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Écoquartiers: la Ville de Québec revoit ses exigences à la baisse

Isabelle Porter   30 décembre 2011  Ville de Québec
Le premier appel de propositions pour l’écoquartier de Pointe-aux-Lièvres doit être lancé en février.<br />
Photo : Source: Ville de Québec
Le premier appel de propositions pour l’écoquartier de Pointe-aux-Lièvres doit être lancé en février.
Québec — Les systèmes de gestion souterraine des déchets et de chaufferie urbaine ne font pas partie des exigences de la ville de Québec pour la première phase de l'écoquartier d'Estimauville.

Les documents d'appels d'of-fres qui ont récemment été rendus publics n'excluent pas le recours à ces technologies, mais ils ne l'exigent pas non plus. La biomasse fait partie des suggestions au même titre que d'autres «sources d'énergie renouvelables» comme l'hydroélectricité et la géothermie. Quant au système de gestion souterrain des déchets, il n'est pas mentionné en tant que tel dans les documents.

Connecté aux résidences par un système de conduites, ce système de gestion des matières résiduelles permet de traiter les produits recyclables, les matières organiques et les déchets réguliers dans un système automatisé souterrain, ce qui permet de bannir les camions à ordures du quartier. Dans certains écoquartiers européens, on récupère même certains de ces déchets pour produire de l'énergie qui est redistribuée dans le secteur.

Quant à la chaufferie urbaine, c'est un dispositif autonome de production d'énergie qui permet d'enrayer les émissions de GES en exploitant par exemple la biomasse.

Ces technologies vertes ont souvent été mentionnées par la ville comme des caractéristiques de ses futurs écoquartiers. En entrevue avec Le Devoir en septembre 2010, le responsable du dossier, Charles Marceau, avait déclaré qu'il n'appartenait pas aux promoteurs mais à la ville de les financer. Il ne fallait pas, disait-il, accabler les investisseurs de dépenses si on souhaitait maintenir les logements des écoquartiers dans une fourchette de prix abordables.

Depuis, aucun financement n'a été prévu à cette fin par la ville, et lors de la présentation du dernier budget, plus tôt en décembre, le maire Régis Labeaume a dit qu'il voulait minimiser les dépenses publiques dans le projet d'écoquartiers. Hier, on n'a pas pu avoir d'autres commentaires de la ville à ce sujet, les bureaux étant fermés jusqu'au début janvier.

Malgré l'absence de ces deux systèmes, l'appel de propositions à l'intention des promoteurs prévoit toutes sortes d'incitatifs verts. Ainsi, les consortiums qui soumettent des offres obtiendront un pointage supérieur s'ils utilisent des matériaux écologiques ou s'ils réduisent la consommation d'énergie en isolant mieux les immeubles. On encourage aussi l'achat d'appareils à faible débit d'eau et le recours au recyclage sur le chantier.

Enfin, l'aménagement du quartier consiste en des rues plus étroites, l'interconnexion des allées pour piétons et cyclistes, un ratio d'une place de stationnement par logement et une densité minimale de 90 à 100 logements par hectare.

L'appel de propositions lancé en décembre ne concerne que la phase 1 du futur écoquartier d'Estimauville, soit 630 unités d'habitations sur un total de 2000. Les promoteurs ont jusqu'au 31 mars pour soumettre leurs propositions et on saura en juin qui a été choisi. Quant à l'écoquartier de Pointe-aux-Lièvres, le premier appel de propositions doit être lancé en février.

Les technologies de chaufferie et de gestion automatisée des déchets seront par ailleurs incluses dans le projet d'écoquartier privé de Cité verte que construit actuellement le bras immobilier de la compagnie d'assurances SSQ.

Le promoteur, qui est en avance de quelques années sur la ville, n'a pas commencé à construire le système de collecte des déchets, mais sa chaufferie urbaine est fonctionnelle. La SSQ, qui a reçu 5 millions $ en subventions d'Hydro-Québec pour développer la chaufferie, refuse de divulguer le coût total d'un tel équipement.
 
 
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  • M. Miclot - Inscrit
    30 décembre 2011 07 h 14
    comment on dit
    Un autre politique et des paroles en l'air ! Bullshit en bon français !!! Pas de limite à la démagogie surtout que les gens du village sont comblés par l'amphithéâtre à Péladeau. Quel bon maire qui enrichit les riches. Allez donc lire Péloquin sur les murs de l'opéra, même si ce N,est pas un projet du bon maire.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    30 décembre 2011 08 h 55
    Il faut payer pour l'amphithéâtre
    Oubliez les investissements novateurs, à moins qu'il s'agisse de spectacles.
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  • Michelle Sizelski - Inscrite
    30 décembre 2011 09 h 19
    5 millions en subvention?
    Et en quoi donc ce projet d'écoquartier la Cité verte est-il privé? N'importe quoi.
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  • André Michaud - Inscrit
    30 décembre 2011 09 h 50
    réalisme
    Si on exige la lune, les prix des loyers seront astronomiques, donc uniquement pour les riches.

    Qui est prêt à payer un loyer 3 fois plus cher pour être écolo, sinon les riches? Et est-ce que les riches veulent un condo écolo ou ne préfèrent-ils pas avoir leur propre maison cossue?

    Et si le constructeur se ramassait avec un éléphant blanc qui lui aura couté les yeux de la tête? Voila LA question pour les investisseurs..!!
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  • Fernand Trudel - Abonné
    30 décembre 2011 10 h 13
    L'illusion à son meilleur
    L'illusion à son meilleur...

    D'Estimauville a vu ouvrir un édifice fédéral de 750 fonctionnaires en plein milieu du terrain convoité pour en faire un éco quartier. Déjà avec les 125 places de stationnement accordé lors de la construction, c'était insuffisant et la ville a du ajouter 300 places de plus. En plus le terrain vague sert de parc-o-bus pour permettre aux usagers de ne pas entrer au centre-ville avec leur auto mais en autobus du RTC. Sur les jours de semaine le terrain de l'éco quartier est bondé d'autos stationnées. Comment tasser toute cette forêt de véhicules. Les solutions n'y sont pas...

    Dans les plans de la ville on est muet sur le déplacement de ces véhicules qui occupent toute la place et on y ajoute un espace de stationnement par logement. Par surcroît, on vient de démolir l'ancien Canadian Tire pour en faire la construction d'un autre édifice fédéral ou provincial. Où mettra t'on ces nouveaux arrivants. ILs ne viendront pas tous travailler en tramway, à pied ou en vélo comme dans la pensée magique des concepteurs des éco quartiers, Surtout quand dans la région les déplacements automobiles représentent 80% du volume et ne semblent pas diminuer avec la construction de plus en plus en périphérie.

    De plus, le projet de tramway devenu soudainement si cher au maire après l'avoir décrié en pleine campagne électorale comme une grosse folie, aura son terminus à cet endroit ce qui amènera certainement d'autres autos qui n'auront aucun espace de stationnement prévus.

    Les alternatives dans les environs sont nulles. Voilà pourquoi D'Estimauville est voué à l'échec et que l’illusion est à son meilleur...

    Quant à la Pointe aux Lièvres illustré dans cet article, il coûtera très cher en excavation étant le site de l'ancien incinérateur municipal.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    30 décembre 2011 10 h 16
    Dites-moi quel serait l'avantage...
    d'un système souterrain pour les déchets. À part un plus grand risque de panne, je ne vois pas.
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  • Roland Berger - Abonné
    30 décembre 2011 11 h 04
    Une nouvelle ère
    Il n'a pas lieu de s'inquiéter du sort des investisseurs. Nous savons tous maintenant que les gouvernements de tous les niveaux n'hésitent pas fouiller dans la poche de la classe moyenne pour leur assurer une pleine pérennité et un enrichissement constant. Une nouvelle ère !
    Roland Berger
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