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Réinventer la ville - L'ardue traversée de la «pire intersection» de Québec

Le piéton n'a que 26 secondes pour traverser les huit voies du boulevard Laurier à l'angle de la route de l'Église

Isabelle Porter   14 août 2010  Ville de Québec
Situé à la sortie des ponts, le secteur autour du boulevard Laurier et de la route de l’Église est de plus en plus achalandé aux heures de pointe. En plus des centres commerciaux et des hôtels, on y retrouve un hôpital, des sièges sociaux et de nombreux édifices gouvernementaux. Pour le piéton, l’endroit est un cauchemar.<br />
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
Situé à la sortie des ponts, le secteur autour du boulevard Laurier et de la route de l’Église est de plus en plus achalandé aux heures de pointe. En plus des centres commerciaux et des hôtels, on y retrouve un hôpital, des sièges sociaux et de nombreux édifices gouvernementaux. Pour le piéton, l’endroit est un cauchemar.
Québec — On a beau nous répéter qu'il faut marcher pour se tenir en forme et échapper au spectre de l'obésité, ce n'est pas si facile. En témoigne une petite excursion à Québec où l'on fait souvent la vie dure aux piétons. Trottoirs étroits, avarice du «bonhomme piéton», la marche est une activité... qui ne «marche» pas toujours très bien.

Vingt-six secondes. C'est le temps qu'on nous donne pour traverser les huit voies du boulevard Laurier à l'angle de la route de l'Église, avenue rendue célèbre pour l'immense Hôtel de Ville dont feue Andrée Boucher avait forcé la construction.

À moins de faire un peu de marche rapide, difficile de traverser le boulevard en si peu de temps. Et une fois à destination, on doit composer avec des trottoirs bien étroits que les voitures frôlent de près. «Pour les personnes âgées, c'est impossible», remarque Marie Demers, auteure du livre Pour une ville qui marche, paru en 2008.

«Il n'y a peut-être pas tant d'accidents que ça ici, mais il y a assurément beaucoup de stress et de désagrément. [...] Les automobiles se comportent comme si elles étaient encore sur l'autoroute alors qu'on est censé être dans un milieu urbain où les piétons se sentent protégés», poursuit cette épidémiologiste de formation.

La jaquette de son ouvrage montre des piétons qui marchent sur les toits des voitures. Or, lorsqu'on lui propose de mettre en scène une photo du même genre, et ce, sur le toit de la voiture du photographe (c'est qu'on est prêts à tout!), Mme Demers refuse, un peu mal à l'aise parce qu'elle ne veut pas passer pour une radicale ou un ayatollah anti-voiture. «Je ne suis pas contre les autos, j'aime conduire.»

On optera donc pour une séance de photographie plus classique, à l'angle des deux artères susmentionnées, l'un des «pires» endroits de la ville, selon elle. Alors que nous testons pour la énième fois la traversée du boulevard sous l'objectif de l'appareil photo, un piéton en veston-cravate nous lance que c'est «la pire intersection de la ville» et que c'est «épouvantable». «Dites-le dans votre reportage!» Et pourtant, il n'y a rien là, on est en fin de matinée.

Désagréable et dangereux

Situé à la sortie des ponts, le secteur est de plus en plus achalandé aux heures de pointe. Cette année, la Ville a même dû intervenir pour empêcher les voitures de contourner le trafic en faisant de la vitesse dans les rues résidentielles avoisinantes. En plus des centres commerciaux et des hôtels, on y trouve un hôpital, des sièges sociaux et de nombreux édifices gouvernementaux. Pour un beau total de 30 000 emplois entre les ponts et l'université, observe Marie Demers.

Le secteur est si dynamique qu'on en parle de plus en plus comme du nouveau, voire du véritable centre-ville de Québec. Ces dernières années, on a vu s'y installer un paquet de restaurants et de cafés branchés où les banlieusards affluent les fins de semaine. Mais pour l'ambiance détendue, on repassera...

«C'est désagréable, dangereux, et en plus, ce n'est pas beau, dénonce Mme Demers. Quand on pense que c'est ce que voient les touristes quand ils arrivent!» Pour la chercheuse qui collabore à la nouvelle chaire en mobilité durable de l'École polytechnique, les solutions sont simples: donner plus de temps aux piétons pour traverser la rue et élargir les trottoirs. Tout près de notre illustre coin de rue, on peut d'ailleurs constater que les piétons ont dû marcher sur le gazon pour se faire une place.

«À Québec, c'est comme si les trottoirs étaient dans le chemin!» Certes, la capitale a accompli beaucoup ces dernières années pour améliorer la qualité de vie des piétons au centre-ville et dans des zones récréatives, comme la promenade Samuel-De Champlain et les berges de la rivière Saint-Charles, par exemple. Mais la réalité des travailleurs au quotidien est tout autre.

Pour changer la dynamique, Mme Demers suggère aussi qu'on crée des espaces publics avec des bancs au milieu des avenues, comme on l'a fait sur l'avenue Broadway en plein coeur de New York. Un modeste projet-pilote qui a connu un grand succès, d'après des résultats présentés en 2009 au colloque international Walk 21. «À New York, j'ai été frappée de constater à quel point les trottoirs étaient plus larges qu'ici.»

Ainsi, malgré son cachet européen, la ville de Québec est le paradis des automobiles, avec le record canadien du plus grand espace réservé aux automobiles par habitant. Et ce, loin devant des villes américaines et industrielles comme Pittsburgh. Le problème ne s'arrête donc pas aux limites des trottoirs.

«Le problème, c'est l'étalement urbain», note la chercheuse, qui ajoute qu'on devrait tout simplement empêcher de nouveaux développements dans la couronne de la ville. Un combat dans lequel le maire Régis Labeaume s'est d'ailleurs courageusement engagé ce printemps au nom de la protection des sources en eau potable.

Quant à son plan de mobilité durable, il prône, lui aussi, un aménagement du territoire moins hostile aux marcheurs et aux cyclistes. Si elle n'a pas encore pris le temps de l'étudier dans le détail, Mme Demers croit que, dans son esprit, c'est la direction à prendre. Mais elle craint que l'ampleur du projet et ses coûts (1,5 milliard) ne découragent la population. D'où son enthousiasme pour les projets-pilotes comme celui de l'avenue Broadway à New York.

Temps d'arrêt: la discussion sur le coin de la rue est interrompue par une dame qui demande qu'on l'aide à traverser. Elle sort de chez l'ophtalmologiste et les gouttes qu'on lui a mises dans les yeux l'empêchent de bien voir un «bonhomme piéton» décidément très avare de son temps...
 
 
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    14 août 2010 06 h 41
    a New York
    « j'ai été frappée de constater à quel point les trottoirs étaient plus larges qu'ici.»

    NY: 8 millions d'habitants
    Québec: 800,000

    A quand des passages suspendus? J'en verrais sur St-Jean, au-dessus de Dufferin
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  • Marc Gendron - Abonné
    14 août 2010 09 h 39
    Unsafe at anny speed
    À les voir, les automobilistes écraseraient sans sourciller un piéton au kilomètre pourvu qu'ils soient DANS LEUR DROIT. Plusieurs sont souvent si loin de la ligne de démarcation blanche qu'on sent la chaleur des moteurs.

    Tout ça au milieu d'une rangée interminable de boîtes à savon qui servent de sièges sociaux à des compagnies d'assurance. Une atrocité bruyante toute vouée à la consommation de moyenne gamme.

    Une autre atrocité dont la ville de Québec vient de terminer l'aménagement à coups de millions, si on tient compte de la réfection du pont Marie-de-l'Incarnation et boul. Hamel. Encore huit voies, déjà congestionnées aux heures de pointe. Au beau milieu quasiment des HLM cette fois, des résidences de personnes âgées et des pistes cyclables ou piétonnières.
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  • Frange - Abonné
    14 août 2010 09 h 43
    Le Québec au complet ne respecte pas les piétons.
    Avez-vous déjà été piéton en Nouvelle-Écosse, en Ontario, en Colombie-Britannique, au Manitoba? J'ai vécu la scène suivante dans toutes ces provinces: Je suis sur le bord d'une route où il n'y a pas de passage piétonnier et j'attends que la voiture au loin ait passé devant moi. Bizarrement, elle s'arrête... Je m'inquiète un peu pour tout de suite constater que le conducteur s'est arrêté pour me permettre de traverser. Si une telle politesse s'applique sur une route de campagne, elle est la norme en ville, à toutes les intersections, petit bonhomme ou pas.
    Ici, partout au Québec, un conducteur qui aurait cette gentillesse sur une route de campagne risque de causer la mort du piéton parce que la voiture suivante le contournerait en lui faisant un doigt d'honneur et heurterait le piéton. En ville, les voitures nous collent aux mollets pour nous presser de traverser, petit bonhomme ou pas. Stressant... épuisant.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    14 août 2010 11 h 43
    Au Québec, la vie des piétons est en danger !
    J'ai vécu une année à Mexico, 20 millions d'habitants et de piétons. Chaque carrefour du type du boul. Laurier/de l'Église, est muni de passerelles pour piétons et il y en a des centaines de ce genre. Pour traverser à pieds la Place de la Concorde à Paris il y a un tunnel pour piétons.

    Au Québec, les piétons n'existent pas. Chez moi, à Chicoutimi, très peu d'automobilistes respectent les passages jaunes pour piétons. Il y a plusieurs passages dangereux du type du Boul. Laurier/ de l'Église : Saguenééens\Boul. Talbot, Université\Boul. Talbot, Boul. Tadoussac\Rousselle à Chicoutimi-nord. Les piétons doivent prendre pas plus de dix-neuf secondes pour traverser. Quand on est vieux, handicapés ou un peu distrait, on y arrive pas. On fait comme sur le boul. Laurier, on arrête au terre-plein au milieu des boulevards.
    L'an passé, lors d'une rencontre de quartier, nous avions proposé de rallonger le temps de traverse : on s'est fait dire par notre conseillère, Marina Larouche, l'héroïne de la route à quatre voies divisées dans le Parc faunique des Laurentides,: «Oubliez ça, ça coûterait trop cher!». Au Québec, une vie de piéton vaut moins que le prix d'une lumière de circulation!.
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  • Liliane - Abonnée
    14 août 2010 13 h 04
    une ville dont la qualité de vie est sauvegardée

    L'aménagement urbain doit être pensée en fonction des personnes et après en fonction de la circulation automobile. La priorité ce sont les gens qui y vivent et y travaillent ...
    Québec est-elle en train de voir sa qualité de vie diminuer au profit des affaires et d'infernales exigences qui les soutiennent ?...
    L'envers du bon sens est possible partout.
    Québec a cependant une réputation enviable à préserver.
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  • Geoffroi - Abonné
    14 août 2010 18 h 09
    Merci Denise et Michel
    Samedi, je viens de me faire frôler par une BMW qui roulait à vive allure au Parc Coulonges - qui appartient au Gouvernement du Québec - à Québec. On y loue un espace avec hauts parleurs pour célébrer des mariages tout en blanc. Un parc avec boissons, gueulards, BMW et rôtisserie qui "embaume" tout le quartier. Merci Denise et Michel.

    Sur le chemin de retour, la moitié des cyclistes et des automobilistes ne font pas leurs arrêts obligatoires.

    Elle est où la police ?

    Merci Labeaume et Charest.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    14 août 2010 18 h 21
    À qui la faute ?
    Les Québécois conduisent leur auto comme s'ils étaient seuls sur la route; les cyclistes et les piétons sont pas mieux. À quand une campagne de prévention à l'échelle québécoise pour éduquer ces malotrus, comme ca été le cas pour le port de la ceinture ?
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  • Fernande Goulet - Abonné
    14 août 2010 20 h 51
    Le respect des piétons
    @ Frange

    Tout à fait d'accord. Mais j'ai pas trouvé de solutions, sinon celle de demander aux parents, très tôt, de voir à inculquer à leurs enfants ce civisme élémentaire.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    15 août 2010 09 h 32
    Les parents...
    Mais ce sont les automobilistes dont on se plaint...
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  • Jacques Gagnon - Abonné
    15 août 2010 11 h 29
    Le Dieu Automobile
    L'automobile règne sans partage dans les villes, à la campagne, sur les toutes les routes. L'automobile coûte très cher à la société, même à la civilisation, en termes de vies, d'accidents, en pertes de productivité de toutes sortes. Elle coûte très cher à la planète en ce qu'elle pille nos ressources et pollue l'environnement.

    Les villes sont conçues comme si les habitants étaient des automobiles. Nulle part sommes-nous en sécurité là où il y a des automobiles. Dans les mains d'inconscients, ce sont des armes. Vous voulez profiter tranquillement de la nature en campagne en vélo, vous risques votre vie car la place faite aux cyclistes et piétons est nulle. Pourtant, voilà des activités qui favorisent la santé et le tourisme. Quand on parle de l'indiscipline des cyclistes ou des piétons, ce qu'on oublie de dire, c'est qu'eux ne mettent pas la vie des autres en danger au moins. Rarement, un cycliste ou un piéton ne va heurter si violemment quelqu'un d'autre.

    Dehors les automobiles ! Qu'elles deviennent à notre service et qu'elles cessent de prendre notre place.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    15 août 2010 16 h 30
    Le problème
    L'indiscipline ou le manque de savoir-vivre des cyclistes et des piétons vient justifier malheureusement le comportement sauvage des automobilistes qui considèrent ces derniers comme des nuisances.

    Je fais environ 3000 km/an en vélo entre avril et novembre et je suis couvert de bleus ayant été sorti de la route tellement de fois par des chauffards.

    J'aime bien l'image de Jacques Gagnon, à l'effet que les villes sont conçues comme si ses habitants étaient des autos.
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  • ragazzino - Inscrit
    16 août 2010 12 h 15
    Manque de civisme et de savoir-vivre...
    Un instant, faudrait commmencer par le fait que la plupart des automobilistes québécois ne savent même pas respecter une traverse-piéton! On se demande vraiment comment plusieurs ont pu passer leur permis de conduire! Ce n'est pas pourtant pas très compliqué...plein de bandes jaunes sur la route et un piéton qui s'engage pour traverser, on s'arrête, il a priorité. Tu arriveras 10 secondes plus tard à ton rendez-vous, c'est tout.

    Québec est effectivement une ville construite en fonction de la voiture, c'est d'une aberrance...c'en est pratiquement une maladie. Ses habitants sont des obsédés de la conduite, obsession aggravée par un réseau d'autobus des plus inadéquats, faut le dire...Par contre, les traverses à compteur ne sont pas nécessairement la meilleure solution. On doit avouer qu'interrompre le cycle des feux de circulation pendant 20 secondes pour qu'un seul piéton traverse (par endroits) et parfois même pour qu'aucun piéton traverse (il n'a pas attendu que le bonhomme s'affiche, il en avait marre d'attendre), c'est peu pratique...on devrait faire comme à Montréal, traverser à la lumière verte et les automobilistes qui font un virage à droite nous donneraient priorité mais encore là faudrait faire confiance aux automobilistes de Québec...ou maintenir les traverses à compteur qu'aux intersections les plus achalandées.

    @ Marc Tremblay:

    Foutaise que de dire que le comportement délinquant des automobilistes québécois est dû au manque de savoir-vivre des cyclistes et des piétons...c'est la faute de tout le monde, c'est une combinaison de facteurs, ce n'est pas plus la faute d'un et de l'autre...n'oublions pas que beaucoup de conducteurs sont cyclistes ou piétons à leurs heures et vice versa...

    Excellent article, cela dit. Il est temps qu'on en parle.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    16 août 2010 17 h 06
    Les automobilistes: les premiers coupables
    Je n'ai jamais dit que les cyclistes et les piétons étaient responsables du comportement des automobilistes.

    Ce que je dis, c'est que les autos sont dangereuses pour les cyclistes et les piétons. Et rarement l'inverse.

    On a tout un peuple à éduquer.
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  • Pierre Samuel - Abonné
    17 août 2010 07 h 41
    Et qu'en est-il des cyclistes délinquants?
    Malheureusement, ce problème n'est pas exclusif à la ville de Québec comme le mentionne de nombreux intervenants. De façon générale au Québec de trop nombreux citoyens se foutent éperdument des piétons, que nous sommes tous pourtant à un moment ou l'autre, aussitôt qu'ils ne sont pas eux-mêmes à pied.

    Combien de cyclistes circulent à contre-sens dans les rues et ruelles en ne respectant même pas, avec la complicité béate des diverses autorités municipales, les règles les plus élémentaires de la circulation et du civisme?

    Que dire de ces cyclistes chauffards qui filent à vive allure sur les trottoirs et considèrent les piétons comme de simples obstacles à franchir dans leur course effrénée?

    Pourquoi n'aurait-il pas lieu que les vélos soient immatriculés avec obligation de se munir d'un avertisseur (clochette ou klaxon) pour fins d'identification au même titre que tout autre conducteur de véhicules?
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  • Micheline Gagnon - Abonnée
    17 août 2010 08 h 18
    @ragazzino: On devrait faire comme à Montréal, traverser à la lumière verte...
    Les lumières chronomètres sont de plus en plus nombreuses à Montréal. À certaines intersections, on doit essayer de traverser les 2 coins de rues en 20 secondes car le «petit bonhomme blanc» arrête tout le trafic de l'intersection. Aussi, quelquefois on doit presser un bouton pour pouvoir traverser: si on ne le sait pas on peut attendre longtemps. Cherchez l'erreur, il y a un même boulevard où le piéton peut traverser la deuxième moitié avant la première. Lorsque l'intersection est en T, certains stationnent leur voiture directement sur le passage piétonnier. Etc.
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  • martin morissette - Abonné
    17 août 2010 10 h 14
    Manque de civisme général
    Les automobilistes sont avant tout des citoyens, des parents, des adultes. Le manque de civisme sur la route n'est que la pointe de l'iceberg. Pour quiconque a déjà voyagé un peu remarque à quel point les québécois manquent de civisme. C'est pathétique. Cela commence avec merci et s'il-vous-plaît, ouvrir la porte aux autres, aider les personnes agées, s'impliquer dans sa communauté, respecter les biens publics, respecter les règles de vie élémentaire comme le vouvoiement envers les inconnus, ne pas mâcher de gomme en servant des clients dans un commerce, respecter et soutenir les professeurs, bref arrêter de se conduire comme si le monde entier était à notre service. J'essaie d'inculquer ces valeurs à mes enfants mais nous sommes une minorité. Les enfants prennent le droit de tout dire et tout faire sous la bénédiction des parents qui croient à la liberté d'expression. Comme ce petit garcon qui après avoir reçu un cadeau d'anniversaire a dit qu'il n'aimait pas ce jouet là sous le regard haggard de la mère comprenant la déception de son pauvre petit garçon. Je continue à essayer d'être civilisé par conviction en prenant soins de mes amis qui sont animés par ces mêmes valeurs. Éduquer un peuple ? Ca semble être un bonne idée mais je ne crois pas que ce soit dans nos valeurs de québécois de souche, on aurait beaucoup à apprendre de nos immigrants là-dessus
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    17 août 2010 16 h 40
    Le manque de civisme va s'accentuer
    C'est un lieu commun que de dire que les médias influencent les gens. Prenons le Canal V (anciennement TQS). V comme dans violence. La guerre des clans, que je ne regarde jamais, car le titre me rebute. La Chaise, qui nous annonce: " Elle vous brisera ou vous rendra riche". Même une émission de cuisine devient un combat entre cuisiniers. Que dire de la publicité de Recyc-Québec où, sans explications, un patron met à la poubelle le rapport de son employé.

    Il s'agit d'une dérive manifeste. À quand une émission où des participants se feront blesser volontairement ?
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  • Visionnaire - Inscrit
    18 août 2010 07 h 19
    Patience M. Marc Termblay
    Ne désespérez pas, ça s'en vient! Notre société d'extrême en tous genres nous réserve encore des surprises. Rien de trop beau pour le fric !
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    18 août 2010 09 h 17
    Exploiter les bas instincts
    Une jeune femme a déjà écrit un article intitulé:" Le Québec me tue". Une autre a écrit: " Québec, je ne t'aime plus". Les deux ont été vilipendées. Pas étonnant, car on est tellement susceptible comme tout peuple adolescent qui ne s'est pas encore assumé et vit dans la dépendance.

    Moi non plus, je n'aime pas ce qu'on devient.
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