Le ministre Fournier invite les enseignants à ne pas boycotter les activités culturelles
26 octobre 2005
Québec
Québec — Le ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, invite les enseignants à ne pas boycotter les activités culturelles dans les écoles.
«Ce n'est pas la formule gagnante de boycotter le rêve des enfants. L'école doit avoir une certaine couleur, et les jeunes doivent s'y sentir chez eux, avoir des petites fêtes qui ont de l'attrait, qui accrochent les élèves plutôt que de les faire décrocher», a déclaré le ministre Fournier à son arrivée à l'Assemblée nationale hier.
Le ministre de l'Éducation a été très prudent dans ses propos. Il a dit ne pas vouloir s'immiscer dans les stratégies syndicales des enseignants et a répété à plusieurs reprises son admiration pour le travail des professeurs dans les écoles du Québec.
Rappelons que pour protester contre l'inertie patronale dans les négociations, les enseignants des cours primaire et secondaire ont décidé de ne plus participer à des activités culturelles parascolaires, comme des sorties dans les musées ou au théâtre avec les enfants.
Le ministre Fournier a rappelé que c'était la troisième fois depuis 1999 que des activités de nature culturelle étaient boycottées par les enseignants. Il a aussi fait valoir que les enseignants avaient toute la latitude requise quant aux modalités de ces activités culturelles.
Enfin, M. Fournier a rappelé que son gouvernement n'a toujours pas l'intention de faire adopter une loi spéciale pour mettre fin aux moyens de pression utilisés par la centrale syndicale qui regroupe les 80 000 enseignants québécois des niveaux primaire et secondaire.
Pour sa part, la ministre de la Culture, Line Beauchamp, a tenté hier de présenter à l'Assemblée nationale une motion demandant formellement au syndicat des enseignants «de renoncer, à compter de ce jour et pour toujours, au boycott des activités culturelles en milieu scolaire et, à cette fin, qu'ils s'engagent à signer une convention collective garantissant qu'il n'y aura plus jamais de boycott».
Mais cette motion requérait le consentement de tous les députés pour être présentée, et les représentants du Parti québécois s'y sont opposés, estimant que l'Assemblée nationale n'avait pas à s'immiscer dans le contenu des négociations entre les enseignants et l'État employeur.
Ce sont les artistes qui sont les plus pénalisés par ce boycottage des activités culturelles. Plusieurs petites troupes de théâtre, qui offraient des spectacles dans les écoles, sont ainsi privées des revenus qui assuraient leur subsistance.
«Ce n'est pas la formule gagnante de boycotter le rêve des enfants. L'école doit avoir une certaine couleur, et les jeunes doivent s'y sentir chez eux, avoir des petites fêtes qui ont de l'attrait, qui accrochent les élèves plutôt que de les faire décrocher», a déclaré le ministre Fournier à son arrivée à l'Assemblée nationale hier.
Le ministre de l'Éducation a été très prudent dans ses propos. Il a dit ne pas vouloir s'immiscer dans les stratégies syndicales des enseignants et a répété à plusieurs reprises son admiration pour le travail des professeurs dans les écoles du Québec.
Rappelons que pour protester contre l'inertie patronale dans les négociations, les enseignants des cours primaire et secondaire ont décidé de ne plus participer à des activités culturelles parascolaires, comme des sorties dans les musées ou au théâtre avec les enfants.
Le ministre Fournier a rappelé que c'était la troisième fois depuis 1999 que des activités de nature culturelle étaient boycottées par les enseignants. Il a aussi fait valoir que les enseignants avaient toute la latitude requise quant aux modalités de ces activités culturelles.
Enfin, M. Fournier a rappelé que son gouvernement n'a toujours pas l'intention de faire adopter une loi spéciale pour mettre fin aux moyens de pression utilisés par la centrale syndicale qui regroupe les 80 000 enseignants québécois des niveaux primaire et secondaire.
Pour sa part, la ministre de la Culture, Line Beauchamp, a tenté hier de présenter à l'Assemblée nationale une motion demandant formellement au syndicat des enseignants «de renoncer, à compter de ce jour et pour toujours, au boycott des activités culturelles en milieu scolaire et, à cette fin, qu'ils s'engagent à signer une convention collective garantissant qu'il n'y aura plus jamais de boycott».
Mais cette motion requérait le consentement de tous les députés pour être présentée, et les représentants du Parti québécois s'y sont opposés, estimant que l'Assemblée nationale n'avait pas à s'immiscer dans le contenu des négociations entre les enseignants et l'État employeur.
Ce sont les artistes qui sont les plus pénalisés par ce boycottage des activités culturelles. Plusieurs petites troupes de théâtre, qui offraient des spectacles dans les écoles, sont ainsi privées des revenus qui assuraient leur subsistance.
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