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    Amphithéâtre - Harper ne fera pas de cadeaux à Québec

    21 décembre 2010 |Isabelle Porter | Ville de Québec
    Québec — Après des mois d'attente et de jeux politiques, le maire de Québec n'aura finalement pas le cadeau de Noël qu'il convoitait du fédéral dans le dossier de l'amphithéâtre.

    Dans un entretien accordé à TVA pour la fin de l'année, Stephen Harper a mis un terme aux conjectures sur une annonce avant 2011. «Il n'y a pas de programme fédéral pour financer des installations pour des sports professionnels», a-t-il déclaré. Le premier ministre laisse quand même une porte ouverte, mais à un financement dérisoire. Dans l'histoire, a-t-il dit, ce genre de contribution était «minimale, modeste».

    Voilà des mois que le maire de Québec, Régis Labeaume, presse Ottawa de contribuer à son projet d'amphithéâtre multifonctionnel de 400 millions de dollars. Après avoir réclamé un financement à 100 % public et l'octroi de 175 millions d'Ottawa, M. Labeaume a entrepris des démarches pour obtenir davantage de fonds privés, comme le réclamaient les conservateurs, mais à condition que ces derniers fassent leur part.

    Il y a quelques semaines encore, il disait croire à une annonce de la part du gouvernement Harper pour Noël. Le maire proposait cette fois que le fédéral, le gouvernement du Québec et la Ville financent chacun un tiers du projet. Pour boucler sa part, la Ville sollicitait activement des partenaires privés.

    Hier, il s'est dit «déçu» par les propos de M. Harper, mais il ne compte pas abandonner le projet pour autant. «Ça veut pas dire qu'on lâche. Non, non. Je veux éclaircir la situation», a déclaré le maire avant la séance du conseil municipal.

    Le maire prétend que le gouvernement conservateur ne l'avait pas avisé de ses intentions. Il presse d'ailleurs la ministre Josée Verner de lui téléphoner et de l'en aviser «clairement», mais sans recourir au ton menaçant qu'il avait employé cet automne, à l'époque de la Marche bleue. «On est tous des politiciens. Est-ce qu'ils vont vouloir mettre ça clair? C'est pas sûr.»

    Dans le dossier olympique, qui, lui aussi, connaît des ratés, le maire a fait preuve de la même retenue. Dans une entrevue accordée au Soleil, le président de la Fédération internationale de ski (FIS), Gian Franco Kasper, s'était moqué de la possibilité de présenter l'épreuve de descente masculine au Cap Maillard avec une montagne compensée. À ce stade, on pourrait tout aussi bien présenter l'épreuve dans le désert du Qatar, avait-il dit.

    Qu'importent ces propos, le maire de Québec veut garder de bonnes relations avec la FIS. La Ville et l'entreprise Gestev (qui organise différentes compétitions sportives dans la région, comme la Coupe du monde de surf des neiges) ont d'autres projets que les Jeux olympiques, souligne-t-il. «Je vous ai dit que je voulais rester sobre là-dessus. Gestev a des négociations avec la FIS. Nous, quoi qu'il advienne, on va avoir de gros événements sportifs ici, alors je n'ai pas le goût de couper les ponts.»
     
     
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