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Charest tente de calmer le jeu

Antoine Robitaille   24 décembre 2005  Québec
Afin de calmer le jeu, le premier ministre Jean Charest a décidé d'intervenir hier au sujet de la nomination controversée de son ami Wilfrid-Guy Licari comme délégué général du Québec à Paris. En vain, semble-t-il, car cette nomination a continué d'alimenter le débat, suscitant des réactions de Pierre Pettigrew, Bernard Landry et Yves Michaud, entre autres.

«J'espère que la polémique va cesser», a dit au Devoir M. Charest, qui a refusé net ce que le chef du Parti québécois, André Boisclair, lui a réclamé jeudi sur les ondes de Radio-Canada, soit «de réviser sa décision».

«Ce n'est pas dans l'intérêt de la délégation [générale du Québec à Paris] que la polémique continue», a fait valoir le premier ministre. Il s'est du reste montré enchanté de l'intervention-surprise de l'ancien premier ministre Lucien Bouchard, sorti de sa réserve jeudi pour défendre la nomination de M. Licari à Paris.

Selon M. Charest, M. Bouchard a raison de souligner que M. Licari «a toujours été très respectueux des compétences québécoises [...] dans tout ce qu'il a entrepris; il fut un de ceux qui ont toujours été des alliés indéfectibles du Québec». Aussi, le parallèle que M. Bouchard a dressé entre le tollé qui avait suivi sa nomination et celui qu'a suscité celle de M. Licari est à ses yeux très juste: «Quand Lucien avait été nommé [à Paris], on lui avait reproché les mêmes choses qu'on reproche aujourd'hui à Wilfrid Licari, notamment le fait d'être un ami du chef du gouvernement, alors que Lucien, comme ambassadeur du Canada à Paris, a fait un excellent travail.»

M. Charest a insisté pour dire que M. Licari est «d'abord nommé pour ses compétences» et que cette nomination est «en droite ligne avec» ce qu'il veut «au niveau des affaires internationales», soit élargir la présence du Québec à l'étranger. Compte tenu de l'amitié entre les deux hommes, M. Licari «aura un canal privilégié» entre eux, a-t-il confirmé. «Mais ce ne sera pas pour autant un canal de détournement du ministère et des autres canaux», a nuancé M. Charest. Au fond, a-t-il fait valoir, «l'amitié n'est pas un substitut pour la compétence, et je n'aurais jamais osé nommer à ce poste une personne si je n'avais pas l'intime conviction qu'il en possédait».

Irrité par le caractère acerbe des critiques péquistes, M. Charest a insisté sur le fait qu'il a maintenu en poste Clément Duhaime jusqu'au mois dernier alors que celui-ci avait été nommé en 2000 à Paris par Lucien Bouchard. «J'ai toujours eu le plus grand respect pour Clément. Il est resté en poste après mon arrivée au pouvoir parce que c'est un professionnel» alors que tout le monde sait qu'il «n'est pas d'allégeance fédéraliste». Jean Charest a précisé ceci: «Je l'ai défendu avec beaucoup d'énergie à l'Organisation internationale de la francophonie [OIF] parce que c'est un pro, parce que c'est quelqu'un qui nous fait honneur.»

Selon M. Charest, savoir mettre de côté la partisanerie, comme M. Bouchard l'a fait jeudi et comme il l'a lui-même fait en maintenant M. Duhaime en poste, est essentiel à la valorisation des institutions: «Autant il est vrai qu'un premier ministre fédéraliste peut garder en poste une personne qui n'est pas d'allégeance fédéraliste parce que c'est un pro, autant l'inverse doit pouvoir être vrai aussi. Sinon, on diminue nos institutions.»

M. Charest a par ailleurs soutenu qu'il savait que M. Licari adhérait à la doctrine Gérin-Lajoie, combattue par le fédéral mais qui fonde la personnalité étrangère du Québec. «Il a été ambassadeur dans plusieurs pays francophones et au Vatican, où le Québec était au centre des échanges», a aussi fait valoir le premier ministre: «Il connaît très bien le Québec.»

De plus, il estime qu'à l'approche d'échéances importantes, notamment en 2008 (le 400e anniversaire de Québec ainsi que le 49e Congrès eucharistique international et le Sommet de la Francophonie, qui auront tous deux lieu dans la Vieille Capitale), M. Licari pourra être d'un apport crucial. Celui-ci a été ambassadeur au Vatican. Et il a été ambassadeur au Sénégal, où il s'est lié d'amitié avec Abou Diouf, aujourd'hui secrétaire général de l'OIF. Ce sont des réseaux qui pourront être mis à profit.

Pettigrew applaudit

Quant au ministre des Affaires étrangères du Canada, Pierre Pettigrew, rejoint hier en pleine campagne électorale fédérale, il n'a eu que de bons mots pour M. Licari, dont il sera le patron jusqu'à la fin de février (M. Licari est en poste à Tunis). Il a salué cette nomination, y voyant une façon «d'enrichir la diplomatie québécoise». «Je connais Wilfrid depuis une trentaine d'années et je crois qu'il va faire un excellent délégué du Québec.» Au dire de M. Pettigrew, les critiques des anciens délégués et des péquistes à l'endroit de M. Licari montrent que «ces gens-là se choquent aussitôt que les choses sortent des chemins traditionnels».

M. Pettigrew a poursuivi: «Je trouve très bien que la diplomatie québécoise s'ouvre à un individu qui a une très large expérience, qui vient lui-même de l'étranger, qui s'est intégré au Québec. Voilà le genre de citoyen qu'on aime mettre au service du Québec. C'est très bien», a dit le ministre.

M. Pettigrew s'est dit nullement choqué par le fait que M. Licari l'a contredit jeudi, dans son entrevue au Devoir, au sujet de la doctrine Gérin-Lajoie, qu'il avait déclarée «périmée» au mois d'août. Il a prétendu avoir été mal cité à l'époque: «M. Licari a seulement contredit ce qu'on m'avait fait dire dans un point de presse.» Pourtant, les propos du ministre à l'époque ne faisaient aucun doute. Mais il a insisté: «Ce que j'ai dit [...], et c'est la seule chose qu'on avait retenue de ma position, c'est que je ne voyais pas la doctrine Gérin-Lajoie comme base de négociation sur autre chose que des ententes administratives, ce pour quoi elle avait été écrite en 1965.»

Transfuge et transfusion

Dans le camp péquiste, on ne désarmait pas hier. Un autre ex-premier ministre, Bernard Landry, a confirmé au Devoir qu'il préparait une réponse écrite à celui à qui il avait succédé, Lucien Bouchard, avec qui il dit «différer respectueusement d'opinion» au sujet de la nomination de M. Licari. Selon lui, l'ambassadeur a beau dire que la doctrine Gérin-Lajoie «coule dans ses veines», cela signifie «qu'il doit avoir eu des transfusions très récemment!», a-t-il raillé. M. Landry a insisté pour dire qu'il n'attaque pas l'homme, qui a été très courtois lorsqu'il l'a rencontré à l'étranger lorsqu'il était aux affaires. Il reste que M. Licari a eu à nier pendant plus de 30 ans que le Québec forme une nation. «Il a aussi eu à défendre devant les étrangers l'abjecte Loi sur la clarté», a déclaré M. Landry.

Michaud et l'olibrius

Ancien délégué du Québec à Paris, Yves Michaud allait dans le même sens hier. Se rappelant avoir rencontré M. Licari à plusieurs reprises, il a dit estimer que ce dernier «a toujours fonctionné selon le bréviaire des diplomates canadiens à l'étranger, qui ont tout fait et feront tout pour minimiser la personnalité internationale du Québec». Quant à la défense passionnée qu'en a faite Lucien Bouchard, M. Michaud a soutenu qu'elle est logique puisque, lorsqu'il a été ambassadeur à Paris, «il a tout fait [...] pour nous marginaliser et affaiblir la délégation du Québec en France». Aussi, dans les semaines qui ont suivi son arrivée au pouvoir à Québec, M. Bouchard «a démantelé presque la moitié du réseau des bureaux et délégations du Québec à l'étranger. Et Sylvain Simard [alors ministre des Relations internationales], cet olibrius, a avalé la couleuvre. Un vrai ministre aurait démissionné». En somme, a dit M. Michaud, «dans la position où est M. Bouchard actuellement, il eût mieux valu qu'il se tût».






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  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 24 décembre 2005 12h27
    Le sentier du Seigneur
    « La reaction de Lucien (Bouchard) m'incite a penser que le Seigneur qui n'a pas reussi a dompter le PQ ouvre le sentier qui le ramenera a la politique, comme liberal cette fois. Il ne lui restera ensuite qu'une possibilite, remplacer Mario Dumont a la tete de l'ADQ, le parti qui convient le mieux a ses idees neoliberales. A toi Lucien ! »

  • Fleurette Riverin
    Abonné
    dimanche 25 décembre 2005 16h47
    Le courage de la vérité, par Lucien Bouchard
    « Dans une entrevue remarquée faite au Devoir le 23 décembre, Lucien Bouchard se trouve à dénoncer ce qui ressemble fort à de la petitesse malveillante et partisane de la part de l'opposition péquiste ainsi que de la part de Louise Beaudoin et consorts, concernant la récente nomination de monsieur Licari au poste de délégué général du Québec à Paris.

    En se lançant dans une "défense passionnée" de monsieur Licari et en disant que "le PM Charest a été impeccable dans ce dossier et que c'est une très bonne nomination", monsieur Bouchard dit tout le contraire de Louise Beaudoin et je la cite: "... que le PM Charest était en voie de faire de la politique québécoise une succursale de l'appareil fédéral." Monsieur Bouchard, en contredisant avec force cette affirmation de Louise Beaudoin et des autres péquistes, leur retourne en quelque sorte leurs propos mesquins en plein visage. Et vlan!

    De monsieur Licari, Lucien Bouchard dit "qu'il est un québébécois francophone qui nous a fait honneur partout dans le monde pendant une trentaine d'années, qui a toujours respecté nos institutions, et qui met tout ça au service du Québec", et que, "contrairement à d'autres qu'on ne nommera pas, monsieur Licari a toujours entretenu des rapports de courtoisie avec ses vis-à-vis du gouvernement du Québec." Et re-vlan pour la courtoisie!

    Après son Québec lucide, Lucien Bouchard démontre encore une fois qu'il est devenu un citoyen engagé, non baillonné par la politique partisane de quelque parti que ce soit, et qu'il a le courage de dénoncer le mensonge pour faire briller la vérité et faire avancer le Québec. Son courage l'honore, car dans ce Québec survolté où souvent la démagogie prend toute la place, il est essentiel que des citoyens de calibre comme Lucien Bouchard se lèvent pour dénoncer ce qui doit l'être. J'aime de plus en plus le citoyen Bouchard! »

  • François Lesage
    Abonné
    mercredi 28 décembre 2005 11h06
    Professionnalisme ou allégeance politique
    « Je croirais encore plus aux qualités professionnelles d'un souverainiste respectant autant qu'il soit possible les directives d'un gouvernement fédéraliste...Ou bien on croit au Québec ou bien on privilégie cette entité artificielle que l'on nomme Canada et qui s'évertue depuis sa naissance à ne pas devenir un nouvel état américain d'une part et qui s'épuise d'autre part à avaler et digérer le Québec plutôt que de se donner un projet politique d'envergure internationale comme celui qui consisterait à abandonner son fédéralisme désuet pour plutôt oeuvrer à l'élaboration d'un fédéralisme mondial. »

  • Jean Cloutier
    Abonné
    jeudi 29 décembre 2005 11h36
    Le jugement dernier viendra avec l'action concrète comme sherpa
    « Comme ancien employé de la Délégation générale du Québec à Paris(DGQP) ayant perdu son emploi lors de son rétrécissement en 1996 par le couple Bouchard-Simard et récemment gradué d'une maîtrise à l'Énap en management international spécialisée sur l'action internationale du Québec à l'étranger, je me demande si le nouveau sang transfusé dans les veines de Son Excellence Licari coule déjà d'un message clair pour les employés de notre quasi-ambassade, la seule du réseau ayant un certain poids politique dans l'échiquier mondial de la géopolitique.

    Souvent le poste de sherpa du premier ministre(PM) a été occupé par un Délégué à la Francophonie siégeant à la DGQP sans qu'il ne soit aussi le Délégué général(DG) en titre. Pourquoi avoir ainsi nommé aux deux postes un parachuté du principal clan ennemi à Paris? C'est le DG qui représente tout le Québec, sa nation et son gouvernement; un haut fonctionnaire tel un sous-ministre de carrière en titre ou pré retraité aurait pu mieux porter ce poste de représentation étatique officielle, de patron numéro 1 du Québec à l'étranger et laisser à un autre -ami de Jean Charest, bien sûr- les rencontres purement politiques inhérentes à la Francophonie, à un sherpa ami proche du PM très bien placé pour le guider vers le prochain Sommet... Ça Lucien Bouchard sait très bien qu'un quasi-ambassadeur politique ne peut bien représenter le reste de ses fonctions officielles d'État-nation quand ils consacrent tout son temps d'antenne à la Francophonie en visitant principalement les autres sherpas européens, africains et asiatiques travaillant à l'extérieur de la capitale de son affectation.

    À mon avis, les meilleurs délégués généraux ont été sherpa avant de prendre le poste de numéro 1, soit en siégeant à l'ACCT, l'OIF ou en itinérant à partir de Québec. Le Canada a ses ambassadeurs itinérants, sectoriels ou thématiques. Pour la nouvelle recrue externe du PM Jean Charest qui lui a permis de rencontrer le Pape Jean-Paul II, un délégué itinérant à la Francophonie et au Vatican aurait été un meilleur titre pour ce non-initié à la culture interne de l'État québécois qui prit naissance à Québec et qui célébrera son 400ème à Québec...avec les autres sherpas et le Pape Benoît XV. Selon moi, n'importe quel haut fonctionnaire de carrière connaissant les corridors du Protocole de la capitale nationale et sa culture d'entreprise typiquement québécoise aurait mieux porté l'action nationale à l'internationale qu'un ancien ambassadeur fédéraliste nommé par un seul lien d'amitié créé à l'époque où le décideur représentait lui-même l'État fédéral ne favorisant pas la doctrine Gérin-Lajoie prônant le prolongement des compétences provinciales à l'externe. Cet ex-ministre fédéral travaillait exactement à son contraire dans le domaine des sports et de la culture. Un DG ne devrait représenter que ce prolongement de compétences à l'externe pas le PM lui-même comme sherpa à l'étranger. Il représente les presque huit (8) millions de Québécois par le seul PM.

    En cette ère d'administration transnationale jugée par la gestion par résultats nationaux dans son entier, l'action concrète d'un sherpa comme Licari devra-t-elle être jugée sur son action fort plausible à la Francophonie grâce à l'aide de son prédécesseur Duhaime rendu à l'interne de l'organisation ou sur son inaction prévisible de sa non-représentativité de l'État-nation du Québec lui-même ayant sûrement pu trouver de meilleurs mandarins pourtant encore disponibles à Québec? »

  • Guy BEAUBIEN
    Inscrit
    lundi 2 janvier 2006 11h06
    J'en ai connu quelque-uns des délégués Général
    « De jean Jean Chapdelaine à Louise Beaudoin, j'étais un peu un des nègres de la délégation, ça s'appelle un "employé local". DE 1973 à 1983. Jean Chapdelaine était véritablement le grand timonier autant pour la politique que pour la communication. Nous avons eu droit à Jean Deschamps, le gentil, l'homme organisé aussi sympathique avec l'employé chargé de la photocopieuse qu'avec Edgard Faure.

    Ces deux là se parlaient comme s'ils étaient sur une terrasse de chalet sur un terrain de chasse au nord de La Tuque. "anchois premier", François Cloutier, lui s'était trompé de siècle. Sa loi sur la langue française nous a tous fait passer pour des cons aux yeux des français. Yves Michaud, le plus convivial. Assez pour faire des parties de freez bee sur l'avenue Foch avec le "Cook" de la délégation et quelques petits jeunes.

    Il fallait le suivre le père Michaud ! Il a fait une campagne exemplaire pour expliquer le référendum aux français, c'était tous les jours de la semaine, il a même obtenu la place du Québec à Paris. Les fonctionnaires habitués au 9 à 5 quotidien n'y comprenaient rien. Toujours disponible. Une petite classe d'une école perdue en région parisienne qui demandait un peu de documentation sur le Québec pouvait même compter sur Yves Michaud pour un exposé sur le Québec.

    Le profil d'un délégué général c'est très important. Il faut qu'il soit aimé des français d'abord en tant que Québécois adhérent à un Québec indépendant, qu'il soit "Star" que l'on puisse l'amener à la télé française comme j'ai fait avec Yves Michaud et qu'il "casse la baraque" et qu'il soit immédiatement adopté autant par les politiques français que par le public.

    Actuellement le Québec passe inaperçu au niveau politique. Heureusement il y a les artistes, les chanteurs, les cinéastes. "La grande séduction" aura fait un travail de communication important pour en devenir une référence aussi forte que le "Déclin" de notre ami Deny, la suite aura été moins efficace. Une STAR, il faut une Star pour sortir de l'anonyma. Il y a pas que des politiques et des fonctionnaires qui peuvent faire ce job. Clément Duhaime s'y applique d'une façon différente en projetant en avant les québécois qui peuvent sensibiliser les français. Clément Duhaime tient bien la boutique. C'est dommage qu'il parte même pour un poste plus important.

    En regardant le profil de W-G-L Je comprends rapidement que nous allons faire de la Délégation Générale une sorte de maison de retraite pour fonctionnaires méritant avant la retraite. Il y en a déjà trop. Un coup de jeune ferait l'affaire. Le Québec fêtera bientôt ses 400 ans. Installer un transfuge d'Ottawa à la DGQ c'est du domaine du délire alors que c'est l'occasion de marquer le coup ne ça reviendra pas avant longtemps.

    Il nous faut une STAR, ça devrait bien se trouver. Si cette STAR ne connait pas la politique, il y a suffisamment de personnel éclairé pour palier à ce handicap et servir de conseiller.

    C'est surtout pas le moment de se tromper dans le choix du personnel.

    Un Québécois à Paris »

  • Guy BEAUBIEN
    Inscrit
    jeudi 5 janvier 2006 18h27
    Faudrait peut-être pas assasiner le coatch
    « Entendre parler d'inaction pour Clément Duhaime c'est du délire. Il a beau être le coatch, ce n'est pas lui qui choisi les joueurs. Il a fait avec. Faites un examen des curriculum vitae des "conseillers" Vous allez comprendre rapidement que la majorité sont à Paris pour réchauffer le banc et il n'y en a pas beaucoup qui montent au front.
    Il n'y a rien de nouveau dans les ralations franco-québésoises, L'ofqj à plus de 35 ans. On invente plus rien. tout de suite comme ça, pourquoi ne pas faire une chaîne de télé québécoise accessible à tout le monde en France par le câble, la DSL et les autres technologies. Vous n'allez pas me dire que nous n'avons pas de programmes de télé à montrer aux français. »

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