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Que nous reproche le maire Labeaume?

Josée Boileau   2 avril 2010  Ville de Québec
Le maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume
Photo : Agence Reuters Mathieu Belanger
Le maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume
Bien malgré elle, notre journaliste Isabelle Porter se retrouve plongée dans une controverse alimentée par le maire de Québec, Régis Labeaume. Il était déjà étonnant qu'elle soit traitée avec condescendance par le maire lors de la conférence de presse au cours de laquelle celui-ci a annoncé, lundi, la fin du contrat de Clotaire Rapaille. Il devient douteux que ce ton paternaliste à son égard se poursuive, comme ce fut le cas hier matin à l'émission radiophonique de Paul Arcand.

Plus tard dans la journée, le maire a précisé ses insinuations du matin auprès d'autres médias. Il a alors signalé que c'était un article de notre journaliste publié le 22 octobre dernier qui posait problème et portait atteinte à son intégrité.

Peu importe le média en cause, il n'est pas rare que des gens pris à partie dans un reportage se sentent injustement traités. Notre profession a établi des critères pour traiter ces situations. Au Devoir, notre politique d'information est très claire à ce sujet: «Les acteurs mis en cause doivent avoir l'occasion d'exprimer leur point de vue» et «lorsqu'une erreur de fait ou d'interprétation est commise, le journal s'engage à publier un rectificatif, sous forme de précision ou d'erratum selon les circonstances, le plus rapidement possible après en avoir pris connaissance». Si ces façons de faire ne suffisent pas, des recours sont prévus au Conseil de presse pour faire valoir son mécontentement.

Mais pour que tous ces mécanismes se mettent en branle, encore faut-il que le média soit prévenu! Or jamais depuis qu'il est au pouvoir, jamais depuis octobre, le maire Labeaume ou son équipe n'ont communiqué avec la direction du Devoir pour demander rectificatif, précision ou droit de réplique. C'est à notre demande que nous avons réussi à parler pour la première fois hier à M. Labeaume.

Nous réitérons donc ce que nous lui avons dit de vive voix: nos pages lui sont ouvertes s'il veut revenir sur cet article de la campagne électorale qui l'a si fortement ébranlé que, disait-il publiquement hier, il y pense tous les jours.

De notre côté, nous insistons sur notre appui total à notre journaliste Isabelle Porter, qui couvre la scène municipale à Québec depuis maintenant cinq ans, soit avant l'arrivée de Régis Labeaume en politique. Il a beaucoup été question cette semaine des liens d'amitié entre le père de notre journaliste, John Porter, bien connu à Québec, et M. Labeaume. Nous osons croire que ce dernier avait pris note de la situation professionnelle de Mme Porter avant de se présenter sur la scène municipale et qu'il était prêt à y faire face, ne mêlant pas considérations privées et travail.

En ce qui nous concerne, nous considérons que nos journalistes sont des professionnels et qu'ils n'ont pas à souffrir des relations d'amitié ou d'inimitié de leurs père, mère, frères ou soeurs.

Cette mise au point étant faite, nous nous étonnons toutefois que la frustration de M. Labeaume éclate cinq mois plus tard. Scepticisme journalistique oblige, n'y a-t-il pas lieu de trouver que c'est une belle façon de faire diversion à la désastreuse affaire Rapaille?

***

Josée Boileau

Rédactrice en chef
 
 
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  • Jacques Morissette
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 00h12
    Diversion ou pas.
    Pour se remettre en selle.

  • Godefroy
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 00h45
    La personnalité Labeaume
    Je suis tout à fait d'accord avec votre texte.

    Les interventions de M. Labeaume sont déplorables. Comme le maire de Québec l'a affirmé, il a "oublié qu'il est le maire de Québec" et l'affaire Rapaille "c'est trop gros pour lui". Ces dérapages verbaux, en direct à la télévision, ressemblent à des paroles dites par une personne atteinte de troubles de la personnalité narcissique.

    Malheureusement, ce genre de personne ne se fait pas soigné. Bonne chance au Devoir.

    Pour plus d'informations concernant les troubles de la personnalité narcissique: http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personn

  • Pierre Poulin
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 03h28
    bravo
    Bravo de protéger votre journaliste. Les propos du maire Labeaume à l'émission d'Arcand était plus que paternaliste, puisqu'il ne remettait aucunement en cause les reproches qu'il adressait à votre journaliste sur le fond, mais uniquement le fait qu'il aurait dû les lui faire en privé. Ce qu'il fera, a-t-il ajouté. J'ai lu l'article du 22 octobre 2009. Quelle surprise ! Votre journaliste a publié un travail de recherche et M. Labeaume n'aime pas ça.

  • Richard Larouche
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 06h10
    Diversion, effectivement!
    Cet article du 22 octobre ne lui a certainement pas causé tant de tort que ça, le maire Red Bull a été élu avec un taux presque soviétique. C'est Régis lui-même qui a le don de se tirer dans le pied, comme avec cette pathétique histoire de Rapaille... Je crois que Mme Boileau a raison de soupçonner le maire de vouloir faire diversion.

  • André Doré
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 06h46
    Le pire...
    Le pire, c'est que Labeaume ne s'est pas excusé. J'ai bien vu son bla-bla qu'il pense avoir été des excuses... mais le type ne sais pas ce que sont des excuses selon toute évidence...
    Le petit gars mériterait une bonne correction sur les fesses comme dans "mon temps"... jusqu'à ce qu'il s'excuse en bonne et due forme, et qu'il promette de ne plus recommencer...

  • observateur1
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 06h52
    Toute ma confiance à Mme Porter
    Le monde municipal est en ce moment à une croisée des chemins qui est à la veille de basculer dans l'autoritarisme...

    Régis Labeaume en est le parfait exemple, comme son collègue de Chicoutimi, Jean Tremblay...

    Plus que jamais les journalistes doivent faire leur travail de chien de garde de ce qui se passe dans nos conseils municipaux au Québec en osant poser les vrais questions pour que les citoyens soient bien informés..

    Isabelle Porter devrait être source d'inspiration pour tous les journaliste..

  • Carole Dionne
    Inscrite
    vendredi 2 avril 2010 07h21
    TRÈS BIEN ÉNONCÉ...
    Tout à coup, il a de la pé-peine. Pauvre petit Labeaume. Un martyr. Et les autres journalistes, que lui ont-ils faits pour se faire aussi traiter cavalièrement?. Dixit Labeaume: "J'en avait une dans le corps, c'est tout". C'est lui, le clown de Québec qui a initier cette conférence de presse. Pas le maire d'Iqualuit.

    Je ne voudrais pas me faire inviter chez lui. Il t'invite et quand tu y va , il te donne de la ma.... Et il se pense brillant. Un autre comme Stéphane Gendron qui berne sa population.

  • Pierrecnd
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 08h10
    Commentaire de Québec
    Oui le maire n'est pas parfait.

    Oui il a ses sautes d'humeur (parfois il serait préférable qu'il se taise), mais il s'excuse aussi en public (ce qu'il a fait le lendemain sur une radio de Québec aux heures de grande écoute).

    Oui il se trompe: l'affaire Rapaille le prouve et je suis personnellement heureux de ne plus le voir dans le décor.

    Mais sa plus grande qualité: il ne se comporte pas comme un politicien et c'est pour ça qu'à Québec il est apprécié. On a notre claques des politiciens à la Tremblay, Charest, Marois, David, Duceppe, Coderre et j'en passe qui pensent plus à leur formation qu'à leurs concitoyens.

    Oui Québec est une ville dite provinciale qui ne fait que commencer à prendre sa place et justement l'on désire la nôtre pas celle des autres. De toute manière on est plus tourné vers l'Amérique que vers le reste du Canada.

    Oui Québec est une ville tranquille, conservatrice et en même temps ouverte, Prude mais qui sait très bien s'amuser, où on ne peut garder un secret mais où tout le monde le connait et le garde pour soi!

    Alors n'essayer pas de comparer la ville de Québec à une autre parce que à "Québec c'est comme nul part ailleurs".

    C'est mon opinion

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 08h14
    Le bedo se dévoile
    Esprit hargneux Labeaume se gonfle encore une fois. Il n`apprendra jamais que la rudesse en politique c`est comme les coups vicieux de la LNH. Ça démontre de la bassesse reptilienne du genre instinctif. Son cortex est débranché. Un vrai bedo qui sonne la cloche pour se faire remarquer. Brillant réflex!

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 08h47
    Labeaume et Duplessis
    @Pierrecnd

    "Il ne se comporte pas en politicien", dites-vous.

    Au contraire, il se comporte en "roi", un peu à la Duplessis, incapable d'accepter la critique et la remise en question.

    Il a beau être millionnaire, il faut; 1-d'abord qu'il obéisse aux normes et règles du code municipal Re:non appel d'offres dans l'affaire Rapaille 2-comme l'écrivait le citoyen québécois Boucher, hier dans LE DEVOIR, son attitude et son comportement, tout comme trop souvent son langage, sont indignes de la fonction qu'il occupe. Il est maire de la Ville....il n'en est pas propriétaire. Il doit rendre des comptes et représenter sa Ville avec dignité.

    Il n'est pas le premier hommes d'affaires à avoir maille à partir avec les impératifs de la politique. On ne mène pas une municipalité comme on mène une entreprise.

  • Isabelle M
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 09h07
    Précisions SVP
    Que voulait dire M. Labeaume au juste quand il a caractérisé le travail de Mme Porter de "journalisme de colonisé", lors de la conférence de presse qui a mis le feu aux poudres? Que cela n'allait pas dans le sens de "son" histoire? Parce qu'elle a fait appel à un expert britannique qui exprimait des réserves sur les méthodes d'un expert français expatrié aux États-Unis?
    Et en quoi remet-elle en cause son intégrité, en énonçant des faits, dans son article sur le financement de la campagne électorale municipale?
    Je trouve très choquant cette attitude à l'égard de Mme Porter, de la part d'un élu. Ce ton familier, paternaliste, moralisateur... c'est une insulte à l'indépendance journalistique et à l'intelligence. Quand quelqu'un ne tolère pas la critique, ce n'est pas bon signe.

  • bernard bujold
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 10h32
    Le maire Régis Labeaume a raison d'être en colère!
    Le maire de Québec a raison d'être en colère contre les journalistes! Alors qu'il y a des dossiers impliquant des fraudes de millions de dollars dont on ne s'occupe pas ou des injustices laissées sous silence, les journalistes se sont accrochés à un petit contrat de 250,000$. Mauvais journalisme! Très mauvais journalisme! J'appuie le maire Labeaume dans sa colère...
    Clotaire Rapaille est un artiste qui aime distraire. Et comme pour tous les artistes, il voir le personnage et ne pas lui demander d'être autre chose que ce qu'il est! Clotaire ne promet pas de sauver des vies ou de mettre fin aux tremblements de terre. Il propose de l'image et du rêve. Vive les Clotaire Rapaille de ce monde.

  • Marie-Josée Gagnon
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 10h34
    L'arroseur arrosé
    Gérer sa popularité...
    Ça semble difficile pour Monsieur Labeaume...Ce n'est pas la première fois qu'il s'emporte, il aurait besoin de gérer SES paroles...Il occupe un poste de prestige qui nécessite DU savoir vivre, un peu de retenue et du tact...Il a démontré un manque de dicernement. Il possède de grandes qualités, mais là, il a dépassé les bornes et perdu les pédales.
    Dommage qu'il n'ait su utiliser la situation de l'affaire Rapaille à son avantage, en ayant un peu d'humilité, il aurait probablement eu besoin de l'équipe de Mirador... Il y a un vieux dicton qui dit qu'il faut tourner sa langue 7 fois avant de parler, (comme le disait ma grand-mère) c'est encore utile et vrai.
    Je connais et Monsieur Labeaume et Isabelle Porter et vraiment sa façon cavalière et irrespectueuse de la traiter est inacceptable. Isabelle est une excellente journaliste, elle a fait ses preuves, je LA supporte et lui souhaite de continuer son très bon travail.

    Marie-José Gagnon
    Québec

  • Normand Morrissette
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 10h38
    L'époque de Napoléon est terminé monsieur Labeaume !
    Les journalistes sont là pour nous informer et non pour populariser des individus.Labaume doit redescendre sur terre, le 400e est terminé et les subventions pour cette fête sont terminées. Ce dernier a oublié rapidement que ce sont les journalistes qui l’on rendu populaire et le 400e, maintenant il doit composer avec la réalité, mais je pense qu’il en sera incapable, on ne tire pas sur ceux qui nous ont propulsés a un niveau supérieur de nos capacités.

  • André Michaud
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 11h06
    Proffessionalisme ou sensationalisme?
    J'encourage M.Labeaume à poursuivre en cour la journaliste si ses affirmations de malhonnêteté à son égard sont fausses. Il n'y a pas que les dites radio-poubelles qui disent n'importe quoi et salissent la réputation des individus.. Il faut faire cesser ce sensationalisme qui détruit des réputations sur des ragots...

    Il ne faut surtout pas croire tout ce que disent les média. Combien de fois j'ai lu des critiques de concerts faites par des journalistes qui n'avaient même pas assistés au concert, ou seulement 15 minutes...
    Chez les journalistes, comme dans tous les métiers il y a des pommes pourries...

    Il était manifeste lors de la conférence de presse de M.Labeaume que certains journalistes voulaient que M.Labeaume s'auto-flagelle et notre maire a bien fait de ne pas tomber dans ce piège et de rester DEBOUT comme un vrai leader. Ce sont pour beaucoup les média qui ont compromis le travail de Rapaille, de sorte que l'on ne saura jamais si il aurait une une bonne idée de marketing ou non...

    Certains journalistes montréalais semblent jaloux de la prospérité de Québec et de la popularité du maire auprès des citoyens..ils cherchent donc des poux...

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 2 avril 2010 11h10
    @Pierrecnd et bernard bujold
    Bravo de vous tenir debout. Parfaitement d'accord avec vos exposés. Pourquoi serait-ce le maire Labeaume qui encaisserait tous les torts alors qu'il fait plutôt figure de bouc émissaire.

  • Etienne Leblanc
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 11h36
    Tous n'ont pas la rigueur du Devoir...
    Tant le geste que les propos de la rédactrice en chef du Devoir, Mme Josée Boileau, sont d'une grande justesse et font preuve de justice. Ce faisant, même si je suis d'avis que monsieur Labeaume aurait pu agir autrement, je peux cependant le comprendre. On peut raisonnablement supposer que les comportements du Maire Labeaume traduisent un certain "écoeurement" de la façon dont certains journalistes exerces leur métier, dans la presse écrite comme à la radio et à la télévision.
    Labeaume sait qu'on va essayer de le mettre en boîte en scrutant chacun de ses faits et gestes, cela fait partie du jeu et il accepte ces règles puisqu'il est là!
    Quand les règles du jeu font qu'une personne faisant l'objet d'un article a la possibilité de répondre directement, comme le prévoit les politiques du Devoir, parfait! Cela me semble honnête et démontre la nécessité pour les journalistes de faire preuve de rigueur tant au niveau de leurs recherches qu'à la rédaction.
    Or, force est de constater que la rigueur journalistique ne constitue pas nécessairement la norme. Des citations rapportées partiellement ou utilisées hors contexte, des propos paraphrasés qui, finalement, n'ont plus aucun rapport avec le message original... Bref, permettre à une personne de répondre ou de réagir face à des propos qui le concernent est une chose, mais si ses réponses sont "manipulées" par les journalistes, on trangresse les règles du jeu. Peut-être que le Maire de Québec a l'impression que les journalistes triches de plus en plus souvent... Lui comme d'autres pourraient légitimement avoir cette perception. De sorte que je peux comprendre, sans pour autant approuver totalement, qu'il puisse réagir en attaquant à son tour.

    Les journalistes se retrouvent, peut-être malgré eux, en position de spécialistes ou d'experts pour une grande proportion de la population. Cette relation de pouvoir n'est pas sans sans conséquence et, de fait, implique de grandes responsabilités, notamment quant à la qualité du contenu...

  • Michel Chayer
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 11h53
    Patof Lebaume
    Lebaume est dans la même veine que la mairesse Boucher… Tout pour que les journaux colportent honnêtement l’impression que la ville de Québec est peuplé de ti-clins, d’abrutis et d’analphabètes fonctionnelles.

  • Miclem
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 11h55
    Crise de confiance justifiée
    Le maire Labeaume devrait savoir que les citoyens du Québec ne croient plus à la générosité gratuite des entrepreneurs qui financent les caisses électorales. L’incapacité du Directeur général des élections d’enquêter sur les 111 individus de quatre entreprises qui ont contribuer pour 300,000 $ au parti libéral est la goutte qui a fait déborder le vase. Le citoyen ordinaire n'est pas dupe: il sait très bien qu'il est utopique de croire que des individus lié à des entreprises qui ont intérêt à être proches des élus soient si généreux envers les politiciens. Le maire Labeaume n’est pas plus blanc que les autres politiciens : il a lui aussi accepté l’argent des sangsues du système, nos BS corporatifs qui sont à la base même du gaspillage éhonté que nous payons à même nos impôts avec la complicité de nos gouvernements. La population a déjà perdu confiance en ses élus, elle est sur le point de perdre confiance en ses institutions. Ce serait tout simplement tragique !

  • Pssst
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 12h00
    Où est l'injustice ?
    Madame Boileau,

    Le maire Labeaume a réussi à vous faire sortir . . . Un Vendredi Saint en plus ! J'aurais cru qu'il s'agissait d'une annonce publique faite à reculons par un politicien !

    Vous savez: si vous, votre journal ou votre "reporter" êtes malheureux des commentaires de M. Labeaume, vous pouvez utiliser les moyens mis à la disposition de tous les citoyens pour faire corriger la situation. Vous pouvez le poursuivre en justice. Il pourra alors répliquer à sa guise . . . et devant un tribunal indépendant.

    Le maire Labeaume n'a pas votre liberté d'action. Vous, votre journal et votre "reporter" êtes protégés par la procédure spéciale du Conseil de presse. Mais rien n'empêche le maire Labeaume d'utiliser d'autres moyens, comme l'émission de Paul Arcand, pour vous amener devant le tribunal du public. S'il l'a fait consciemment, je le félicite pour sa créativité; je doute cependant que ses conseillers soient aussi créatifs.

    Les journalistes sont un bienfait pour notre société . . . quand ils sont responsables. Je ne crois pas que le système actuel du Conseil de presse les aide à se sentir responsables. Le journalisme d'aujourd'hui laisse planer trop de suppositions et nous livre trop peu de faits.

    Si les contributions politiques de certains leur procurent des avantages concrets, j'aimerais le savoir. Votre "reporter" nous le fera-t-elle bientôt savoir ? Je crois que tout le monde a assez attendu.

    Le maire Labeaume n'est pas sans faute. Il a cependant le mérite de s'être lancé en politique. Trop peu de bonnes personnes acceptent de faire ce saut de nos jours et de devenir la cible de tout le monde. Si vous avez quelque chose (comme des faits) à lui reprocher, remplissez votre journal; et faites votre devoir. Si vous n'avez rien à étaler, cherchez ailleurs et fournissez-nous des faits sur d'autres sujets. L'actualité n'en manque certes pas !

    Ceci étant dit, j'apprécie généralement la qualité de vos "reporters" et je lis assez régulièrement votre journal. Je refuse cependant systématiquement de m'y abonner tant que je n'y retrouverai pas plus de faits et moins de suppositions. J'apprécie aussi les interventions de vos "reporters" à certaines émissions radiophoniques que je n'écouterais probablement pas autrement.

  • Jean Rousseau
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 12h59
    « ...la désastreuse affaire Rapaille ? » *corrigé*

    Cette expression de votre journaliste Josée Boileau relève d'une perception erronée de la réalité. Clotaire souffre seulement de cette déformation professionnelle de tout embellir, (y comprit son cv), typique en marketing. Essayez d'en trouver un autre en mesure de tenir en haleine des centaines d'intellectuels de cette formation lors de conférences et s'y vous y parveniez, c'est à cet élu qu'il faudrait demander ses impressions sur les talents de l'autorité Rapaille. Je comprends le maire d'être agacé à l'occasion par une opposition et peut-être des médias qui lui cherche continuellement des puces, même lorsqu'il s'efforce d'innover pour le bien-être de ses concitoyens. Le constat qui ressortirait de cette situation se trouverait cette vérité de devoir axer l'éducation sur la maturité d'abord. Sans gouvernail, même avec la caboche farcie, la personne n'agira que telle une poule pas de tête.

  • Leo-Paul Desaulniers
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 13h06
    Est-ce le procès du journalisme?
    Plusieurs internautes profitent de l'occasion pour régler leurs comptes avec le journalisme en général. Chacun est libre d'avoir son opinion sur cette profession, sur son importance dans notre société et sur la qualité de sa pratique actuelle au Québec.

    Mais il me semble que ce n'est pas de cela qu'il est question : une journaliste bien précise est blâmée sur un ton outrancier par un élu pour avoir fait du journalisme «de colonisé»; puis l'élu en question en remet (sous prétexte de s'excuser...) en accusant ladite journaliste d'avoir publié il y a 6 mois un article mensonger qui entache sa réputation. Les allégations de l'élu tiennent-elles la route? la journaliste a-t-elle commis une faute professionnelle?

    Il faut lire ce que madame Porter a écrit, et porter un jugement là-dessus. «Colonisée»? Propos diffamatoires? Je lis et relis l'article du mois de mars et celui d'octobre dernier, et il me semble que non. Au contraire : je vois là du journalisme solide, instructif, sans rien de crétinisant.

    (Si quelqu'un fait une autre lecture des textes de madame Porter, je veux bien entendre ses raisons, voir où elle aurait péché.)

  • Miclem
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 13h18
    Le courage de ces convictions?
    Si le maire Labeaume est réellement le leader qu’on prétend, qu’il soit LE PREMIER POLITICIEN À INTERDIRE LE FINANCEMENT DES ÉLECTIONS PAR LE PRIVÉ. Qu’il passe un règlement municipal assurant le financement des partis municipaux par la ville. Tous les partis politiques n'auraient d'autre choix que de le suivre dans cette direction. Fini les apparences de trafic d’influence. Fini les allégations de copinage. En aurait-il le courage ?

  • real@realo.ca
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 13h51
    @ bernard bujold
    Vous dites;
    «Clotaire Rapaille est un artiste!!!!» he bein non monsieur,
    un publicitaire n'est pas un artiste, y'a des limites a dire n'importe quoi.

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 14h00
    Le maire Labeaume et la presse
    Il faut rappeler que c'est suite à un article d'un journaliste, qui a fait des recherches sur le cas Rapaille, que le maire de Québec a reculé. En somme cette révélation démontrait l'amateurisme du maire dans cette affaire. Comment un homme entouré de conseillers peut-il avoir commis un tel impair?

    Quant à l'article d'octobre d'Isabelle Porter, il n'y a rien à voir avec la réputation du maire.

    Je crois comprendre qu'il n'admettait pas qu'une *vieille connaissance*(Mme Porter étant la fille d'un ami du maire) ose écrire un texte sur le financement de son parti.

    Et comme l'écrit LE DEVOIR, les pages du journal sont ouvertes: le maire n'a jamais répondu au journal là-dessus. Pourquoi ne le fait-il pas maintenant?

  • Guy LeVasseur
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 16h41
    Un Nicolas Sarkozy Fleur de Lisée ?
    Le maire Régis Labeaume ne serait-il rien d'autre qu'une fausse
    imitation de simili "Nicolas Sarkozy Fleur De Lisée" ? À la sauce
    de sirop d'érable ?

    C'est ce que je crois !

    Guy LeVasseur
    Rimouski

  • Raymond Turgeon
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 17h49
    Vous me suivez?
    D'abord, Clotaire ''rapaille'' le lucratif contrat de Québec. Puis Régis, ayant découvert d'inacceptables irrégularités dans son CV, ''rapaille'' Clotaire. Sous les feux de la rampe, Régis, qui se dit injustement ''rapaillé'' par Isabelle Porter, s'empresse de la ''rapailler''. Et Joséee Boileau, qui se doit de remettre les pendules à l'heure, ''rapaille'' à son tour Régis. Ma question est la suivante: Savez-vous qui, dans cette histoire, a vraiment été rapaillé, et à quelle hauteur?

  • Pierre Cornellier
    Abonné
    vendredi 2 avril 2010 17h51
    Le Conseil de presse
    Contrairement à ce qu'affirme Psst, le Conseil de presse ne protège pas
    la journaliste et le journal.

    Le Conseil de presse est là pour protéger le public.Par exemple, le maire Labeaume aurait pu présenter ses récriminations, au sujet du travail de la journaliste et du journal, au Conseil de presse. Ce dernier aurait étudié sa requête et aurait donné son avis quant au travail professionnel de la journaliste et du journal. Mais son avis n'a rien de judiciaire.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    vendredi 2 avril 2010 20h20
    Tous n'ont pas la rigueur du Devoir..(Etienne Leblanc)
    Vous voulez rire....!

  • FRANCINE BOUCHARD
    Inscrit
    vendredi 2 avril 2010 23h40
    Que reproche le maire Labeaume au journal Le Devoir?
    Simplement d'exister et de ne pas dire comme lui! Comme il l'a fait lorsqu'il avait un certain nombre de conseillers qui n'étaient pas de son clan à l'hôtel de Ville de Québec. Quand il est entré en poste, son premier geste a été de dire "Si vous n'êtes pas AVEC moi, vous êtes CONTRE moi! Tenez-vous le pour dit..." Il a fait subir à Mme Porter ce qu'il fait subir à tous ceux qui le questionnent, à tous ceux qui remettent en cause ses orientations et décisions, qu'ils soient journalistes, élus, citoyens, fonctionnaires. Et dire qu'il s'en trouve à Québec qui sont fiers de leur maire.
    Francine Bouchard, Québec

  • Luc Goddard
    Inscrit
    samedi 3 avril 2010 09h19
    La pointe de l'iceberg?
    Ce qui est le plus dérangeant dans l'affaire Labeaume versus Porter, nonobstant l’état d’esprit du maire Labeaume, c'est que Mme Porter n'ait possiblement révélé que la pointe de l'iceberg. Des traitements de faveur auraient-ils été faits à BPR ou à d'autres contributeurs à la réélection du maire Labeaume? Une analyse comparative de la liste des donateurs électoraux et de celle des contrats et largesses données par l'administration Labeaume pourrait révéler des surprises sur les façons de traiter les dossiers, d'adjuger les contrats (subdivision, etc.) ainsi que leurs bénéficiaires.

    Mais encore plus, en administration publique, de par le rôle de fiduciaire du bien collectif échu à un maire, on doit non seulement éviter les conflits d'intérêt mais également, l'apparence de conflits d'intérêt, de favoritisme ou de patronage, et c'est ce que voulait souligner Mme Porter. Une brève recherche sur internet semble donner raison aux inquiétudes de Mme Porter et du Devoir.

    Par exemple, le renouvellement expéditif et à long terme du contrat du Moulin à Images par le maire Labeaume et les conditions exceptionnelles faites à Ex Machina (P.-A. Normandin, Le Soleil 8 avril 2009). On aurait alors préféré que Robert Lepage ne fasse pas partie de la liste des donateurs à la caisse du maire (P.-A. Normandin, Le Soleil, 27 oct. 2009), surtout avec un don atteignant le maximum admissible.

    Ou comme la compagnie Placements Lemniscate, qui a reçu étrangement le feu vert du comité exécutif du maire pour démarrer un grand projet de développement contesté de près de 100 millions $ avant même que ne soient accordés les permis d'abattage et de construction par la Ville (Jean-François Néron, Le Soleil, 18 nov. 2009). La firme a réalisé illégalement pendant plus de deux semaines l'abattage de centaines d'arbres et l'ouverture des nouvelles rues dans un secteur boisé de Charlesbourg, malgré les appels répétés des citoyens à la Ville, qui n’a demandé d’injonction que lorsque le mal eût été fait (JF Néron op.cit.).

    Or, on aurait préféré que les dirigeants de Placements Lemniscate, MM. Sébastien Leboeuf et Patrick Bragoli, ne participent pas au cocktail de financement de la campagne du Maire Labeaume, quelques semaines auparavant (site web radio-canada, 20 nov. 2009, http://actualites.ca.msn.com/regional/quebec/rc-ar

    Le maire Labeaume, lui-même entrepreneur devenu millionnaire subitement (http://www.gillesparent.com/Fichiers/PortraitLabea dans des circonstances pour le moins critiquées lors de la privatisation de la Société nationale de l’amiante (Hélène Baril, Le Soleil, 2 sept. 1994 - finances), dit vouloir se faire l’apôtre de l’éthique et sortir les lobbyistes de son bureau (Antoine Robitaille, Le Devoir, 3 oct. 2009). En même temps, il dit vouloir s’associer et profiter des conseils de gens d’affaires ayant réussi, et qui sont souvent des amis, comme les Marcel Aubut, Jacques Tanguay ou Michel Cadrin. Rien de mal à réussir, et Québec est tissé serré, faut-il le rappeler.

    Mais à ce jeu, on se demande comment le maire arrive-t-il à éviter les conflits d’intérêt avec de riches entrepreneurs ou des amis qui sont partout à la fois. La loi de la moyenne semble démontrer que les arbitrages se font toujours dans la même direction.

    Ainsi, on aurait préféré qu’un de ces proches, le riche promoteur immobilier et pharmacien Michel Cadrin, ne se soit pas vu autorisé maintes dérogations concernant son grand projet immobilier de la Grande-Allée, maintenant sur les ruines de l'ancien monastère des Franciscains. Et ce, dans un grand tollé et avec les railleries du maire à l’endroit des opposants (A. Robitaille, Le Devoir, 10 juillet 2009).

    On aurait aussi préféré que le maire Labeaume ne se fasse pas l’artisan principal de la décision de subventionner pour plusieurs centaines de milliers de dollars le fonctionnement annuel d'une école de musique au Théâtre l'Impérial, propriété du même Michel Cadrin, et malgré l’opposition du milieu et la présence de maintes infrastructures similaires à Québec (Régys Caron, Journal de Québec, 3 nov. 2009).

    Charité bien ordonnée commençant par soi-même est aussi un principe contraire à la gestion responsable des affaires publiques. Comme lors de la dernière élection, d’imputer à la Ville de Québec des dépenses électorales comme les frais de la conférence de presse avec Marcel Aubut, fossoyeur des Nordiques, pour créer l’engouement autour d’un nouveau colisée et la venue d’une équipe professionnelle de hockey, ou les frais du voyage largement médiatisé à New York pour rencontrer le commissaire Garry Bettman, et faire croire à la promesse d'une équipe de la LNH à Québec (P.-A. Normandin, Le Soleil, 3 fév. 2010).

    C'était possiblement un manque de clairvoyance que de facturer la Ville pour de tels frais. Mais la même clairvoyance n’a pas manqué quand il a été question d’orchestrer ces événements pour faire croire à l’éminence du retour du hockey professionnel à Québec et sceller l’issu de la dernière élection (I. Porter, Le Devoir, 17 oct. 2009).

    Alors, lorsque le maire Labeaume accuse Mme Porter de porter atteinte à sa réputation, il démontre qu’il veut régler des comptes ou qu’il a surtout besoin d’un cours d’éthique à l’ENAP. Car il n'a apparemment pas compris qu'en administration publique et avec ses responsabilités de fiduciaire du bien collectif, le fait de se placer de façon répétitive en situation d'apparence de conflit d'intérêt, de favoritisme ou de patronage, constitue une faute grave. Elle entraîne d’elle-même, sans l’aide de Mme Porter, un déficit de crédibilité entachant les rôles de représentation et de rassembleur échus normalement à un maire.

    Ne reste alors que le pouvoir par les décisions unilatérales, l’injure et l’intimidation, ce à quoi est confrontée la journaliste Isabelle Porter et, semble-t-il, bien d’autres à Québec (Nadia Ross, Le Soleil, 30 mars 2010). Après avoir surfé sur la vague du 400ème et avoir été consacré roi de Québec, les réflexes pugilistiques et l’appétit du pouvoir de M. Labeaume se sont amplifiés. Et il reste encore 42 longs mois de mandat au maire. Une éternité en politique. Bon courage aux gens de Québec, au Devoir et à Mme Porter.

  • pagerry3
    Inscrit
    samedi 3 avril 2010 11h09
    Régis Labeaume n’a pas de leçons à donner.
    Régis Labeaume n’a surtout pas de leçons à donner à qui que ce soit. Il en a surtout à recevoir et elles s’empilent au vu et au su de tous les citoyens, sur les tapis rouges qui façadent l’Hôtel de Ville de Québec. C’est d’ailleurs le miroir de ses quotidiennetés qui le lui rappelle, mais ce sont les épais verres fumés clotairiens de son jovialisme rapailléqui l’empêchent de bien discerner.

    « Existe-t-il une procédure de révocation du mandat d'un maire dans la loi sur les municipalités? Si oui, il faut l'enclencher, c'est urgent! Sinon, Québec devra légiférer pour permettre aux citoyens de réagir à l'incompétence crasse, à la manipulation, au favoritisme et à tout ce qui caractérise notre administration municipale ? »

    « Depuis le début de son mandat, le divino Régis Labeaume brandit les gants de boxe de l'arrogance et l’insolence, tout affichant le superflu, son essentiel. Il ne se réfère jamais aux conseillers élus pour prendre une part active à la gestion de l’entreprise municipale. Il refuse les propos des conseillers de l'opposition, il s'exaspère et s’époumone, lors des questions des citoyens. Suivant les élans de son impulsivité, les soubresauts de sa compulsivité et les ardeurs de sa fougue instinctive, il fait des dépenses exagérément inutiles. Et. Sans le moindre sens de la consultation participative, il refuse toute critique.»

    Voilà deux extraits, tirés de LE DEVOIR.COM et pris au hasard de milliers d’opinions qui vont dans le même sens et qui pleuvent sur le sujet Régis Labeaume et son burlesque vaudeville pré-clotairien, clotairien et post-clotairien.

    Le manque d’éducation doublé d’un manque de jugement notoires font du maire Régis Labeaume, un culoté de l’émergence des casse-cous et des risque-tout (daredevils) pour qui l’impudence, l’arrogance et l’insolence sont les caractéristiques de leur «divinité trinitaire», doublé d’un paria du municipalisme misérabiliste qui pèse déjà trop lourd, sur Québec et ses distingués citoyens, ce qui décote et décode la Capitale nationale dont l’imagerie bédéiste est devenue loufoque et tout aussi risible que son fumiste conseiller enfumé, l’hurluberlu Rapaille, son alter ego.

    L’analyse sommaire de tous ses quotidiens, depuis 2007, nous démontre, sans l’ombre d’un doute, que LE MAIRE REGIS LABEAUME EST UN LEADER NEGATIF. Son leadership se fait au détriment du groupe politique et à celui de tous les employés et intervenants dont la saine gouvernance a le plus grand besoin. Son leadership de haut-parleur et de fort-en-gueule, est actionné par un nombrilisme qui ne peut que servir ses macros fins personnelles, ses mégas intérêts personnels que seul la «cuvette de son cabinet» prétend pouvoir contenir et retenir. Dans le seul but de marquer, de ses abracadabrantes steppettes, tous les tapis des allées et des retours de son pouvoir gonflé et exclusif, il cherche à terroriser tout le monde et surtout ceux et celles dont les compétences lui portent ombrage. Homme impulsif et compulsif, il est un faux leader, un petit boss de béc….., sans le moindre contrôle sur ses propres incontinences. Régis Labeaume est la plus imprévisible des bombes à retardement. Il est une mine tout-terrain dont le détonateur à distance se déclenche au moindre sursaut ressenti. Régis Labeaume travaille seul et il se fie aux accords (pris pour acquis) de deux ou trois de ses sous fifres (yesmen), les larrons de sa droite et de sa gauche qui s’activent et s’exhibent devant les caméras des festivals et des carnavals bimensuels du lundi soir, à l’Hôtel de Ville.

    Si Londres a son extravagant Boris et que L’Anse St-Jean eut son ridiculissime Denis 1er, Québec a son excentrique Régis 1er, le plus insolite des bizarroïdes dont le théâtre s’étend de L’Anse-au-Foulon jusqu’à la Plage Jacques-Cartier. Tout, absolument tout n’est imaginé et lancé que pour son auréole et pour sa gloriole fidéennes. Cet aventureux irréfléchi ne pompe que les gaz de la témérité. Par contre et suivant les constats auxquels fait appel notre souvenance, ce sont les souffrances aiguës et permanentes qui l’assaillent sans répit qui sont les causes les plus étroitement reliées et ficelée serrées à ses limites, à ses inconforts singulièrement pluriels, à sa piètre confiance en soi, à ses incompétences flagrantes (au seul chapitre de la planification), aux profondes frustrations de son insatiabilité, aux influx de son instabilité caractérielle, à ses ressentiments dominants, à ses humeurs volcaniques et à ses émotivités explosives dont les accélérateurs s’emballent et dont les carburateurs se bouchonnent, au gré de ses tensions pathologiques, au rythme de ses irrégularités et de ses imprévisibilités, aux cadences des battements de son nombrilisme et de sa démesure comportementale. Inspirés et mus par les flux du catastrophisme, tous les agissements de cet individu pointent dangereusement en direction de la sinistralité. En ce sens, le fiasco Clotaire Rapaille n’est que la pointe d’un des icebergs dont son émergence fait parade.

    Régis Labeaume s’autorise toutes les insultes et toutes les incontinences langagières. Son attitude altière ne carbure qu’au mépris qu’il porte à l’égard des élus qui ont porté sa bannière, mais qu’il ne consulte jamais, à l’égard de l’Opposition des deux indépendants auxquels il en «crisserait une dans le front », n’a-t-il pas déjà lancé la folle menace, à l’égal et à l’image de son alter ego provincialiste Jean Charest qui, publiquement (en pleine Assemblée nationale) a traité une députée de l’Opposition péquiste de «crisse de chienne».

    Le haut potentiel d’imprévisibilité et d’explosivité de Régis Labeaume exténuent (pour ne pas dire écœurent) plus de 80% de la population. Certaines des sous-couches de la plèbe, son giron, se mirent dans cet homme-leur-miroir. Avec leur miroir-aux-alouettes, ses fans des clubs des gras HI-H-HI, des gros HO-HO-HI et des épais HA-HA-HA, s’imaginent pouvoir canarder tout citoyen qui fait preuve de savoir, de savoir-faire, de savoir-être, d’instruction, de culture, d’éducation et de distinction. Les tribunes télévisuelles et radiophoniques de Montréal se l’arrachent, pour leurs propres plaisirs de mégalos exploiteurs du méga phénomène d’excentricité, au profit de leurs moqueries et mépris, à l’égard du Village dont le personnage se dit le préfet, parce qu’ils n’ont jamais digéré que ce «VILLAGE DE CARRURE ET D’ALLURE MONDIALES» ait été reconnu et inscrit comme un JOYAU DU PATRIMOINE MONDIAL.

    Régis Labeaume a certainement des qualités et des aptitudes qu’envahissent et cachent la déferlance de ses défauts, de ses déviantes attitudes et de ses arrogantes altitudes, en raison desquels défauts, desquelles altitudes et attitudes, il a l’air du plus lutin des farfadets plutôt que d’un magistrat honorable et respectable. Après trois ans au cours desquels les citoyens de la Capitale nationale en ont vu de toutes les couleurs, Monsieur le Maire, notre rustre et «bougre mestre» a dépassé toutes les limites et franchi toutes les frontières de la tolérance collective, surtout depuis l’Affaire Clotaire Rapaille et de ce qu’ont dû subir les représentants de la presse écrite dont principalement Madame Porter, du quotidien Le Devoir, en regard des excès verbeux qu’alimentent son négativisme et son négationnisme.

    Le phénomène Labeaume n’a déjà que trop duré. La population a le devoir de prendre les actions qui s’imposent pour le stopper, sinon pour le déloger, avant que le degré de sa désinvolture, avant que l’étalement de ses cabrures sans allure ainsi que celui de ses tocades et ruades insensées, avant que le déploiement de son révisionnisme et que l’étendue de son ascendance négative ne causent plus de dommages. Dommages irréversibles, quant à la notoriété et à l’honorabilité, quant à la crédibilité et à la respectabilité de l’historique Cité de Champlain. Dommages qui ne feront que décoter définitivement la Ville de Québec, de l’affadir et de figer dans le temps tous ses charmes naturels.

    Les élus, les employés de la Ville, les commerçants qui vivent du tourisme local, régional, national et international ainsi que les fiers et lucides citoyens de la Capitale nationale doivent placer Québec au centre de leurs préoccupations, ouvrant tous les accès à l’expression de leurs opinions et à l’exercice de leurs influences. Ce faisant, tous et toutes doivent rappeler Régis Labeaume à la raison et s’assurer qu’en raison des requis auxquels ses hautes fonctions l’obligent, qu’il mette immédiatement fin à l’amateurisme et aux excès tous azimuts qui résultent de son profil caractériel dont le déséquilibre en inquiète plus d’un. Il n’y a plus de place, à Québec, pour les folichonneries de ses émotives pulsions, pour ses polissonneries langagières et pour ses inqualifiables écarts de conduite.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    samedi 3 avril 2010 12h03
    Vive Napoléon!
    Pour une fois que la ville de Québec peut bénéficier de l'envergure d'un maire qui les a mis sur la map....! C'est sûr que ça suscite la jalousie et la rancoeur de l'opposition dont c'est le rôle de s'opposer envers et contre tous.

    Il en était de même dans le temps de la mairesse Boucher dont on critiquait même la tenue vestimentaire...! Jamais contents ces petits québécois, on dirait.

  • Jean-Luc Proulx
    Inscrit
    samedi 3 avril 2010 14h56
    Le vrai Régis Labeaume
    Vraiment le pire maire de Québec depuis des décennies!!!! Il peut bien s’en prendre aux journalistes pour s’être fait aussi magistralement déculotté, le pauvre p’tit pit sans défense!!!!

    À vous, de Montréal, de Québec et d’ailleurs, qui ne connaissiez pas le vrai Régis Labeaume, il vient de vous fournir lui-même un échantillon très révélateur de qui il est vraiment : un petit homme sans honneur qui ne tolère, ni la moindre contrariété, ni la moindre adversité! La médecine méprisante qu’il a servie aux journalistes, lundi, de même qu'à madame Porter, cette semaine, est la même qu’il sert, à chaque séance du Conseil municipal, aux deux élus indépendants (le pauvre monsieur Yvon Bussières et la pauvre madame Anne Guérette), aux représentants syndicaux et, parfois même, aux citoyens qui viennent s’exprimer dans la salle du Conseil!

    En rejetant, du revers de la main, toutes les offres de débat, pendant la dernière campagne électorale, cette espèce de dictateur a répondu : «C’est ça, la démocratie!»! Voilà qui est cet homme répondant au nom de Régis Labeaume : un arrogant, un autocrate et un revanchard! Si vous vous demandez pourquoi il a fait campagne, si intensément, l’automne dernier, alors que l’élection lui était d’emblée acquise, c’était, simplement, pour faire disparaître du paysage politique le Renouveau municipal de Québec, le parti municipal qui formait l’Opposition officielle, ce même parti qui avait, quatre ans plus tôt, eu le malheur de rejeter sa candidature à la chefferie pour l’élection municipale de 2005! La dissolution récente de ce parti a dû être un moment fortement jouissif pour notre Napoléon de la Grande-Allée.

    Ceux et celles qui ont connu les années de Jean Pelletier à la mairie y verront, sûrement, des similitudes! Tout aussi autocrate et vindicatif que peut l’être Régis Labeaume, Jean Pelletier avait déjà répondu à la Cheffe de l’Opposition officielle, Winnie Frohn, d’être «en manque de sexe» et il avait même déjà traité le succeseur de madame Frohn, Pierre Mainguy, de «petit homme en culotte courte»!

    Conclusion qui s’impose d’elle-même : en 2007 et en 2009, les gens de Québec ont élu un petit homme à la mairie de leur ville, point!

    P.S. : Je vis à Québec.

  • Claude Kamps
    Inscrit
    mardi 6 avril 2010 05h54
    Merci à Luc Goddard pour cet éclairage
    Moi j'ajouterai qu'une ville qui fait confiance à Marcel Aubut, qui a vendu avec un énorme profit les Nordique, et qui en plus, avec la complicité du maire, veut refaire le coup avec une nouvelle équipe, qui ne sera pas plus rentable, sauf en cas de vente, fait fausse route.
    Et j'espère que mes taxes ne serviront pas à Charest et aux conservateurs pour financer une aréna qui dans d'autre pays ne serait que provinciale avec un marché bien trop petit.

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