Plan de lutte contre les gaz à effet de serre - Québec assumera seulement 7 % de l'effort canadien, dit Ottawa
4 novembre 2005
Québec
Ottawa — Dans l'espoir de convaincre le gouvernement Charest de la logique de son plan sur Kyoto, Ottawa soutient que les industries québécoises ne devront assumer que 7 % de l'effort pancanadien de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Dans son «Projet vert», dévoilé le printemps dernier, le ministre fédéral de l'Environnement, Stéphane Dion, prévoyait que les grands pollueurs devraient réduire de 45 mégatonnes, d'ici 2010, leurs émissions de gaz à effet de serre.
De ce total, Ottawa compte demander à l'industrie pétrolière, concentrée en Alberta et en Saskatchewan, d'effectuer des réductions d'environ 20 mégatonnes, selon des informations obtenues par la Presse canadienne.
L'industrie de l'énergie thermique, quasi absente au Québec mais présente dans la plupart des autres provinces, devra contribuer à hauteur de 17 mégatonnes.
Les autres secteurs industriels (mines, usines de fabrication, aluminium, pâtes et papiers, produits chimiques et acier) devront réduire leurs émissions de huit mégatonnes.
Pour répondre aux critiques de Québec envers sa stratégie sur Kyoto, Ottawa a calculé la part approximative de la province et a obtenu trois mégatonnes, soit 7 % du total de 45 mégatonnes.
«Le Québec se plaint qu'on lui en demande trop, puis qu'on va récompenser davantage l'Alberta, mais ça n'a rien à voir», a affirmé une porte-parole du ministre Dion, Brigitte Caron.
«Le ministre veut démontrer qu'on ne peut pas en demander plus au Québec [qu'aux autres provinces].»
Aux Communes, M. Dion a lancé le même message: «Ce que le Québec pourra faire n'est pas aussi senti que dans d'autres provinces, parce qu'il y a moins de tonnes de gaz à effet de serre à réduire au Québec.»
Québec
Mais à Québec, on continue de voir rouge. «Les dirigeants des compagnies québécoises défilent dans nos bureaux pour dénoncer l'approche d'Ottawa», a indiqué une source au ministère québécois du Développement durable et de l'Environnement, qui a requis l'anonymat.
Québec maintient que le plan fédéral ne reconnaît pas les efforts passés des industries québécoises. Par exemple, les plus grands pollueurs ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 9,7 % depuis 1990, alors que l'industrie pétrolière et gazière a augmenté les siennes.
«Nous reconnaissons que nos positions sont assez éloignées», a convenu la source à Québec.
À Ottawa, on répète qu'il n'est pas question de reconnaître les efforts de réduction du passé. Chaque secteur industriel doit abaisser ses émissions selon les cibles établies par le cabinet fédéral, point final.
«On a pris la décision, il y a longtemps, de ne pas procéder sur une base provinciale», a expliqué un fonctionnaire du ministère fédéral de l'Environnement, aussi sous le couvert de l'anonymat.
Dans son «Projet vert», dévoilé le printemps dernier, le ministre fédéral de l'Environnement, Stéphane Dion, prévoyait que les grands pollueurs devraient réduire de 45 mégatonnes, d'ici 2010, leurs émissions de gaz à effet de serre.
De ce total, Ottawa compte demander à l'industrie pétrolière, concentrée en Alberta et en Saskatchewan, d'effectuer des réductions d'environ 20 mégatonnes, selon des informations obtenues par la Presse canadienne.
L'industrie de l'énergie thermique, quasi absente au Québec mais présente dans la plupart des autres provinces, devra contribuer à hauteur de 17 mégatonnes.
Les autres secteurs industriels (mines, usines de fabrication, aluminium, pâtes et papiers, produits chimiques et acier) devront réduire leurs émissions de huit mégatonnes.
Pour répondre aux critiques de Québec envers sa stratégie sur Kyoto, Ottawa a calculé la part approximative de la province et a obtenu trois mégatonnes, soit 7 % du total de 45 mégatonnes.
«Le Québec se plaint qu'on lui en demande trop, puis qu'on va récompenser davantage l'Alberta, mais ça n'a rien à voir», a affirmé une porte-parole du ministre Dion, Brigitte Caron.
«Le ministre veut démontrer qu'on ne peut pas en demander plus au Québec [qu'aux autres provinces].»
Aux Communes, M. Dion a lancé le même message: «Ce que le Québec pourra faire n'est pas aussi senti que dans d'autres provinces, parce qu'il y a moins de tonnes de gaz à effet de serre à réduire au Québec.»
Québec
Mais à Québec, on continue de voir rouge. «Les dirigeants des compagnies québécoises défilent dans nos bureaux pour dénoncer l'approche d'Ottawa», a indiqué une source au ministère québécois du Développement durable et de l'Environnement, qui a requis l'anonymat.
Québec maintient que le plan fédéral ne reconnaît pas les efforts passés des industries québécoises. Par exemple, les plus grands pollueurs ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 9,7 % depuis 1990, alors que l'industrie pétrolière et gazière a augmenté les siennes.
«Nous reconnaissons que nos positions sont assez éloignées», a convenu la source à Québec.
À Ottawa, on répète qu'il n'est pas question de reconnaître les efforts de réduction du passé. Chaque secteur industriel doit abaisser ses émissions selon les cibles établies par le cabinet fédéral, point final.
«On a pris la décision, il y a longtemps, de ne pas procéder sur une base provinciale», a expliqué un fonctionnaire du ministère fédéral de l'Environnement, aussi sous le couvert de l'anonymat.
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