dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 18h19
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le complot

Michel David   5 novembre 2005  Québec
Le débat sur la consommation de cocaïne d'André Boisclair a pris une allure franchement surréaliste au cours des derniers jours. Ce n'est plus M. Boisclair qui est fautif d'avoir commis un acte de nature criminelle alors qu'il était ministre mais plutôt ceux qui lui en font le reproche.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Sylvain Rondeau - Abonné
    5 novembre 2005 12 h 35
    L'annonce d'un départ?
    Depuis 1994, moment où j'ai atteint la majorité, je suis membre du parti québécois. Non par convention familiale, par conviction « nationalisse » mais par déduction. Amant de l'histoire de cette contrée qu'est la nôtre (je suis maintenant historien travaillant en milieu muséal et éducatif), son examen m'a fait comprendre à quel point la démarche vers l'indépendance était non seulement naturelle mais nécessaire au plein épanouissement d'un peuple.

    Comme nombre de gens de ma génération, je me suis penché non seulement sur le sort de mes concitoyens du Québec, mais du monde. Je fais parti ce ceux questionnant la mondialisation impérialiste qui ne profite qu'à certains alors que l'ouverture des frontières devrait plutôt servir à l'épanouissement de tous. Je fais aussi parti de ces jeunes qui se sentent souvent frustrés devant l'attitude des « babyboomers » et des « x » pour qui les finances publiques et la planète ont servi de tremplin à l'enrichissement. Cette utilisation, parfois pouvant être qualifié de gaspillage, entraînant un prix qu'ils ne veulent qu'à reculons assumer sinon transférer dans les bras des générations futures.

    Plusieurs parmi les miens, blasés par la politique, se sont orientés vers les mouvements altermondialistes et humanitaires. D'autres, croyant que l'on pouvait changer une machine en y oeuvrant ont, comme moi, décidé de joindre les rangs de partis afin de les saisir des enjeux les touchant. Pour plusieurs de ces jeunes, André Boisclair symbolisait la montée de leur courrant, de leurs idées, aux hautes sphères d'un parti pouvant diriger le Québec. Hors, qu'en est-il réellement?

    Les prises de position et les décisions prises par monsieur Boisclair du temps qu'il était ministre et celles qu'il affiche au cours des débats à la chefferie tendent plutôt vers un gauchisme de façade à la Tony Blair qu'à ce que des gens, tels que moi, s'y attendaient. Ce monsieur est plutôt un libéral qu'un social démocrate. Ce parti québécois, qui eut des chefs tels que Lévesques, Parizeau et Landry. Ce parti qui mit de l'avant des causes sociales telles que l'équité salariale, la conciliation travail famille, les droits des consommateurs, serait-il prêt à se travestir de nouveau, comme il l'a fait du temps du conservateur Lucien Bouchard « au nom de la nation »? Si c'est le cas, je ne suivrai pas.


    L'indépendance du Québec est, pour plusieurs, je dirais même une bonne majorité des gens de ma génération souhaitable. Mais elle ne constitue pas LA priorité de ma génération. Parlez à ces jeunes que vous prétendez représenter monsieur Boisclair. Ils vous diront que leurs priorités sont l'éducation, une plus équitable redistribution des richesses (non seulement au Québec, mais partout dans le monde), la possibilité d'avoir des enfants sans que ces derniers deviennent un fardeau économique ou professionnel à cause d'un système ne correspondant pas aux besoins des parents ou de ceux qui veulent le devenir. Ces jeunes sont à la recherche d'un modèle de société. Un modèle reflétant leur attachement à la préservation de l'environnement, à l'épanouissement collectif et individuel et à la sensibilité des conditions de vie de ceux qui nous entourent. Ces jeunes vous diront aussi qu'ils veulent d'un Québec faisant sa place aux jeunes par leur mérite. Et c'est à ce moment aussi, monsieur, qu'ils vous diront que vous ne méritez pas, pour plusieurs raisons, de dirigez le parti québécois.

    Le chef d'un parti politique doit mériter cette position par sa compétence, son expérience et son intégrité. Vous avez été député durant plusieurs années. Soit. Vous avez été ministre pendant quelque temps? Soit. Mais votre passage au rôle de ministre ne fut que bref. Si comme d'autres candidats, vous vous seriez illustré en tant qu'administrateur ou bâtisseur, cette expérience aurait pu combler votre lacune. Mais qu'avez-vous gérer qui soit d'importance comparable aux grands dossiers sur lesquels un chef d'état doit se pencher? Qu'avez-vous aider à bâtir ou qu'avez-vous créer pour le Québec sinon un véritable tohu-bohu concernant vos agissements passés? En fait, rien digne de mention. Vous proposez toutefois le changement, le renouveau. Concept intéressant sinon vague. Mais que voulez vous changer et pour quoi d'autre? Mario Dumont aussi, lors des dernières élections, proposait le changement. Mais lequel sinon celui de mettre un nouveau visage sur de vieilles idées. Est-ce là le changement que vous nous proposez?

    Enfin, mais non la moindre des qualités d'un chef d'état, vient l'intégrité. Vous me direz sans doute que voyant le scandale des commandites, elle peut être optionnelle. Mais je fais partie de ceux qui voient en leur chef d'état un modèle civique, un exemple pour les citoyens. Vous avez été courroucé devant les agissements de Michaelle Jean devant les caméras, mais traitez via vos défenseurs d'enculés ceux qui soulignent vos agissements criminels. Car LÀ se situe une grosse part du problème entourant votre candidature cher monsieur. Vous avez consommé une drogue illégale provenant d'un milieu plus qu'illégal et dont la production entraîne criminalité, mort, prostitution et j'en passe. Comment pouvez vous dire que vous êtes digne de la trempe de ceux qui vous auraient précédé à la barre de notre nation? Comment voulez vous que nous, jeunes et moins jeunes, voulant offrir aux nôtres et au monde un Québec vivant, fier et fort, un Québec soucieux de justice sociale, puissions vous accepter comme chef de parti? Comment pourrions nous montrer à nos enfant votre photo en disant avec fierté : « Voilà notre premier ministre » alors que vous avez, lors de vos fonctions de ministre et député commis un crime que vous voudriez voir oublié. Comment pourriez vous, en tant que chef d'état d'un Québec souverain, défendre notre rôle dans la lutte à la criminalité et au trafic de la drogue face aux Américains, au Vénézueliens et autres alors que vous vous-mêmes avez été un consommateur de drogues dures?

    Pour ces raisons cher monsieur, sachez que je vois avec déception les sondages consécutifs annonçant votre victoire. Si cette dernière devait avoir lieu, sachez que je serai bien loin d'être le seul à quitte votre formation politique, ne pouvant vivre avec l'affront fait aux idéaux de ma génération donc vous représentez l'antithèse. Je devrai, comme des milliers d'autres membres du parti québécois chercher ailleurs... Et qui sait, peut-être que dans quelques mois, Françoise David et ses ami(e)s auront beaucoup plus de monde qu'ils le pensent au congrès qu'ils mettent en branle.

    Sylvain Rondeau, historien et animateur culturel, Montréal
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Andréanne Boisvert - Inscrite
    5 novembre 2005 14 h 14
    Deux mois de débat hors-sujet!
    Voilà maintenant plusieurs mois que la mission "Grande Séduction" est lancée au Parti Québécois. Une chance exceptionnelle de débattre des idées de l'heure, d'ouvrir de nouveaux horizons de pensée, de raviver la flamme souverainiste. Mais à voir la très grande majorité des candidats revenir encore et encore sur un débat aussi hors-sujet qu'est une ancienne consommation de cocaïne de la part de M.Boisclair, j'ai peine à croire que le parti qui en sortira le 15 novembre aura de vraies idées en banque pour son "pays".

    À l'heure actuelle, j'ai la malheureuse impression que les candidats ont le souffle court, qu'ils n'ont déjà plus d'idées à défendre. Comme il reste encore un bon 10 jours avant le vote, on semble avoir opter pour stratégie de piétinement et des coups bas! Bon sens, vous avez la plus belle des occasions du monde de nous montrez quelles sont vos ambitions pour un pays aussi beau qu'est le nôtre. Tenter de voir davantage vers le futur svp, il y a tant de débat auxquels il est urgent de se pencher maintenant. La vie privée des candidats d'a aucune incidence sur la progression d'un pays, les compétences sont un argument plus valable. Faire fausse route sur un débat aussi futile handicape le débat. Svp, faites la trève de la mesquinerie et revener sur scène avec des idées.

    Marie-France Gévry
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Léandre Nadeau - Abonné
    8 novembre 2005 19 h 08
    Boisclair a répondu aux questions fondamentales
    Je pense que la perspective de David est inadéquate. Boisclair a répondu aux questions importantes de manière satisfaisante. S'il n'y a pas de complot, il faut admettre que le harcèlement continue. C'est dégueulasse. Voici mon opinion plus détaillé sur cette affaire: Boisclair a répondu aux trois questions fondamentales: quand? ( il y a 7 ou 8 ans), combien? ( à quelques occasions), pourquoi? ( ce n'était pas une question de dépendance).

    Les autres questions que posent les journalistes et les adversaires dans la course (avec qui, par qui) sont de l'ordre du renseignement personnel. Boisclair serait blâmé s'il donnait des noms. Il est donc piégé. Répondre à ces autres questions n'ajouterait rien à celui qui veut se faire une opinion. On peut comprendre que les journalistes le harcèlent, surtout les plus vieux, c'est leur métier et il est évident qu'il y a une « game » de pouvoir entre eux et le jeune homme. Mais que dire de ses adversaires dans la course?

    C'est tellement laid ce qu'ils font, tellement bas, tellement intolérant, tellement injuste. Les adversaires n'écoutent pas les réponses, ils condamnent, ils excommunient, ils châtient, ils alimentent le brasier. Le PQ n'est-il qu'un repaire d'hypocrites, d'intolérants, d'ayatollahs? Le PQ a le don d'assassiner ses leaders : René Lévesque d'abord, Johnson ensuite, Parizeau est parti juste à temps, Bouchard n'en pouvait plus, Landry a goûté aux poignards dans le dos dès qu'il est devenu le chef, ce qui a terriblement miné ses capacités. Boisclair subira-t-il le même sort avant même de devenir chef de ce parti? Ce sont toujours les mêmes qui frappent derrière, incapables de confiance et de loyauté. Et ils ont l'hypocrisie de s'en défendre. Laid et affreux vous dis-je. Je n'ai pas le goût de vivre dans une société pareille.

    Le bon côté de l'affaire Boisclair, c'est qu'elle nous en a révélé beaucoup sur les qualités humaines de ses adversaires. Pitoyable. On n'a pas besoin de ces pharisiens, mais plutôt de leaders qui ouvrent la voie à une société généreuse, tolérante, juste et respectueuse de chacun. Par leurs agissements, les adversaires de Boisclair nous proposent une société imbuvable. Espérons que les membres du PQ nous redonneront confiance le 15 novembre. La justice et la tolérance doivent triompher.

    L. Nadeau, Québec.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
3 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012