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Boisclair pourrait entraver une victoire du OUI

Kathleen Lévesque   5 novembre 2005  Québec
Pauline Marois
Photo : Pascal Ratthé
Pauline Marois
Si André Boisclair devient le chef du Parti québécois, sa consommation passée de cocaïne menace de faire manquer au mouvement souverainiste son rendez-vous avec l'histoire, croit Pauline Marois.

Alors que les sondages tendent à montrer que la souveraineté obtient plus de 50 % d'appui populaire, qu'à l'inverse, le mécontentement envers le gouvernement de Jean Charest atteint des sommets et que le Bloc québécois vient d'accorder à son chef un soutien quasi unanime, la consommation de drogue dure de M. Boisclair alors qu'il était ministre pourrait être une entrave à la victoire du OUI. Le risque apparaît d'autant plus grand que la conjoncture est actuellement «exceptionnelle pour faire l'indépendance et la réussir comme on n'en a pas eue depuis Meech», estime la principale adversaire de M. Boisclair, qui rencontrait hier l'équipe éditoriale du Devoir.

Si Mme Marois a toujours refusé de commenter l'aspect éthique du comportement d'André Boisclair, elle en mesure toutefois l'impact politique pour le Parti québécois et son option. «Ce qui peut se passer, c'est qu'il y ait des rendez-vous que l'on puisse manquer. C'est là le vrai problème», a déclaré Pauline Marois.

En effet, selon elle, le Parti québécois a suffisamment de «ressort» pour affronter la turbulence actuelle qui pourrait se poursuivre au-delà du 15 novembre si André Boisclair devient chef péquiste. «Il affrontera la réalité. S'il est choisi comme chef, on verra à ce moment-là si le risque se matérialise. On se retroussera les manches et on remontera le parti. [...] Je me préoccupe de l'avenir du parti, sauf que ce parti-là est passé à travers pas mal de tempêtes dans le passé et a survécu. De Lévesque à Parizeau en passant par Johnson, il y en a eu, des moments difficiles. On a toujours réussi à sortir de là et à diriger le Québec de façon responsable», a affirmé Mme Marois.

Depuis quelques jours, les critiques sur la consommation de cocaïne d'André Boisclair ont refait surface dans les rangs du PQ. Mme Marois dit constater de l'inquiétude chez les militants. «C'est évident. C'est palpable quand on les rencontre», assure-t-elle.

Mais elle refuse de préciser si elle-même est satisfaite des explications de M. Boisclair, qui esquive toutes les questions concernant les circonstances, la fréquence de sa consommation ainsi que ses sources d'approvisionnement. «Ses réponses me semblent correctes, me semblent franches. Est-ce que c'est suffisant? Est-ce que ça ferme toutes les portes? Il semble vouloir les fermer comme ça», constate-t-elle.

Mais, contrairement à ceux qui ont dit voir dans la possible accession de M. Boisclair à la tête du PQ une bombe à retardement, Mme Marois situe le risque à une autre échelle, ce qui touche bien plus que les quelque 137 000 membres du Parti québécois. C'est toutefois à ces derniers qu'incombe la tâche de trancher la question lors du vote téléphonique des 13, 14 et 15 novembre.

«Il y a un risque, et c'est aux militants d'évaluer si ce risque est trop grand ou si c'est un risque qu'ils acceptent de prendre parce que la valeur ajoutée est plus grande. C'est ça, le jugement que doivent porter nos militants», a expliqué Mme Marois.

Cette dernière analyse que la réaction de M. Boisclair et de son équipe aux interrogations sur le bon jugement de son adversaire a été disproportionnée. En clair, ça sent la panique. Pendant que M. Boisclair répétait pour la énième fois son mea-culpa, ses loyaux soldats montaient au front. «Ils en ont envoyé combien? Noëlla Champagne, Sylvain Simard, Stéphane Bédard, Luc Thériault, Nicolas Girard. Ils ont décidé de faire une sortie en bloc et les propos tenus n'ont aucun sens. Ça, c'est inadmissible parce que après, on n'est plus capable de rassembler ce monde-là», a fait valoir Mme Marois, qui souhaite qu'André Boisclair lance un appel au calme à ses troupes.

Dans ce contexte, Pauline Marois fait valoir ses talents de rassembleuse et rappelle qu'elle a le respect des différentes factions qui composent le Parti québécois. «J'ai une plus grande force pour réunir les forces du parti. On a vu le clan Boisclair se déchaîner, mais moi, je n'ai pas de clan. J'ai un certain nombre d'appuis solides qui vont de Jean-Pierre Charbonneau à Joseph Facal. Je trouve que le spectre est pas mal», lance-t-elle en offrant un style de leadership plus collégial, moins autoritaire. Elle insiste: je suis une femme d'équipe.

Du coup, elle souligne qu'elle s'accommode fort bien de la dissidence pour autant qu'on soit capable d'adhérer aux orientations fondamentales. Elle montre également beaucoup de tolérance envers les «purs et durs», rejetant l'idée que ce courant puisse être un boulet pour le prochain chef comme ce fut le cas pour les précédents.

«Peut-être suis-je d'une autre génération qui est capable de vivre avec ça. Je ne les vois pas comme une entrave. Les chefs en ont fait un drame chaque fois. [...] J'ai eu l'impression qu'il fallait que tout point de vue qui s'écartait du programme principal devait être écrasé. Moi, ça ne me dérange pas de l'écouter», a indiqué Mme Marois.

Son ouverture va jusqu'à proposer de faire appel à des leaders plus charismatiques lors d'un éventuel référendum. «J'ai un style de leadership différent. Ma grande force, c'est d'aller chercher des gens parfois plus forts que moi dans certains secteurs. Est-ce qu'il s'appellera Lucien Bouchard, Jacques Parizeau ou Gilles Duceppe ou un autre? Ma capacité de rassembler les gens qui peuvent faire équipe et ensuite relever le défi, c'est peut-être ce qui ferait la différence. [...] Le partage du pouvoir, ça ne me dérange pas. Une personne n'a pas tous les talents», indique-t-elle.

Mais il ne faut pas y voir une quelconque mollesse de sa part, ajoute Mme Marois, qui rappelle sa longue feuille de route à la barre des plus importants ministères. Seulement en éducation, elle a implanté la maternelle à plein temps, créé les centres de la petite enfance, transformé les commissions scolaires devenues linguistiques et enclenché la réforme.

«J'ai toujours été mise dans des situations difficiles où j'avais à partir de très loin et où on me donnait peu de chances de sauver ma peau. Ç'a été vrai à la Santé, à l'Éducation et dans d'autres circonstances. Je suis passée au travers en atteignant les cibles fixées et en réussissant à mobiliser les ressources, sans drame. C'est mon style de leadership et je suis fière de ça», a-t-elle souligné.

Sur le même ton qu'elle veut sobre, Mme Marois remet en question l'analyse financière préparée par le député François Legault et qui laisse voir qu'un Québec souverain empocherait des milliards de plus par année. Elle refuse de distribuer cet argent comme l'a fait jusqu'à maintenant André Boisclair.

«Je ne promets pas que tout d'un coup ça va devenir un jardin de roses et qu'on n'aura plus aucun problème. [...] Je ne promets pas qu'on va augmenter les budgets de ceci et augmenter les budgets de cela. Pourquoi? Parce que je suis très consciente qu'au lendemain de l'indépendance on n'aura pas trois, quatre, cinq milliards qui vont nous tomber dessus, qu'on va pouvoir mettre où l'on veut et que ça va être tout à coup le paradis sur terre. Je suis assez responsable pour ne pas le promettre. Sinon, c'est de la pensée magique», tranche-t-elle.

Cette dernière rappelle que beaucoup de travail attend le Parti québécois avant d'atteindre la souveraineté. Il faudra travailler à mobiliser les péquistes, à créer une vaste coalition avec d'autres souverainistes, à préparer soigneusement la transition. Mais dans l'immédiat, le Parti québécois devra se rendre au 15 novembre pour se choisir un chef.






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  • Nicole Lapierre
    Abonné
    samedi 5 novembre 2005 05h30
    Pauline est juste, sans amertume
    « Dans cet article, Pauline Marois met (enfin) en mots clairs les éléments de sa "personnalité" politique qui me poussaient spontanément à opter pour sa candidature comme cheffe du Parti québécois. En effet, je la vois comme une "doer", une personne qui fait ce qu'elle dit, qui est solide, sans esbrouffe. Elle est réaliste, simple et déterminée.

    L'évaluation qu'elle fait des "risques" que comporte l'élection éventuelle d'André Boisclair est éclairée, juste, sans amertume. De lire cet article m'a fait du bien. »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 5 novembre 2005 09h00
    La souveraineté maintenant
    « Je ne suis pas favorable à l'élection d'André Boisclair, ni par qu'il est homosexuel, ni parce qu'il a consommé de la cocaïne dans un passé plus ou moins lointain, mais parce qu'il pourrait être substitué à Mario Dumont sans qu'on y voit d'importantes différences.

    Toutefois, la souveraineté maintenant ne voudrait-elle pas que les péquistes choisissent le chef qui leur convient sans se préoccuper outre mesure des épouvantails libéraux provinciaux ou fédéraux ? La démocratie, la vraie, semble parfois prendre de longs et périlleux détours. Doit-on lui passer la camisole de force quand ça nous arrange ? »

  • Christian Ouellet
    Inscrit
    samedi 5 novembre 2005 11h42
    Marois, référendum, pensée magique
    « À propos de l'affaire Boisclair, si madame Marois aurait voulu paraître réellement avoir les intérêts du parti à coeur plutôt que son ambition personnelle, elle aurait dû exprimer ses craintes avant la fin des mises en candidature.

    Je me souviens très bien de son pharmacien de service qui voulait expliquer les effets de la cocaïne, en septembre, le jour du lancement officiel de la course à la direction.

    Pour moi, de croire que le parti québécois a plus de chances de gagner les prochaines élections ou le référendum avec Pauline Marois à sa tête, cela tient de la pensée magique. De tous les sondages que je me souvienne, elle a toujours été deuxième : derrière Pierre-Marc Johnson, Bernard Landry, Jean Duceppe, André Boisclair.

    Ce que je crois qui explique cela, c'est qu'une majorité de québécois ne sont pas intéressé à la voir première ministre. Pour ma part, c'est une multitude de petit faits, certains anodins, qui font que je n'ai aucune envie de voir le Québec avec Pauline Marois première ministre. Par exemple, elle a fini cette semaine par changé sa position sur l'affaire Boisclair et se prononcer. Ça fait vingt ans, il me semble qu'elle est cité dans des histoires de magouillage pour provoquer une course à la chefferie. Je me rappelle qu'elle a déjà été attaqué pour un manque de jugement dans l'utilisation des fonds publiques. Les libéraux ressortirait sûrement ces attaques en campagne électoral contre elle. Je doute sérieusement qu'elle pourrait gagner les prochaines élections à la tête du PQ.

    J'ai trouvé important que les journalistes rapporte l'histoire de la cocaïne. Et je trouve responsable que André Boisclair ne dise pas tout, car plus ne risquerait que de donner que plus de prise à la démagogie de ses adversaires et nous éloigner davantage des débats importants . L'important pour le futur, c'est qu'il dirige un bon gouvernement, on le jugera en tant que premier ministre sur la base de ses décisions futurs et non pas sur les squelettes dans son placard. C'est certain qu'il sera vulnérable, mais c'est plutôt un avantage pour le Québec, car il aura davantage intérêt à éviter toute dérape.

    Pour moi, le pardon quand quelqu'un regrette ses erreurs et fait voeux de ne pas les répéter est une valeur importante. Une valeur qui nous distingue une grande partie des québécois et qui me rend fier du Québec. Les réactions de Pauline Marois et de certains autres candidats vont à l'encontre de cette valeur et font que je ne pourrai pas leur accorder mon vote et mon appuie. Pauline Marois n'aura mon vote qu'en dernier lieu et pas du tout si possible. »

  • Hugues Doré Bergeron
    Inscrit
    samedi 5 novembre 2005 13h47
    Pour en finir avec Boisclair
    « J'ai 21 ans M. Boisclair.

    Je suis jeune, étudiant et je fais la fête le vendredi soir. Pourtant, je me considère plus que conscient de ce qui se passe autour de moi. Je comprends les conséquences de mes actes, je serai puni si je fais un crime, en fait, je suis considéré comme un adulte et possède tous les droits se rattachant à ce titre depuis 3 ans. Bref, si je fais quelque chose aujourd'hui, j'en assumerai les conséquences, dans le moment présent et dans l'avenir également.

    Si, en plus, j'étais député, et ministre de surcroît, je mettrais particulièrement l'emphase là-dessus. J'essaierais de convaincre les gens de ma maturité, leur prouverais que je suis capable, malgré mon jeune âge, de rassembler les qualités nécessaires à l'obtention du poste de député. Si j'avais 30 ans cependant, je ne perdrais pas mon temps dans de telles conjonctures puisque je considérerais que ces préoccupations ne seraient plus pertinentes pour quelqu'un de mon âge. Je me demande si c'étais votre cas. Je me demande si vous tentiez de convaincre les gens de votre maturité lorsque, à 23 ans, vous êtes devenu député pour la première fois. Peut-être. Toutefois, probablement qu'à 30 ans, ayant été à l'assemblée nationale depuis 7 ans, vous aviez cessé d'aborder ce sujet en campagne électorale.

    Pourtant, vous nous parlez aujourd'hui d'erreurs de jeunesse à gauche et à droite. Vous vous excusez pour ce que vous avez fait, vous êtes désolé, mais vous ne répondez pas aux questions. Il est clair dans ma tête que parler d'erreurs de jeunesse quand on discute du temps où on était ministre, c'est contradictoire. Toutefois, ça ne semble pas l'être pour la mystérieuse population québécoise qui vous a donné sa bénédiction, qui vous a même protégé parce que vous étiez la victime des méchants journalistes.

    Excusez-moi M. Boisclair, mais je ne me permettrai pas une telle indulgence. Vous avez pris de la cocaïne pendant que vous étiez ministre. C'est un fait. C'est clair, net, précis, ce n'est pas questionnable. Je trouverais ça déjà déplacé de la part d'un député, étant donné qu'il se doit de garder la confiance des gens qu'il représente. Mais de la part d'un ministre c'est, pour moi en tout cas, inacceptable. Un ministre, M. Boisclair, comme vous le savez déjà, possède un pouvoir décisionnel sur une parti des 60 milliards (ou environ) de dollars que les Québécois confient à leur gouvernement. Mon père, ma soeur, mon professeur, mon caissier de dépanneur, moi, tous nous payons un montant d'argent considérable, année après année, en taxes et impôts de toute sorte. La tâche des ministres est, entre autre, de gérer le montant d'argent attribué à leur ministère. Je ne me sentirais pas mal du tout, M. Boisclair, d'exiger que les ministres qui dépensent cet argent se gardent de consommer des substances telle que la cocaïne.

    Mais, encore une fois, il semble que la population québécoise ne soit pas d'accord avec moi. Elle va même jusqu'à vous protéger. J'en suis complètement sidéré. Ça ne semble pas être votre cas toutefois. Vous vous complaisez dans votre rôle de victime et devenez sec et froid, sur la défensive, lorsqu'on aborde ce sujet. Si j'avais eu le culot de consommer cette drogue en tant que ministre, je peux vous garantir que la dernière chose que je ferais serait en vouloir aux journalistes qui m'en parleraient. Qu'espérez-vous? Vous avez pris de la cocaïne pendant que vous étiez ministre. Le simple fardeau des questions de la presse est sans aucun doute la moindre des choses que vous pourriez endurer. Certaines personnes qui trempent dans la drogue font de la prison. Vous, on ne peut même pas vous poser des questions, encore moins attendre une réponse. Pire encore, quand quelqu'un de votre parti aborde le sujet, vos moutons s'indignent fièrement, vous défendent également, allant même jusqu'à utiliser des mots comme « enculé de première ». Je n'y crois pas sérieusement. « Enculé de première ». Non seulement on ne peut même pas attendre de réponses à nos interrogations, mais en plus, si on a le malheur de vous remettre en question, on tombe dans la catégorie des « enculés ». J'aurais été incroyablement surpris que vous exigiez que Sylvain Simard s'excuse. Heureusement, ce dernier a pris l'initiative de le faire lui-même, c'est bien la moindre des choses.

    Bref, apparemment nous ne saurons rien de plus sur cette « erreur de jeunesse » qui fait parti de votre « vie privée ». Si on tente de le faire, on sera un « enculé de première » et on se fera répondre avec des gros yeux. Je me demande comment ce sera si vous devenez chef, ou pire encore, premier ministre.

    J'espère, M. Boisclair, que vous n'avez pas d'autres petites histoires comme ça dans votre sac, d'autres petites erreurs de jeunesse du temps ou vous étiez ministre à 30 ans, d'autres petits sujets qui font parti de votre « vie privée » et à propos desquels on ne peut ne serait-ce que vouloir en savoir plus. Parce que si, pendant une campagne, électorale ou référendaire, une autre tuile comme ça nous tombe dessus, VOUS serez l'unique responsable. On ne peut rien savoir, vous vous savez tout. Évidemment, il serait beaucoup plus logique de tuer la vache à lait de nos adversaires politiques en éliminant la possibilité qu'ils ne déterrent d'autres cadavres. Je ne sais pas s'il y a lieu de le faire. Si oui, c'est une tâche dont nous ne pouvons nous acquitter. Vous seul pourriez le faire, et il serait le temps de le faire maintenant. Si cela vous fait perdre aujourd'hui la course à la chefferie, ce sera malheureux pour vous, Sylvain Simard et votre garde rapprochée qui semble tenir à vous à un point tel que je crains qu'elle ne soit une dictature à l'intérieur du parti si vous êtes élu chef. Cependant, si vous gardez ces secrets, et qu'ils nous font perdre un référendum, ce sera beaucoup plus que malheureux pour le Québec en entier.

    Pauline Marois disait samedi dans Le Devoir que c'était « aux militants d'évaluer si le risque était trop grand ». Je me permettrais d'ajouter qu'il faut également considérer ce que l'on risque. Ce que l'on risque ici c'est, peut-être, notre pays. Il faut qu'il y ait une possibilité de gain énorme lorsqu'on risque une telle chose, et sans vouloir vous insulter M. Boisclair, vous n'en valez pas la chandelle. Il reste toutefois très vraisemblable que vous soyez élu. J'espère donc que vous aurez eu la présence d'esprit de vous assurez que votre candidature ne présente, de ce côté-là, aucun risque pour notre cause. Vous devriez être capable, même vous M. Boisclair, de mettre vos ambitions de côté pour ne pas risquer notre projet de société. Si notre projet avorte à cause d'obscures histoires d'un chef prétentieux, la forte méfiance que j'ai développée envers vous au courant de cette campagne deviendra probablement une profonde aversion, plus profonde encore que celle que j'ai pour Trudeau. Car ce dernier me répugne pour son projet collectif, vous, vous me répugneriez pour votre égocentrisme, ce qui est, sans aucun doute, bien pire. Et je ne serais certainement pas le seul à partager cette aversion. »

  • Marie-France Legault
    Inscrite
    lundi 7 novembre 2005 09h32
    Un sniffeux premier ministre???
    « L'usage de la cocaine est un acte criminel. Selon les utilisateurs il est très difficile, après y avoir goûté, de s'en défaire. De plus cela affecte les cellules du cerveau. Voulons-nous un P.M. aux facultés diminuées, quand on sait que diriger EXIGE d'avoir toutes ses facultés intactes? Il ne faut pas en ajouter sur le paquet...déja que les citoyens éprouvent une écoeurite aigue envers les politiciens, qu'ils ne leur font PLUS confiance alors???Il ne faut pas faire exprès pour leur donner RAISON. »

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