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    Labeaume passe la rondelle à Quebecor

    Pierre Karl Péladeau exploitera l'amphithéâtre, mais la Ville reste propriétaire

    Le maire de Québec, Régis Labeaume, serre la main de Pierre Karl Péladeau, le patron de Quebecor. <br />
    Photo: Agence Reuters Mathieu Belanger Le maire de Québec, Régis Labeaume, serre la main de Pierre Karl Péladeau, le patron de Quebecor.
    Québec — La Ville de Québec a finalement choisi le groupe Quebecor pour exploiter son amphithéâtre. Le géant des médias est toujours résolu à attirer une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH), mais il s'est quand même engagé à gérer l'équipement advenant l'échec de ce projet.

    «À partir de maintenant, je vous passe la rondelle», a lancé le maire Régis Labeaume à Pierre Karl Péladeau lors d'une conférence de presse à l'hôtel de ville. Le maire avait promis de livrer l'amphithéâtre; c'est maintenant au tour de M. Péladeau de porter sur ses épaules le rêve du retour de la LNH.

    Hier, l'homme d'affaires a pris énormément de précautions pour qualifier ses pourparlers avec le commissaire de la Ligue, Gary Bettman. Il s'agira de «continuer à convaincre», voire de «poursuivre le développement des relations de confiance» avec lui. Pierre Karl Péladeau dit avoir le projet «personnellement à coeur» et ajoute qu'il «compte mettre toute son énergie à le réaliser».

    Malgré tout, Quebecor s'est engagée à exploiter l'amphithéâtre avec ou sans LNH. Financé presque en totalité par le gouvernement du Québec et la Ville, l'amphithéâtre de 400 millions demeurera un «bien public» dont la Ville restera propriétaire. Quebecor, de son côté, offre une contribution de plusieurs dizaines de millions mais sera, en retour, exemptée de taxes municipales pour toute la durée de l'entente de 25 ans.

    Cela dit, M. Péladeau sera beaucoup moins généreux advenant l'échec du projet de hockey. Avec la LNH, son entreprise paiera 63,5 millions pour le contrôle du nom de l'équipement. À cela s'ajoutent un loyer de 5 millions et le versement de 10 % de ses bénéfices. Toutefois, s'il n'y a pas d'équipe, la contribution baissera à 33 millions et le loyer, à 3,15 millions (en revanche, la part des bénéfices passe à 15 %).

    Qui plus est, dans le scénario «sans équipe», l'entreprise s'est protégée contre d'éventuels déficits, lesquels seraient comblés à même le loyer payé à la Ville. Une compensation nécessaire, selon le maire Labeaume, parce que «gérer un amphithéâtre sans équipe de hockey est généralement moins profitable».

    M. Péladeau affirme que le négociateur de la Ville (le président de la compagnie d'assurances Industrielle Alliance, Yvon Charest) est «allé chercher jusqu'à la dernière cenne» en mettant dans la course «de gros joueurs avec des poches profondes».

    Qui sont-ils? On n'a pas voulu nous le dire, si ce n'est que Power Corporation n'en fait pas partie.

    L'administration Labeaume dit avoir choisi Quebecor pour sa détermination à attirer une équipe de hockey et parce qu'elle a fait en sorte que le risque financier soit «nul» pour les contribuables. L'entente, plaide le maire, va permettre à la Ville de rembourser une grande partie des 187 millions qu'elle investit dans la construction: le scénario «sans équipe» fait baisser sa mise à 57 millions et l'autre ouvre même la porte à des bénéfices annuels de 12 millions. D'emblée, le groupe J'ai ma place, qui vend des sièges, est convaincu de pouvoir augmenter sa part dans la construction, qui s'approche des 15 millions.

    La Ville a aussi exigé de l'entreprise qu'elle laisse une place aux activités de l'équipe de la Ligue junior des Remparts et des tournois pee-wee. Ces derniers seraient d'ailleurs exemptés de la taxe de 10 % sur les billets que la Ville compte imposer pour boucler le montage financier de la construction.

    L'administration Labeaume compte aussi sur les nombreux tournages d'émissions de télé de la machine Quebecor pour garder à Québec des artistes locaux et des artisans de la télévision.
     
     
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