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Retrait du projet de loi 204 - Quebecor et Régis Labeaume sont «déçus», mais n'abandonnent pas

Denis de Belleval remet désormais en question sa contestation judiciaire

«On ne jette pas l’éponge et on va continuer notre travail de façon acharnée», a dit le maire Régis Labeaume, hier.<br />
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
«On ne jette pas l’éponge et on va continuer notre travail de façon acharnée», a dit le maire Régis Labeaume, hier.
Québec — Le maire de Québec, Régis Labeaume, et son partenaire Quebecor se sont dits très déçus de l'abandon du projet de loi 204 hier, mais ils n'entendent pas abandonner leur projet pour autant.

Dans un communiqué diffusé en fin de journée, Quebecor Media s'est dite «profondément déçue» de ne pas voir le Parlement sécuriser l'entente la liant avec la Ville de Québec. L'entreprise avance même qu'«en l'absence de cette sécurité juridique», «les conditions optimales pour assurer le retour d'une équipe de hockey de la Ligue nationale à Québec ne sont plus réunies».

Néanmoins, elle ne semble pas remettre en question ses projets à Québec et dit vouloir poursuivre «les négociations avec la Ville de Québec en vue de conclure des ententes contractuelles finales».

À l'hôtel de ville, le maire Régis Labeaume a tenu un discours similaire. «Nous sommes évidemment déçus de la tournure des événements. Manifestement, certains ont décidé de stopper l'élan de la Ville de Québec. Cependant, on ne jette pas l'éponge et on va continuer notre travail de façon acharnée. On se retrouve à l'automne», a déclaré le maire Labeaume lors d'une allocution minimale de quelques secondes à peine, avant de partir sans répondre aux questions des journalistes.

Possible volte-face de Belleval

La contestation judiciaire de Denis de Belleval évoquée par Québec pour réclamer la protection du projet de loi pourrait par ailleurs ne plus constituer une menace puisque le principal intéressé remet désormais en question sa démarche. «Il y a un armistice qui est signé. On va voir de notre côté si on ne devrait pas aussi faire un geste», a déclaré l'ex-directeur de la Ville de Québec après avoir appris que Jean Charest reculait dans le dossier hier.

Tout en invitant tout le monde à prendre l'été pour réfléchir, M. de Belleval a dit qu'il n'était pas certain de vouloir poursuivre sa requête en nullité contre l'entente de peur d'avoir à tout reprendre à l'automne lorsque l'Assemblée nationale se saisira à nouveau du dossier.

Tout en saluant la décision du premier ministre, il a suggéré hier que le gouvernement prenne en charge la construction de l'amphithéâtre à la place de la Ville de Québec qui, selon, lui, outrepasse, ses compétences.

Sur l'avenir de ce dossier, Jean Charest s'est contenté de dire hier qu'il souhaitait combler les «zones grises» de la législation actuelle concernant les municipalités. Il rejoignait ainsi le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, qui a déjà fait des remarques en ce sens ces derniers jours en suggérant que d'autres villes que Québec pourraient avoir besoin d'un cadre juridique pour négocier des ententes avec le privé pour construire des amphithéâtres entraînant, non pas des dépenses, mais des revenus.

Des libéraux, dont le député de Montmorency Raymond Bernier, ont en outre souligné en commission parlementaire, ces derniers jours, que le projet d'amphithéâtre n'était pas indissociable de l'entente avec Quebecor et de la venue d'une équipe de hockey.

Le premier ministre s'est d'ailleurs fait avare de commentaires à ce propos hier. «L'entente de gestion, M. Labeaume et son partenaire détermineront ce qu'ils veulent en faire. Nous, on va procéder dans l'ordre.»
«On ne jette pas l’éponge et on va continuer notre travail de façon acharnée», a dit le maire Régis Labeaume, hier.<br />
Quebecor Media s’est dite «profondément déçue» de ne pas voir le Parlement sécuriser l’entente la liant avec la Ville de Québec.<br />
 
 
 
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    8 juin 2011 08 h 31
    Le chat sort du sac
    Leur entente n'a jamais été menacée.
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  •  
  • Michel Rochette - Inscrit
    8 juin 2011 09 h 04
    EN PPP, l'amphitéâtre de Québec!
    Tout ce débat et ces entourloupettes juridiques sont un vrai vaudeville. M. Labaume essaie de faire par la porte d'en arrière ce qu'il aurait dû faire par la porte d'en avant.

    Au lieu de jouer à la cachette avec Québécor, il aurait dû mettre ce projet clairement en PPP, où les risques auraient été clairement délimités entre le public et le privé. Ici, on a l'impression que Québécor ne prend pas trop de risques là-dedans et que le public en assume la majorité.

    M. Labaume, étant un ancien business man, doit bien le comprendre et son but de nous en passer une petite vite à la business man ou comme le ferait un bon vendeur d'assurance soulève de nombreuses interrogations. Merci M. de Belleval de vous être mis de l'avant dans ce dossier au lieu de jouer aux cartes comme le feraient bien de vos concitoyens à la retraite qui regardent le train passer sans rien dire. Vos études à la London School of Economics valent bien les expériences de business man de M. Labaume.

    Finalement, il y a beaucoup d'inconhérence sur toutes ces questions au Québec. Comment se fait-il que les hôpitaux de Montréal soient construits en PPP de même que la nouvelle Maison de l'OSM le nouveau pont de la 25 mais que ce procédé ne pourrait s'appliquer à l'amphitéâtre de Québec? Y aurait-il trop de risques que le privé ne serait pas prêt à prendre et que M. Labaume veut nous faire avaler comme une petite vite?

    Espérons que la cohérence recherchée par M. Charest, en repoussant ce dossier à plus tard, permettra de voir plus clair dans ce dossier, devenu loufoque à l'image de M. Labaume. Un vrai clown d'estrade!
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  • André Michaud - Inscrit
    8 juin 2011 09 h 09
    Déception et réjouissances
    L'immense majorité de mes concitoyens à Québec sont déçus de voir les politiciens faire de la petite politique en se servant du dossier de l'amphithéâtre sans se demander si ils mettent en danger le projet du retour d'une équipe de la LNH...Nous appuyons MASSIVEMENT notre maire!

    Cependant certains montréalais jaloux et frustrés d'avoir un maire moumoune, et ceux qui détestent le hockey et M.Péladeau doivent se réjouir...

    Pourtant on sait tous que M.Péladeau avait la meilleure offre...et qu'il est celui qui pourra le mieux administrer l'amphithéâtre.
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  • Pierre-S Lefebvre - Inscrit
    9 juin 2011 13 h 03
    Le bulldozer est stoppé
    Péladeau et Labeaume ont forcé le jeu. Toutefois, les contribuables ne sont pas stupides. Labeaume une fois parti du siège de maire les taxes exorbitantes arrivent. Lors des Olympiques de Vancouver les citoyens se sont fait dire que les infrastructures du village olympique ne coûteraient aucune augmentation de taxes. Aujourd'hui ils font face à une facture de $800 millions. Les politiciens passent mais les taxes restent.
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