mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 21h17


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Un premier syndicat réplique à la charge du gouvernement

13 janvier 2006  Québec
Québec — Le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) porte plainte auprès de la Commission des normes du travail contre le gouvernement Charest, accusant celui-ci de ne pas avoir négocié de bonne foi et d'avoir donc transgressé le Code du travail.

La plainte a été transmise mercredi par les procureurs du syndicat, le bureau d'avocats Grondin, Poudrier et Bernier, a annoncé le président du SFPQ, Michel Sawyer.

L'article 53 du Code du travail oblige en effet la partie patronale et les représentants syndicaux à «négocier de bonne foi».

«Cela signifie que les parties doivent non seulement négocier, mais faire des efforts raisonnables pour conclure une convention collective. Ces deux éléments sont d'une égale importance, et une partie qui y déroge ne négocie pas de bonne foi», affirme la requête formulée par le syndicat.

Une proposition «non-négociable»

La plainte concerne le processus de négociation de l'automne dernier entre l'État et les syndiqués du secteur public. Le SFPQ a fait valoir qu'à cette occasion, la proposition salariale de l'État, qui comprenait pour les employés du secteur public une augmentation de salaire de 12,6 % répartie sur six ans, englobait les sommes dues au titre de l'équité salariale, en contradiction avec la loi.

De plus, le gouvernement avait qualifié sa proposition de «non négociable» et avait menacé de recourir à la voie législative si ce cadre salarial n'était pas accepté, en imposant des conditions de travail «plus défavorables», plaide le syndicat.

Loi spéciale

Par ailleurs, la requête syndicale fait valoir que les membres du gouvernement «ont admis qu'il n'y avait pas de négociation possible sur le cadre salarial déterminé». De plus, toute la ronde de pourparlers s'est terminée par l'adoption d'une loi spéciale à l'Assemblée nationale le jeudi 15 décembre dernier.

En conséquence, le syndicat demande à la Commission des relations de travail de reconnaître que «le gouvernement a manqué à son obligation de négocier de bonne foi» et de proclamer que les négociations doivent reprendre en ce qui a trait aux clauses salariales.

Si l'État refusait, la Commission devrait le condamner à payer à chacun des 43 000 membres du syndicat «des dommages compensatoires dont la somme sera précisée ultérieurement».

Selon le président du SFPQ, Michel Sawyer, «le gouvernement Charest n'a pas fini d'entendre parler de nous d'ici la fin de son mandat, que ce soit par la voie juridique ou autrement».

Mais au Conseil du trésor, Isabelle Taschereau, porte-parole de la ministre Monique Jérôme-Forget, a soutenu que le gouvernement Charest «avait négocié de bonne foi» l'an dernier.

«Il y a eu 1500 rencontres de pourparlers, on a signé 35 ententes normatives et on a tenu compte de la capacité de payer de l'État. Notre attitude était inspirée par la bonne foi», a conclu Mme Taschereau.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009