lorsque de telles remarques sont absolument infondées. Et quel exemple donnez-vous à vos commettants en usant de telles attaques fondées sur l'âge pour défendre, comme vous le prétendez, la mixité sociale!
Le coeur n'a pas d'âge, mon cher Régis. Ne l'oubliez pas.
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Claire Minguy - Le 7 février 2012
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