Amphithéâtre de Québec: le gouvernement et la Ville se partageront la note
Le premier ministre Jean Charest a annoncé aujourd’hui que le gouvernement provincial et la Ville de Québec se partageront également les coûts de construction de l’amphithéâtre de Québec, évalués à 400 millions $.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, a remporté son pari. L’amphithéâtre multifonctionnel, qui pourrait abriter une équipe de la Ligue nationale de hockey, verra donc le jour.
Lors de la conférence de presse qui s’est déroulée au Colisée Pepsi, l’ancien domicile des Nordiques, Jean Charest a fait valoir qu’il était anormal que la Ville de Québec ne puisse se doter d’une telle infrastructure.
«Nous voyons la capitale nationale comme étant vraiment un moteur de développement économique du Québec. Pour y arriver, la capitale nationale doit avoir tous les outils qu’il lui faut pour se développer», a plaidé le premier ministre.
À l’instar de Jean Charest, le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a rappelé que les libéraux s’étaient engagés à contribuer à la construction d’un amphithéâtre multifonctionnel lors des élections générales de 2008.
«On l’a promis, l’amphithéâtre. Aujourd’hui, on le réalise», a lancé M. Hamad, qui était également présent à la conférence de presse.
Le montage financier qui a été dévoilé aujourd’hui est le pire scénario, a indiqué le maire Labeaume. Ainsi, comme l’a mentionné le premier ministre au début de son allocution, la porte demeure toute grande ouverte aux investissements du secteur privé ou du gouvernement fédéral.
Régis Labeaume a affirmé qu’il était confiant de voir le secteur privé participer au montage financier. Il s’est formellement engagé à ne pas hausser les taxes municipales pour subventionner la construction de cet amphithéâtre qui, a-t-il assuré, ne sera pas «un éléphant blanc».
Par contre, la Ville de Québec procédera à une nouvelle opération de réduction de ses dépenses administratives afin d’être en mesure de dégager plus de 200 millions $ en 2019 pour défrayer les dépenses d’immobilisations. Depuis 2008, de telles compressions budgétaires ont permis à Québec d’économiser 130 millions $, a fait remarquer le maire.
Régis Labeaume a été piqué au vif par la question d’un journaliste qui lui a demandé s’il était éthique de faire construire l’amphithéâtre entièrement au frais des contribuables.
«C’est extrêmement réducteur de le voir comme ça. Allez demander à la population ce qu’elle en pense. La population de Québec veut un amphithéâtre. (...) J’ai promis un amphithéâtre aux dernières élections et j’ai été élu avec 80 %. Êtes-vous en train de me dire que tous ceux qui ont voté pour moi n’ont pas d’éthique?», a-t-il rétorqué, visiblement irrité.
Le maire a fait valoir que l’érection de cet amphithéâtre s’inscrivait dans le cadre d’un «vaste projet de réaménagement urbain» qui est planifié au carrefour des quartiers de Limoilou et de Vanier, un quartier qui «connaît des difficultés économiques importantes» et qui «a un urgent besoin d’être repensé et revitalisé».
Infrastructure Québec, l’organisme qui a remplacé la défunte Agence des partenariats public-privé, supervisera chacune des phases de construction de l’amphithéâtre. La construction devrait débuter d’ici quelques mois.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, a remporté son pari. L’amphithéâtre multifonctionnel, qui pourrait abriter une équipe de la Ligue nationale de hockey, verra donc le jour.
Lors de la conférence de presse qui s’est déroulée au Colisée Pepsi, l’ancien domicile des Nordiques, Jean Charest a fait valoir qu’il était anormal que la Ville de Québec ne puisse se doter d’une telle infrastructure.
«Nous voyons la capitale nationale comme étant vraiment un moteur de développement économique du Québec. Pour y arriver, la capitale nationale doit avoir tous les outils qu’il lui faut pour se développer», a plaidé le premier ministre.
À l’instar de Jean Charest, le ministre responsable de la région de Québec, Sam Hamad, a rappelé que les libéraux s’étaient engagés à contribuer à la construction d’un amphithéâtre multifonctionnel lors des élections générales de 2008.
«On l’a promis, l’amphithéâtre. Aujourd’hui, on le réalise», a lancé M. Hamad, qui était également présent à la conférence de presse.
Le montage financier qui a été dévoilé aujourd’hui est le pire scénario, a indiqué le maire Labeaume. Ainsi, comme l’a mentionné le premier ministre au début de son allocution, la porte demeure toute grande ouverte aux investissements du secteur privé ou du gouvernement fédéral.
Régis Labeaume a affirmé qu’il était confiant de voir le secteur privé participer au montage financier. Il s’est formellement engagé à ne pas hausser les taxes municipales pour subventionner la construction de cet amphithéâtre qui, a-t-il assuré, ne sera pas «un éléphant blanc».
Par contre, la Ville de Québec procédera à une nouvelle opération de réduction de ses dépenses administratives afin d’être en mesure de dégager plus de 200 millions $ en 2019 pour défrayer les dépenses d’immobilisations. Depuis 2008, de telles compressions budgétaires ont permis à Québec d’économiser 130 millions $, a fait remarquer le maire.
Régis Labeaume a été piqué au vif par la question d’un journaliste qui lui a demandé s’il était éthique de faire construire l’amphithéâtre entièrement au frais des contribuables.
«C’est extrêmement réducteur de le voir comme ça. Allez demander à la population ce qu’elle en pense. La population de Québec veut un amphithéâtre. (...) J’ai promis un amphithéâtre aux dernières élections et j’ai été élu avec 80 %. Êtes-vous en train de me dire que tous ceux qui ont voté pour moi n’ont pas d’éthique?», a-t-il rétorqué, visiblement irrité.
Le maire a fait valoir que l’érection de cet amphithéâtre s’inscrivait dans le cadre d’un «vaste projet de réaménagement urbain» qui est planifié au carrefour des quartiers de Limoilou et de Vanier, un quartier qui «connaît des difficultés économiques importantes» et qui «a un urgent besoin d’être repensé et revitalisé».
Infrastructure Québec, l’organisme qui a remplacé la défunte Agence des partenariats public-privé, supervisera chacune des phases de construction de l’amphithéâtre. La construction devrait débuter d’ici quelques mois.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

