«L'amphithéâtre, j'en ai plein le casque», peste Labeaume
Québec — «L'amphithéâtre, j'en ai plein le casque», a lancé Régis Labeaume lorsque des journalistes l'ont interrogé hier. Ces derniers voulaient savoir si le maire de Québec allait rendre publiques toutes les offres de gestion du futur Colisée qui auraient été déposées par d'autres entreprises que Quebecor, avant la conclusion de l'entente avec cette dernière en février. Plus tôt, le député de Québec solidaire, Amir Khadir, avait soutenu que, sans la possibilité de comparer toutes les offres, il serait impossible de déterminer s'il y a eu ou non du «favoritisme» dans l'octroi de ce contrat de gestion.
Exaspéré, M. Labeaume a rétorqué: «Jeudi prochain, il y aura une commission parlementaire, on verra ça là. J'en ai assez de l'amphithéâtre pour cette semaine. Je suis tanné, ça ne m'intéresse même pas de lui répondre. Il dira ce qu'il voudra, c'est assez pour cette semaine. L'amphithéâtre, j'en ai plein le casque.» C'est le projet de loi privé 204, déposé jeudi, qui sera étudié en commission parlementaire à la fin de la semaine prochaine. Il vise à «assurer la sécurité juridique» de l'entente Labeaume-Quebecor dont les détails restent à être négociés d'ici le 7 septembre.
Hier, Amir Khadir s'est montré on ne peut plus clair sur ses intentions à l'égard de ce projet de loi, répétant qu'il allait «le bloquer». À ses yeux, ce projet de loi, en régularisant une entente qui enfreint la Loi sur les cités et villes, vient «contredire» tout ce qui s'est fait depuis un an et demi pour rendre l'octroi de contrats plus transparent dans le monde municipal. À ses yeux, «ce passe-droit» vient enlever toute «crédibilité» aux élus.
«Comment on va faire par la suite pour refuser [au maire Gilles] Vaillancourt [de Laval] de venir valider les 40 % [...] de zones humides qu'il a "scrapées" pour les donner à un promoteur ami de son parti?» À ses yeux, «ce qui servirait les intérêts du Québec serait qu'on arrête tout ça là, qu'on demande à M. Labeaume de refaire son travail comme il faut, en obéissant à la loi».
Reste que le gouvernement a dans sa poche plusieurs autres manières d'«assurer la sécurité juridique» de l'entente Labeaume-Quebecor. Il pourrait inclure le contenu du projet de loi 204 dans une loi omnibus ou peut-être même imposer un bâillon après la fin de la session, selon les conjectures les plus courantes dans les couloirs du parlement depuis quelques jours. Malgré cela, M. Khadir se félicite d'avoir obtenu que «le débat devienne plus large» et conclut même qu'il a «gagné sur toute la ligne» dans la joute qui s'est déroulée cette semaine.
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Avec la collaboration d'Isabelle Porter
Exaspéré, M. Labeaume a rétorqué: «Jeudi prochain, il y aura une commission parlementaire, on verra ça là. J'en ai assez de l'amphithéâtre pour cette semaine. Je suis tanné, ça ne m'intéresse même pas de lui répondre. Il dira ce qu'il voudra, c'est assez pour cette semaine. L'amphithéâtre, j'en ai plein le casque.» C'est le projet de loi privé 204, déposé jeudi, qui sera étudié en commission parlementaire à la fin de la semaine prochaine. Il vise à «assurer la sécurité juridique» de l'entente Labeaume-Quebecor dont les détails restent à être négociés d'ici le 7 septembre.
Hier, Amir Khadir s'est montré on ne peut plus clair sur ses intentions à l'égard de ce projet de loi, répétant qu'il allait «le bloquer». À ses yeux, ce projet de loi, en régularisant une entente qui enfreint la Loi sur les cités et villes, vient «contredire» tout ce qui s'est fait depuis un an et demi pour rendre l'octroi de contrats plus transparent dans le monde municipal. À ses yeux, «ce passe-droit» vient enlever toute «crédibilité» aux élus.
«Comment on va faire par la suite pour refuser [au maire Gilles] Vaillancourt [de Laval] de venir valider les 40 % [...] de zones humides qu'il a "scrapées" pour les donner à un promoteur ami de son parti?» À ses yeux, «ce qui servirait les intérêts du Québec serait qu'on arrête tout ça là, qu'on demande à M. Labeaume de refaire son travail comme il faut, en obéissant à la loi».
Reste que le gouvernement a dans sa poche plusieurs autres manières d'«assurer la sécurité juridique» de l'entente Labeaume-Quebecor. Il pourrait inclure le contenu du projet de loi 204 dans une loi omnibus ou peut-être même imposer un bâillon après la fin de la session, selon les conjectures les plus courantes dans les couloirs du parlement depuis quelques jours. Malgré cela, M. Khadir se félicite d'avoir obtenu que «le débat devienne plus large» et conclut même qu'il a «gagné sur toute la ligne» dans la joute qui s'est déroulée cette semaine.
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Avec la collaboration d'Isabelle Porter
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