Écoquartiers: la Ville de Québec revoit ses exigences à la baisse
Photo : Source: Ville de Québec
Le premier appel de propositions pour l’écoquartier de Pointe-aux-Lièvres doit être lancé en février.
Québec — Les systèmes de gestion souterraine des déchets et de chaufferie urbaine ne font pas partie des exigences de la ville de Québec pour la première phase de l'écoquartier d'Estimauville.
Les documents d'appels d'of-fres qui ont récemment été rendus publics n'excluent pas le recours à ces technologies, mais ils ne l'exigent pas non plus. La biomasse fait partie des suggestions au même titre que d'autres «sources d'énergie renouvelables» comme l'hydroélectricité et la géothermie. Quant au système de gestion souterrain des déchets, il n'est pas mentionné en tant que tel dans les documents.
Connecté aux résidences par un système de conduites, ce système de gestion des matières résiduelles permet de traiter les produits recyclables, les matières organiques et les déchets réguliers dans un système automatisé souterrain, ce qui permet de bannir les camions à ordures du quartier. Dans certains écoquartiers européens, on récupère même certains de ces déchets pour produire de l'énergie qui est redistribuée dans le secteur.
Quant à la chaufferie urbaine, c'est un dispositif autonome de production d'énergie qui permet d'enrayer les émissions de GES en exploitant par exemple la biomasse.
Ces technologies vertes ont souvent été mentionnées par la ville comme des caractéristiques de ses futurs écoquartiers. En entrevue avec Le Devoir en septembre 2010, le responsable du dossier, Charles Marceau, avait déclaré qu'il n'appartenait pas aux promoteurs mais à la ville de les financer. Il ne fallait pas, disait-il, accabler les investisseurs de dépenses si on souhaitait maintenir les logements des écoquartiers dans une fourchette de prix abordables.
Depuis, aucun financement n'a été prévu à cette fin par la ville, et lors de la présentation du dernier budget, plus tôt en décembre, le maire Régis Labeaume a dit qu'il voulait minimiser les dépenses publiques dans le projet d'écoquartiers. Hier, on n'a pas pu avoir d'autres commentaires de la ville à ce sujet, les bureaux étant fermés jusqu'au début janvier.
Malgré l'absence de ces deux systèmes, l'appel de propositions à l'intention des promoteurs prévoit toutes sortes d'incitatifs verts. Ainsi, les consortiums qui soumettent des offres obtiendront un pointage supérieur s'ils utilisent des matériaux écologiques ou s'ils réduisent la consommation d'énergie en isolant mieux les immeubles. On encourage aussi l'achat d'appareils à faible débit d'eau et le recours au recyclage sur le chantier.
Enfin, l'aménagement du quartier consiste en des rues plus étroites, l'interconnexion des allées pour piétons et cyclistes, un ratio d'une place de stationnement par logement et une densité minimale de 90 à 100 logements par hectare.
L'appel de propositions lancé en décembre ne concerne que la phase 1 du futur écoquartier d'Estimauville, soit 630 unités d'habitations sur un total de 2000. Les promoteurs ont jusqu'au 31 mars pour soumettre leurs propositions et on saura en juin qui a été choisi. Quant à l'écoquartier de Pointe-aux-Lièvres, le premier appel de propositions doit être lancé en février.
Les technologies de chaufferie et de gestion automatisée des déchets seront par ailleurs incluses dans le projet d'écoquartier privé de Cité verte que construit actuellement le bras immobilier de la compagnie d'assurances SSQ.
Le promoteur, qui est en avance de quelques années sur la ville, n'a pas commencé à construire le système de collecte des déchets, mais sa chaufferie urbaine est fonctionnelle. La SSQ, qui a reçu 5 millions $ en subventions d'Hydro-Québec pour développer la chaufferie, refuse de divulguer le coût total d'un tel équipement.
Les documents d'appels d'of-fres qui ont récemment été rendus publics n'excluent pas le recours à ces technologies, mais ils ne l'exigent pas non plus. La biomasse fait partie des suggestions au même titre que d'autres «sources d'énergie renouvelables» comme l'hydroélectricité et la géothermie. Quant au système de gestion souterrain des déchets, il n'est pas mentionné en tant que tel dans les documents.
Connecté aux résidences par un système de conduites, ce système de gestion des matières résiduelles permet de traiter les produits recyclables, les matières organiques et les déchets réguliers dans un système automatisé souterrain, ce qui permet de bannir les camions à ordures du quartier. Dans certains écoquartiers européens, on récupère même certains de ces déchets pour produire de l'énergie qui est redistribuée dans le secteur.
Quant à la chaufferie urbaine, c'est un dispositif autonome de production d'énergie qui permet d'enrayer les émissions de GES en exploitant par exemple la biomasse.
Ces technologies vertes ont souvent été mentionnées par la ville comme des caractéristiques de ses futurs écoquartiers. En entrevue avec Le Devoir en septembre 2010, le responsable du dossier, Charles Marceau, avait déclaré qu'il n'appartenait pas aux promoteurs mais à la ville de les financer. Il ne fallait pas, disait-il, accabler les investisseurs de dépenses si on souhaitait maintenir les logements des écoquartiers dans une fourchette de prix abordables.
Depuis, aucun financement n'a été prévu à cette fin par la ville, et lors de la présentation du dernier budget, plus tôt en décembre, le maire Régis Labeaume a dit qu'il voulait minimiser les dépenses publiques dans le projet d'écoquartiers. Hier, on n'a pas pu avoir d'autres commentaires de la ville à ce sujet, les bureaux étant fermés jusqu'au début janvier.
Malgré l'absence de ces deux systèmes, l'appel de propositions à l'intention des promoteurs prévoit toutes sortes d'incitatifs verts. Ainsi, les consortiums qui soumettent des offres obtiendront un pointage supérieur s'ils utilisent des matériaux écologiques ou s'ils réduisent la consommation d'énergie en isolant mieux les immeubles. On encourage aussi l'achat d'appareils à faible débit d'eau et le recours au recyclage sur le chantier.
Enfin, l'aménagement du quartier consiste en des rues plus étroites, l'interconnexion des allées pour piétons et cyclistes, un ratio d'une place de stationnement par logement et une densité minimale de 90 à 100 logements par hectare.
L'appel de propositions lancé en décembre ne concerne que la phase 1 du futur écoquartier d'Estimauville, soit 630 unités d'habitations sur un total de 2000. Les promoteurs ont jusqu'au 31 mars pour soumettre leurs propositions et on saura en juin qui a été choisi. Quant à l'écoquartier de Pointe-aux-Lièvres, le premier appel de propositions doit être lancé en février.
Les technologies de chaufferie et de gestion automatisée des déchets seront par ailleurs incluses dans le projet d'écoquartier privé de Cité verte que construit actuellement le bras immobilier de la compagnie d'assurances SSQ.
Le promoteur, qui est en avance de quelques années sur la ville, n'a pas commencé à construire le système de collecte des déchets, mais sa chaufferie urbaine est fonctionnelle. La SSQ, qui a reçu 5 millions $ en subventions d'Hydro-Québec pour développer la chaufferie, refuse de divulguer le coût total d'un tel équipement.
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