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Projet de loi sur l'amphithéâtre - Marois a péché par populisme, selon Belleval

Denis de Belleval estime que le populisme est «le cancer qui ravage le Parti québécois».<br />
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
Denis de Belleval estime que le populisme est «le cancer qui ravage le Parti québécois».
Québec — Selon Denis de Belleval, Pauline Marois et son entourage ont péché par populisme dans le dossier de l'amphithéâtre en essayant de copier la «recette» du maire Régis Labeaume.

«Ces gens-là ont pensé qu'en se servant de la recette du maire, ce serait parfait pour eux. M. Labeaume est devenu leur modèle», a lancé cet opposant bien connu du projet de loi 204 qui a également été ministre péquiste sous René Lévesque.

Or, pour le PQ comme pour le Bloc québécois, ça ne marche pas dit-il, parce qu'ils sont comme des «produits sans nom comme on en trouve à l'épicerie» et que «les gens préfèrent la marque originale».

À son avis, le populisme est «le cancer qui ravage le Parti québécois», et Mme Marois et «sa garde» n'ont pas écouté les mises en garde des «vieux militants du PQ». «Ils pensent que l'approche populiste, c'est ça qu'il faut faire pour gagner les élections», dit-il.

Pendant ce temps à l'Hôtel de Ville de Québec, les démissions suscitent un certain malaise. Contrairement à son habitude, le maire Régis Labeaume s'est refusé à tout commentaire hier et a évité les journalistes avant la séance du conseil municipal. Les élus de l'opposition qui ont critiqué le projet de loi en commission parlementaire n'étaient guère plus bavards. «Je n'ai pas envie de me prononcer là-dessus», a dit la conseillère Anne Guérette avant de reconnaître que c'était «rassurant» de savoir que d'autres pensaient comme elle dans ce dossier.

Quant à la députée péquiste qui parraine le controversé projet de loi, Agnès Maltais, elle a maintenu qu'il fallait écouter la population de la région de Québec. «Les gens de Québec savent ce qu'ils font, ils veulent cette entente, ils veulent le gestionnaire qui est là [Quebecor], ils font confiance en leur ville, en leur maire. [...] L'appui des gens de Québec est massif», a-t-elle dit avant d'assister à la dernière séance de travail de la Commission de l'aménagement du territoire chargée d'étudier le projet de 204.

Comme Amir Khadir ne participait pas à l'exercice hier et qu'aucun député ne s'est opposé à ce que le projet de loi franchisse cette étape, le processus se poursuit. Le gouvernement a l'intention aujourd'hui d'appeler le projet de loi pour le vote; la mise aux voix pourrait donc se faire demain, a-t-on indiqué au cabinet du ministre Lessard. L'unanimité des députés est nécessaire pour la tenue de ce vote.

La FQM dénonce un contexte malsain

Hier, le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Bernard Généreux, s'est joint au camp des critiques du projet 204 et a vertement dénoncé le «contexte malsain» dans lequel il est étudié. «Je comprends la position des députés démissionnaires et je comprends la position de députés qui ne démissionneront pas, mais qui sont aussi malheureux de la situation», a dit le président de cette fédération qui représente plus de 1000 municipalités et MRC.

«Non seulement on autorise tout, mais on interdit les droits de recours», a déploré Bernard Généreux. Un an seulement après l'adoption de nouvelles règles d'octroi des contrats municipaux et de règles visant la transparence et l'éthique, «à la première occasion venue, on règle ça entre nous», a-t-il souligné. «C'est quoi le signal qu'on est en train de donner?»

«Il y a l'idée du deux poids, deux mesures. Une grosse faille, ça se corrige par un "bill" privé, une faille normale se corrige par une sanction», a fait valoir M. Généreux.

Interrogé à propos de la sortie de M. Généreux, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a fait valoir que les nouvelles règles sur l'octroi des contrats et le projet de loi 204 étaient deux dossiers différents. «On voulait se mettre à l'abri de la malversation et de la collusion», a-t-il dit à propos des règles votées l'an dernier. «Dans le cas qui nous concerne, s'il y en avait eu, il n'y a personne qui ne pourrait pas se faire attaquer là-dessus. Donc si le maire, si quelqu'un dans son organisation, avait fait de la collusion ou de la malversation, peu importe la loi qu'on passe, il sera attaquable sur cette base-là.»
 
 
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  • François Ricard - Abonné
    7 juin 2011 06 h 45
    La démocratie est en crise
    N'en déplaise à M. de Belleval, il y a plus que du populisme électoraliste en cause. C'est un symptôme certain que notre démocratie est malade.
    Les démissionnaires ont, à plusieurs reprises, fait référence aux maux qui affligent notre démocratie. Ils ont raison.
    D’aucuns invoquent l’approche disciplinée, le respect de la ligne de parti. Et l’on cite en exemple le PLQ où tous les discours n’ont qu’une seule voix: Charest. Les autres ne font que répéter ses propos. Mais c’est là une attitude hautement antidémocratique.
    Un élément essentiel de la démocratie est le débat. Autrement, c’est de la dictature. D’ailleurs avec le parlementarisme à la britannique, c’est exactement ce que nous avons, une dictature. Pendant 5 ans, le premier ministre, à cause de la ligne de parti, est roi et maître du gouvernement.
    Nous nous devons de bonifier notre système démocratique. Si nous croyons véritablement en la démocratie, nous n’avons pas le choix. C’est devenu une nécessité.
    Donnons-nous une constitution qui établit une nette distinction des pouvoirs : législatif, exécutif et judiciaire.
    Élisons notre président, ou chef de l’état, au suffrage universel.
    Permettons à nos députés de voter selon leur conscience et selon les besoins de leurs commettants.
    Revoyons le financement des partis politiques afin qu’ils demeurent la propriété de la population et non des machines au service des riches.
    Donnons-nous un système électoral (à deux tours, ou une proportionnelle, ou une combinaison des deux) qui permettra d’avoir une députation vraiment représentative de toute la population.
    Il y a bien longtemps, le PQ voulait faire toutes ces choses. Aujourd’hui……
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    7 juin 2011 08 h 55
    Québec Inc. version putain
    Tout cela a commencé avec le projet de Loi permettant l'achat de wagons de métro de Bombardier-Alstom en interdisant la concurrence. Mais ce petit jeu protectionniste, c'est de la collusion! L'ineffable ministre Lessard fait de la casuistique quand il tente d'établir une différence. Car collusion il y a, à grande échelle. Le copinage Québecor-Caisse de dépôt-Gouvernement, l'AMF sourde et aveugle, le tango Labeaume-LNH-Péladeau, la valse à trois temps des grands contracteurs et des grands fournisseurs informatiques, la valse à mille temps des constructeurs de toutes les MRC du Québec. Voyez toutes ces belles entreprises de chez nous qui dansent en rond et s'enrichissent aux frais de notre société en excluant nommément les méchants entrepreneurs ontariens, terre-neuviens, américains ou européens. Et nous en payons le prix, allègrement! Est-ce cela, l'aliénation?
    Je maintiens depuis toujours que la tenue d'une commission d'enquête publique ne servirait à rien. C'est le gouvernement et l'opposition qu'il faut mettre à la porte, pour les remplacer par des députés plus jeunes, moins souples, qui ont encore en mémoire les quelques principes éthiques qu'on leur a enseignés (si enseignement il y a). Nous avons besoin d'une nouvelle révolution tranquille, qui balayerait au passage le tas d'encroûtés de ma génération (eh oui, je fais partie du lot), comme ont été mis au rancart il y a cinquante ans les clergés laïcs et séculiers. Allez les jeunes! Prenez le pouvoir, bon sang!
    Et il faudrait, enfin, que nos professeurs de science politique se penchent à nouveau sur les mécanismes d'ancrage de la grande bourgeoisie. Un citoyen averti en vaut deux.
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  • Francois - Inscrit
    7 juin 2011 08 h 57
    On nous enlève le droit à la démocratie
    On nous enlève le droit à la démocratie en nous prenant par nos passions. Autrement on vous donne ce vous aimez et en échange on vous enlève le droit à la démocratie. C'est cela la politique de Charest et ses amis Labeaume et Péladeau. Ces personnages sont une menace à notre démocratie et il devrait être juger pour cela. Mais tout le monde dans le milieux juridique ferme les yeux.
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  • Francois - Inscrit
    7 juin 2011 09 h 09
    M. Charest fait semblant de régler les litiges
    Plus ça change plus c'est pareil. M. Charest fait semblant de faire son travail celle de protéger la démocratie et interdire la malversation. Il est encore possible de contourner la loi avec l'accord du gouvernement qui cherche par tout les moyens de se faire réélire au prochaine élection. C'est répugnant le monde politique aujourd'hui. Le pouvoir à tout prix.
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    7 juin 2011 09 h 22
    Les gens de Québec vs les gens du Québec
    Ca fait plusieurs fois que les gens de la ville de Québec vont à l'encontre du reste de la province. Croient-ils vraiment pouvoir se tirer d'affaire tout seul sans les autres ? Mauvais calcul à mon avis...

    Serge Grenier
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  • Serge Bouchard - Abonné
    7 juin 2011 10 h 12
    M. Stéphane Bédard en entrevue ce matin
    Fallait écouter M. Stéphane Bédard ce matin à CHRL Roberval pour comprendre que le populisme-clientèlisme est le virage présentement négocié par le PQ. Assez des goupuscules intellectuels, il faut donner au peuple ce qu'il veut, voilà la nouvelle façon pour M. Bédard: dénigrer les musées, les intellectuels, les groupes de citoyens. Écoutez cette entrevue, ça vaut la peine. Un peu plus et c'est « toué, tais-toué !»
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  • propusto - Inscrit
    7 juin 2011 10 h 28
    Amusons le petit peuple.
    Amusons le petit peuple avec une équipe de hockey pendant que les «grands» de ce monde s'occupent des vraies affaires à leur profit.

    En tout cas le but d'Alain Côté était bon, ok là?

    Et si vous ne nous redonnez pas notre équipe de hockey, on va voter Non au prochain Référendum... c'tu clair çà?

    Quel grand peuple nous formons... nous on sait où sont les vraies priorités!

    Michel Gagnon
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  • J-F Simard - Inscrit
    7 juin 2011 11 h 01
    Ne faut pas s'étonner que personne veut s'investir au Québec
    Denis de Belleval qui a dû un moment donné se sentir seul dans ce débat. On a encore des gens de conviction au Québec. Le vent tourne maintenant de son côté. Il faut quand même qu'il admettre les faits: la population de Québec et l'Est du QC veulent ce nouveau colisée et celui en place date de 1932. Une ville comme Québec a besoin de cette infrastructure et le gouvernement doit s'impliquer. Nous ne sommes pas obligés de verser 200 millions de dollars mais on auraît pu garantir un prêt sans intérêt pour X période de temps avecla CDPQ et forcer le gestionnaire à la rentabilité. On garde encore le vieux modus opperendi: le gouvernement et le politique règlent tous les problèmes et prennent toutes les décisions.

    La classe moyenne reste le cochon à bout de sang à saigner davantage.
    Je trouve le débat tellement ridicule. Pendant ce temps, Winnipeg aura une équipe en septembre prochain.

    Il serait possible de faire des montages financiers pour que cela fonctionne à QC. Il y a un manque d'idées et d'entrepreneurship. On opte pour la solution facile: quemander le gouvernement. Pourquoi on ne s'inspirerait pas de Winnipeg et la société qui a géré l'affaire (True North). Québec (754K) est plus importante que Winnipeg (633K).

    Québécor prend trop de place. On devrait faire de la place à d'autres partenaires québécois comme: RONA, Rotisseries St-Hubert, Desjardins, Banque Nationale, Banque Laurentienne, Air Transat, Agropur, Saputo, Coop Fédérée, Métro, CGI, Couche Tard, Jean Coutu, Cage au Sport, Industrielle Alliance, etc.

    Pourquoi pas vendre le plancher à des magasins au lieu de le louer l'espace aux mêmes intéressés au nouveau colisée?
    Pourquoi Loto Québec n'installe pas un petit casino? Pourquoi le Cirque du Soleil n'a pas une part du projet en échange de garanties pour son cirque.

    On vit dans un état surpondéré de fonctionnaires qui s'enfarge dans les fleurs du tapis et la procédurite aigu. Il ne faut pas s'
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  • alen - Inscrit
    7 juin 2011 15 h 32
    Labeaume, un homme marqué et affaibli
    Tranquillement, au cours des derniers mois, le maire Labeaume, avec son <bouldozage>, a fait battre la ministre Josée Verner à Québec, ses collègues députés conservateurs, entraîné la démission des députés péquistes Lapointe, Beaudoin, Curzi et Aussant, fait contester le leadership de la chef du PQ, Pauline Marois, fait éclater son parti et poussé le premier ministre Jean Charest dans ses derniers retranchements face à son propre caucus. Un massacre sans précédent au Québec jusqu'à maintenant.

    Or, les politiciens ont de la mémoire et pardonnent peu. Parions que peu d'entre eux ne se laisseront approcher par le maire dans l'avenir. L'homme est tout simplement trop dangereux! Il a utilisé tout son capital de sympatie.

    L'homme sest désormais marqué et affaibli.
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