Libre opinion - Où ont-ils appris à compter?
Si on se fie aux chiffres que la Ville veut bien nous donner, Québec aurait présentement une dette de 1,5 milliard de dollars. Sans tenir compte des investissements à venir en matière de transport (train à grande vitesse et tramway), notre bon maire, qui voit grand et ne lésine pas sur les dépenses — sauf pour les employés de la Ville et pour le respect de la démocratie, qu'il évalue strictement sur un plan comptable en diminuant le nombre d'élus —, notre maire, donc, envisage de commencer le remboursement de ce passif en 2014.
Mais pour 2012 seulement, sans nous dire où ira cet argent, on nous annonce des augmentations de taxes d'environ 3 % pour tenir compte de l'inflation. Or, pour ma part, de 2002 (l'année des fusions forcées) jusqu'en 2011, j'ai subi une augmentation de taxes de 70 % alors que pour la même période, l'inflation n'a été que de 19,6 % (vérification faite auprès d'un actuaire).
Comme si la situation était plus que normale, notre grand argentier Labeaume ne se prive pas pour piger dans la p'tite caisse de la Ville qu'il doit gérer en bon père de famille, comme tout bon fiduciaire. Est-il besoin de rappeler que ce fonds est constitué par les contributions obligatoires (les taxes et frais de gestion) des citoyens pour répondre à leurs propres besoins, «des besoins non seulement utiles, mais également nécessaires»!
Ainsi, notre maire se permet-il de nous endetter de 200 millions afin de financer un Colisée pour servir le secteur privé. Incapable de se retenir, il pige à deux mains dans la même p'tite caisse pour y soustraire 5 millions afin de financer une partie de l'agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec. Généreux comme pas un avec l'avoir des autres, il se permet même de donner 1 million de «notre argent» pour la création d'un institut devant servir à l'avancement de la culture philanthropique.
Qui plus est, non satisfait d'une étude déjà faite par l'Université Laval, l'École nationale d'administration publique et à laquelle ont participé bon nombre de fonctionnaires de la Ville, il voit même à donner 70 000 $, «sans appel d'offres» à un consultant en éthique pour refaire la même étude sur l'éthique. Or, toutes ces dépenses sont incompatibles, voire illégales, avec la législation actuelle en matière municipale et, faut-il le rappeler, «nul n'est censé ignorer la loi».
Où notre maire et son équipe flamboyante ont-ils appris à compter? Qui va réussir à leur faire comprendre qu'ils gèrent l'argent d'autrui, argent qui ne leur appartient pas, et qu'ils doivent se conformer aux lois municipales? On ne peut certainement pas compter sur notre premier ministre provincial et son gouvernement, ces hommes et ces femmes qu'il tient en laisse avec la ligne tortueuse du parti, puisqu'eux aussi ont, semble-t-il, séché les cours de calcul arithmétique élémentaire au primaire.
Sur qui alors pouvons-nous compter pour mettre fin à cette tragédie financière qui nous conduit directement à la faillite? Vu ces dernières incartades illégales et grossières de notre maire et de son équipe, messieurs Denis de Belleval et Alain Miville de Chêne devraient-ils amender leur requête en conséquence ou devons-nous nous attendre à ce que les «béni-oui-oui» de l'Assemblée nationale interviennent pour lui faire une nouvelle loi 204 sur mesure, et encore une fois sauver la mise en privant tout citoyen du droit de poursuivre tout responsable de ces abus de pouvoir illégaux?
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Jacques Villeneuve - Sainte-Foy
Mais pour 2012 seulement, sans nous dire où ira cet argent, on nous annonce des augmentations de taxes d'environ 3 % pour tenir compte de l'inflation. Or, pour ma part, de 2002 (l'année des fusions forcées) jusqu'en 2011, j'ai subi une augmentation de taxes de 70 % alors que pour la même période, l'inflation n'a été que de 19,6 % (vérification faite auprès d'un actuaire).
Comme si la situation était plus que normale, notre grand argentier Labeaume ne se prive pas pour piger dans la p'tite caisse de la Ville qu'il doit gérer en bon père de famille, comme tout bon fiduciaire. Est-il besoin de rappeler que ce fonds est constitué par les contributions obligatoires (les taxes et frais de gestion) des citoyens pour répondre à leurs propres besoins, «des besoins non seulement utiles, mais également nécessaires»!
Ainsi, notre maire se permet-il de nous endetter de 200 millions afin de financer un Colisée pour servir le secteur privé. Incapable de se retenir, il pige à deux mains dans la même p'tite caisse pour y soustraire 5 millions afin de financer une partie de l'agrandissement du Musée national des beaux-arts du Québec. Généreux comme pas un avec l'avoir des autres, il se permet même de donner 1 million de «notre argent» pour la création d'un institut devant servir à l'avancement de la culture philanthropique.
Qui plus est, non satisfait d'une étude déjà faite par l'Université Laval, l'École nationale d'administration publique et à laquelle ont participé bon nombre de fonctionnaires de la Ville, il voit même à donner 70 000 $, «sans appel d'offres» à un consultant en éthique pour refaire la même étude sur l'éthique. Or, toutes ces dépenses sont incompatibles, voire illégales, avec la législation actuelle en matière municipale et, faut-il le rappeler, «nul n'est censé ignorer la loi».
Où notre maire et son équipe flamboyante ont-ils appris à compter? Qui va réussir à leur faire comprendre qu'ils gèrent l'argent d'autrui, argent qui ne leur appartient pas, et qu'ils doivent se conformer aux lois municipales? On ne peut certainement pas compter sur notre premier ministre provincial et son gouvernement, ces hommes et ces femmes qu'il tient en laisse avec la ligne tortueuse du parti, puisqu'eux aussi ont, semble-t-il, séché les cours de calcul arithmétique élémentaire au primaire.
Sur qui alors pouvons-nous compter pour mettre fin à cette tragédie financière qui nous conduit directement à la faillite? Vu ces dernières incartades illégales et grossières de notre maire et de son équipe, messieurs Denis de Belleval et Alain Miville de Chêne devraient-ils amender leur requête en conséquence ou devons-nous nous attendre à ce que les «béni-oui-oui» de l'Assemblée nationale interviennent pour lui faire une nouvelle loi 204 sur mesure, et encore une fois sauver la mise en privant tout citoyen du droit de poursuivre tout responsable de ces abus de pouvoir illégaux?
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Jacques Villeneuve - Sainte-Foy
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