Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Malgré l'ultimatum, les indignés de Québec refusent de quitter

    3 novembre 2011 16h23 |La Presse canadienne | Ville de Québec
    Lors d’une assemblée tenue dans un abri de fortune sur la place de l’Université-du-Québec, les occupants ont massivement choisi de défier le maire et de demeurer sur place.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Lors d’une assemblée tenue dans un abri de fortune sur la place de l’Université-du-Québec, les occupants ont massivement choisi de défier le maire et de demeurer sur place.
    Québec — Les quelques dizaines d’«indignés» de Québec n’ont pas l’intention de plier bagages malgré l’ultimatum lancé aujourd'hui par le maire Régis Labeaume.

    Lors d’une assemblée tenue dans un abri de fortune sur la place de l’Université-du-Québec, les occupants ont massivement choisi de défier le maire et de demeurer sur place.

    «À l’unanimité, on a décidé de rester ici parce que nous faisons partie d’un mouvement extraordinaire qui s’étend partout à travers le monde», a indiqué aux médias l’un des militants, Benjamin Cliche.

    «Ici, c’est un lieu où des citoyens du monde, cultivés, qui travaillent et qui ont des familles, viennent exprimer leur indignation face au système actuel», a-t-il ajouté.

    Le maire Labeaume a accordé quelques heures ce matin aux «indignés» pour qu’ils retirent la quarantaine de tentes montées sur les lieux, à défaut de quoi les services de police et d’incendie seront appelés à intervenir.

    Pour justifier l’expulsion, l’administration municipale a invoqué des raisons de sécurité, notamment en regard des risques d’incendie reliés aux foyers à ciel ouvert, aux rallonges électriques et aux bonbonnes de propane installées ici et là.

    Un début d’incendie mardi matin dans l’une des tentes installées sur place pourrait expliquer la volte-face du maire qui s’était pourtant jusqu’ici montré sympathique aux manifestants.

    Déterminés à poursuivre leur occupation, les «indignés» se disent néanmoins prêts à revoir l’aménagement du site de façon à accroître la sécurité des lieux.

    «On ne veut pas qu’il y ait de feu, tout le monde veut assurer sa sécurité. On dit à la Ville et aux pompiers: venez et dites-nous si c’est sécuritaire et si ça ne l’est pas, on va tout changer» ce qui fait défaut, a dit Benjamin Cliche.

    La Ville de Québec doit déterminer en début de soirée la suite à donner aux événements.

    Selon le porte-parole Jacques Perron, les occupants ont eu amplement l’occasion ces 15 derniers jours de faire entendre leur message. «On ne veut pas les empêcher de protester, bien au contraire, on partage en partie leurs doléances. Ils peuvent manifester mais on leur dit de cesser d’occuper le site de façon permanente», a-t-il fait valoir.

    M. Perron est resté discret sur les mesures qu’entendent prendre les autorités maintenant que les militants ont choisi de poursuivre leur occupation. Pour l’instant, la manière forte semble exclue.

    «On ne veut pas en faire des martyres, on ne va pas "varger" dedans. On souhaite qu’ils comprennent notre position», a dit le porte-parole.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel