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    Projet d'amphithéâtre - Labeaume obtient beaucoup de Charest

    Charest promet que son gouvernement paiera 45% de la facture finale

    8 septembre 2010 |Alec Castonguay, Isabelle Porter | Ville de Québec
    Le maire de Québec, Régis Labeaume, se réjouit de la décision du gouvernement du Québec d’investir dans l’aventure du nouvel amphithéâtre.<br />
    Photo: Agence Reuters Mathieu Bélanger Le maire de Québec, Régis Labeaume, se réjouit de la décision du gouvernement du Québec d’investir dans l’aventure du nouvel amphithéâtre.
    Rapport sommaire - Projet d'amphitéâtre multifonctionnel
    Québec — Le gouvernement du Québec saute à pieds joints dans l'aventure d'un amphithéâtre multifonctionnel dans la capitale, promettant d'assumer 45 % de la facture finale, peu importe le montant. Le projet, dont l'analyse des coûts devra être raffinée, est pour l'instant évalué à 400 millions de dollars.

    Hier, en conférence de presse, le premier ministre Jean Charest a martelé qu'il n'était pas «normal» qu'une ville de la taille de Québec n'ait pas d'amphithéâtre multifonctionnel. Avec en main l'analyse fort attendue de la firme Ernst and Young, dévoilée hier, il s'est en outre réjouit qu'il s'agisse d'un projet «économiquement viable et rentable».

    L'analyse d'Ernst and Young conclut notamment qu'un tel équipement doit s'appuyer sur un financement public et être administré par une société d'État. Elle ouvre également la porte à une taxe sur les billets qui pourrait financer son entretien.

    Le Devoir a soumis l'étude d'Ernst and Young au professeur de sciences économiques et spécialiste en économie du sport professionnel à l'Université du Québec à Montréal, Philip Merrigan. Ce dernier juge le rapport «honnête» puisque les chiffres sont limpides. L'étude confirme selon lui ce que tout le monde savait: «Il n'y a pas une entreprise privée qui va investir un sou à Québec pour construire un amphithéâtre. Ce n'est pas rentable. On voit dans les chiffres que Québec est un petit marché et que c'est risqué. Le gouvernement va donc offrir l'aréna sur un plateau d'argent à une compagnie qui tentera d'attirer une équipe de la LNH.»

    L'étude avance par ailleurs que l'amphithéâtre serait rentable même sans le retour d'une équipe de la LNH grâce aux revenus découlant de la présence de l'équipe junior des Remparts de Québec et la présentation de grands concerts. La volonté du p.-d.g. de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, de ramener à Québec une équipe de la LNH n'est toutefois un secret pour personne. Ce qui a fait dire hier au maire de Québec, Régis Labeaume, qu'il allait sous peu faire un «appel à Montréal» à une personne qui serait fort heureuse de l'annonce du premier ministre.

    Pour le maire de Québec, c'était évidemment une excellente nouvelle. «Depuis 16 ans que les Nordiques sont partis, c'est la première fois qu'un politicien, un gouvernement s'engage concrètement à alimenter cet espoir de revoir une équipe de hockey professionnel à Québec. [...] Vous avez respecté votre parole, ce serait bien si tout le monde en faisait autant», a déclaré au premier ministre Régis Labeaume, avant d'inviter les partisans des Nordiques et amateurs de hockey de tout le Québec à participer à la «Marche bleue» du 2 octobre. Cette manifestation organisée par un amateur de hockey de Québec pour faire mousser le projet génère un certain engouement dans la capitale, notamment depuis que d'anciens joueurs des Nordiques comme Alain Côté et Marian Stastny ont annoncé qu'ils y seraient.

    Pas encore de réponse d'Ottawa

    Plus tard, lors de la séance du conseil municipal, le maire a ajouté que c'était là une belle occasion de donner à ses «amis» d'Ottawa des «arguments de plus» pour convaincre les électeurs de l'Ouest de la pertinence d'un tel investissement.

    Le gouvernement fédéral refuse toujours de s'engager pour l'instant. «On a entendu l'appel du maire Labeaume et de Jean Charest. Mais on a encore du travail à faire de notre côté. On va faire une analyse sérieuse du dossier, a déclaré hier la ministre Josée Verner. Je vais rencontrer Ernst and Young dans les prochains jours, ainsi que Claude Rousseau [le mandataire du gouvernement dans le dossier olympique]. On a des questions. C'est la première fois qu'on a un document sérieux pour étudier le projet à fond.»

    Elle souligne que le projet a beaucoup évolué au fil du temps. «Au début, Jean Charest a promis 50 millions de dollars, à la condition qu'un partenaire privé soit impliqué. Maintenant, on parle d'un projet strictement financé par le public. C'est très différent. Ce n'est pas dans les moeurs du gouvernement fédéral de financer ce type de projet avec des fonds 100 % publics. Il faut donc un dossier solide et c'est ce que je vais monter.»
     
     
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