Quebecor devient le partenaire privé du futur amphithéâtre de Québec
Photo : La Presse canadienne (photo) Francis Vachon
Régis Labeaume a annoncé que Quebecor Media devient partenaire du gouvernement du Québec et de la Ville de Québec pour la construction d’un nouvel amphithéâtre à Québec.
Québec — Quebecor Media participera à chacune des étapes de la conception du nouveau Colisée, sans toutefois investir dans la construction de l’amphithéâtre, a annoncé aujourd'hui le maire de Québec, Régis Labeaume.
M. Labeaume a déclaré que l’entreprise avait conclu une entente par laquelle elle obtient pour une période de 25 ans la gestion de l’édifice ainsi que les droits pour baptiser l’installation.
Le président et chef de la direction de Quebecor Media, Pierre Karl Péladeau, a estimé que son entreprise paiera durant cette période à la Ville de Québec une somme de 110 millions à 200 millions de dollars, suivant qu’une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) sera présente ou non.
Dans le cas où le nouveau Colisée n’héberge aucune équipe de la LNH, la Ville de Québec pourrait éponger 50 % de tout déficit d’exploitation, sans toutefois excéder la somme de 3,15 millions, soit l’équivalent du loyer versé par Quebecor Media.
Quebecor Media s’engage aussi à partager 15 % de ses profits nets, pour l’exploitation de l’amphithéâtre, une somme qui diminuerait à 10 % — des activités de spectacles uniquement — dans le cas où une équipe de la LNH serait présente, a expliqué M. Labeaume lors d’une conférence de presse, en compagnie de M. Péladeau.
«On l’a négocié parce qu’il est clair que c’est moins évident d’avoir un amphithéâtre profitable sans bail d’une équipe sportive, a dit M. Labeaume. Mais ce pour quoi on a signé avec Quebecor, c’est tout d’abord parce que les conditions financières étaient les meilleures mais aussi parce l’intégration des activités de Quebecor télévision, Internet, etc, spectales fera en sorte qu’ils seront capables de rendre cet amphithéâtre profitable.»
Avec une franchise de hockey professionnel, le loyer versé passerait à 5 millions et les droits versés pour le nom de l’édifice augmenteraient aussi, de 33 millions à 63,5 millions.
Pas un «partenaire» au sens strict
Lors d’une conférence de presse avec M. Labeaume, M. Péladeau a déclaré qu’il n’avait pas pu participer à la construction de l’amphithéâtre, dont le coût, estimé à 400 millions, sera partagé entre le gouvernement du Québec et la Ville.
L’homme d’affaires, qui souhaite obtenir une franchise de la LNH, a reconnu qu’il ne peut à ce titre être considéré comme un «partenaire» au sens strict. «C’est le choix de la Ville de demeurer propriétaire de l’infrastructure et si on utilise le terme "partenaire", je pense qu’on ne doit pas nécessairement le faire au sens propre, mais au sens propre et figuré», a-t-il dit.
M. Labeaume a affirmé pour sa part qu’on «joue dans les mots» et il a insisté sur le fait que les revenus générés par l’entente avec Quebecor Media permettront à la Ville de rembourser ses frais d’emprunt pour la construction de l’édifice. «Il rembourse la construction, il rembourse la part de la Ville», a-t-il dit.
M. Labeaume a expliqué que l’entente prévoit que le gestionnaire, Quebecor Media, sera présent sur les comités qui serviront à élaborer la conception de l’édifice et des besoins. Le maire a assuré que l’entreprise ne pourra toutefois prendre part aux décisions. «Il sera sur toutes les tables, tous les comités de gestion, a-t-il dit. La seule différence c’est qu’en terme de gouvernance, il n’a pas droit aux décisions.»
M. Labeaume a déclaré que l’entreprise avait conclu une entente par laquelle elle obtient pour une période de 25 ans la gestion de l’édifice ainsi que les droits pour baptiser l’installation.
Le président et chef de la direction de Quebecor Media, Pierre Karl Péladeau, a estimé que son entreprise paiera durant cette période à la Ville de Québec une somme de 110 millions à 200 millions de dollars, suivant qu’une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) sera présente ou non.
Dans le cas où le nouveau Colisée n’héberge aucune équipe de la LNH, la Ville de Québec pourrait éponger 50 % de tout déficit d’exploitation, sans toutefois excéder la somme de 3,15 millions, soit l’équivalent du loyer versé par Quebecor Media.
Quebecor Media s’engage aussi à partager 15 % de ses profits nets, pour l’exploitation de l’amphithéâtre, une somme qui diminuerait à 10 % — des activités de spectacles uniquement — dans le cas où une équipe de la LNH serait présente, a expliqué M. Labeaume lors d’une conférence de presse, en compagnie de M. Péladeau.
«On l’a négocié parce qu’il est clair que c’est moins évident d’avoir un amphithéâtre profitable sans bail d’une équipe sportive, a dit M. Labeaume. Mais ce pour quoi on a signé avec Quebecor, c’est tout d’abord parce que les conditions financières étaient les meilleures mais aussi parce l’intégration des activités de Quebecor télévision, Internet, etc, spectales fera en sorte qu’ils seront capables de rendre cet amphithéâtre profitable.»
Avec une franchise de hockey professionnel, le loyer versé passerait à 5 millions et les droits versés pour le nom de l’édifice augmenteraient aussi, de 33 millions à 63,5 millions.
Pas un «partenaire» au sens strict
Lors d’une conférence de presse avec M. Labeaume, M. Péladeau a déclaré qu’il n’avait pas pu participer à la construction de l’amphithéâtre, dont le coût, estimé à 400 millions, sera partagé entre le gouvernement du Québec et la Ville.
L’homme d’affaires, qui souhaite obtenir une franchise de la LNH, a reconnu qu’il ne peut à ce titre être considéré comme un «partenaire» au sens strict. «C’est le choix de la Ville de demeurer propriétaire de l’infrastructure et si on utilise le terme "partenaire", je pense qu’on ne doit pas nécessairement le faire au sens propre, mais au sens propre et figuré», a-t-il dit.
M. Labeaume a affirmé pour sa part qu’on «joue dans les mots» et il a insisté sur le fait que les revenus générés par l’entente avec Quebecor Media permettront à la Ville de rembourser ses frais d’emprunt pour la construction de l’édifice. «Il rembourse la construction, il rembourse la part de la Ville», a-t-il dit.
M. Labeaume a expliqué que l’entente prévoit que le gestionnaire, Quebecor Media, sera présent sur les comités qui serviront à élaborer la conception de l’édifice et des besoins. Le maire a assuré que l’entreprise ne pourra toutefois prendre part aux décisions. «Il sera sur toutes les tables, tous les comités de gestion, a-t-il dit. La seule différence c’est qu’en terme de gouvernance, il n’a pas droit aux décisions.»
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