Financement du nouveau Colisée - La Ville de Québec devra emprunter et supprimer des postes dans son administration
Québec — Où la Ville de Québec trouvera-t-elle tout cet argent pour le nouvel amphithéâtre? Pas dans les hausses de taxe, assure le maire. Son administration, qui dit se baser sur des scénarios pessimistes, estime qu'elle pourra dégager 62,5 millions en argent comptant d'ici cinq ans pour le projet. Quant aux 125 millions restants, ils seront financés par un prêt.
Ledit montant de 62,5 millions proviendrait d'une nouvelle réduction du nombre de postes et de compressions dans les «processus administratifs». L'administration Labeaume s'était déjà donné pour objectif d'abolir 500 postes dans l'appareil avant de les associer à l'amphithéâtre. À ce jour, plus de 200 sont déjà passés à la moulinette et les 300 manquants pourraient permettre de débloquer près de 24 millions.
Soucieux de ne pas trop effrayer les contribuables, le maire a tenu à convier les médias à un «briefing technique» présentant des données rassurantes sur le poids de la dette de la Ville (qu'on croit pouvoir maintenir sans problème sous la barre des 20 %).
L'emprunt nécessité par le Colisée, a-t-on martelé, sera amorti sur 20 ans et correspond à un infime pourcentage de l'ensemble du budget de la Ville. «À un taux d'intérêt probable de 5 %, cet emprunt aura un impact annuel de huit dixièmes de 1 % sur le budget courant de la Ville [10 millions sur 1203,5 millions]», a dit le maire.
Or, selon le conseiller de l'opposition Yvon Bussières, «les contribuables sont pris en otages». Il se demande notamment «jusqu'où la Ville peut aller» dans les abolitions de postes alors qu'elle «fait du développement». «Ce n'est pas l'engagement que M. Labeaume avait donné lors de son élection référendaire. Il avait dit que c'étaient 50 millions de dollars, pas plus.»
Promouvoir le projet
Pour faire avaler la pilule à la population, le maire a dit qu'il allait se promener dans les arrondissements dans le but de promouvoir le projet. Pas question, dit-il, de les consulter par référendum, «parce [qu'il] n'a pas le goût de dépenser 6, 7 millions de dollars» dans un tel exercice.
La Ville de Québec a bon espoir que l'amphithéâtre, même sans LNH, sera rentable. Quand même, elle prévoit imposer des frais de gestion de 4 $ pour tous les billets vendus dans le futur amphithéâtre afin de se constituer une réserve pour d'éventuelles réparations.
On souhaite en outre que l'amphithéâtre serve de «catalyseur» au développement de tout le secteur. Dans le scénario idéal, le ministère des Transports réaménagerait l'échangeur autoroutier qui se trouve à l'ouest du site, qui serait par ailleurs relié au futur réseau de tramway.
Ledit montant de 62,5 millions proviendrait d'une nouvelle réduction du nombre de postes et de compressions dans les «processus administratifs». L'administration Labeaume s'était déjà donné pour objectif d'abolir 500 postes dans l'appareil avant de les associer à l'amphithéâtre. À ce jour, plus de 200 sont déjà passés à la moulinette et les 300 manquants pourraient permettre de débloquer près de 24 millions.
Soucieux de ne pas trop effrayer les contribuables, le maire a tenu à convier les médias à un «briefing technique» présentant des données rassurantes sur le poids de la dette de la Ville (qu'on croit pouvoir maintenir sans problème sous la barre des 20 %).
L'emprunt nécessité par le Colisée, a-t-on martelé, sera amorti sur 20 ans et correspond à un infime pourcentage de l'ensemble du budget de la Ville. «À un taux d'intérêt probable de 5 %, cet emprunt aura un impact annuel de huit dixièmes de 1 % sur le budget courant de la Ville [10 millions sur 1203,5 millions]», a dit le maire.
Or, selon le conseiller de l'opposition Yvon Bussières, «les contribuables sont pris en otages». Il se demande notamment «jusqu'où la Ville peut aller» dans les abolitions de postes alors qu'elle «fait du développement». «Ce n'est pas l'engagement que M. Labeaume avait donné lors de son élection référendaire. Il avait dit que c'étaient 50 millions de dollars, pas plus.»
Promouvoir le projet
Pour faire avaler la pilule à la population, le maire a dit qu'il allait se promener dans les arrondissements dans le but de promouvoir le projet. Pas question, dit-il, de les consulter par référendum, «parce [qu'il] n'a pas le goût de dépenser 6, 7 millions de dollars» dans un tel exercice.
La Ville de Québec a bon espoir que l'amphithéâtre, même sans LNH, sera rentable. Quand même, elle prévoit imposer des frais de gestion de 4 $ pour tous les billets vendus dans le futur amphithéâtre afin de se constituer une réserve pour d'éventuelles réparations.
On souhaite en outre que l'amphithéâtre serve de «catalyseur» au développement de tout le secteur. Dans le scénario idéal, le ministère des Transports réaménagerait l'échangeur autoroutier qui se trouve à l'ouest du site, qui serait par ailleurs relié au futur réseau de tramway.
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