Delisle promet la fin du «ballottage» des enfants de la DPJ
13 octobre 2005
Québec
Québec — Fini le trimballage des enfants d'un foyer d'accueil à l'autre. La loi révisée de la protection de la jeunesse fera en sorte que les bambins victimes de mauvais traitements puissent bénéficier d'un port d'attache jusqu'à leur majorité, a promis hier la ministre responsable, Margaret F. Delisle.
«J'ai vu un enfant qui, à l'âge de six ans, avait subi huit placements. J'en ai vu un autre de 13 ans qui en avait vécu 16. Je vous le dis: c'est terminé. Terminé. La loi va corriger ça», a affirmé la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, en point de presse à Québec, tout juste avant la séance hebdomadaire du conseil des ministres.
Le projet de loi, qui sera déposé dans quelques semaines à l'Assemblée nationale, introduira un mécanisme pour garantir aux jeunes enfants victimes de parents irresponsables «un projet de vie» au sein d'une même famille d'accueil.
Le «ballottage» des enfants d'une famille d'accueil à l'autre, mis en lumière par le documentaire-choc Les Voleurs d'enfance de Paul Arcand, ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir, a indiqué la ministre.
«Ce que le film d'Arcand démontre avec beaucoup de justesse, c'est le ballottement des enfants, le manque de stabilité. Il y aura dans la loi des éléments qui vont faire cesser ce ballottement-là», a expliqué Mme Delisle.
Le problème est attribuable au fait que certains parents dysfonctionnels, notamment toxicomanes, perdent et regagnent à répétition la garde de leurs enfants, soumettant les bambins à un cycle d'allers-retours et de changements perpétuels de foyers d'accueil.
Ainsi, pour contrer le phénomène, la DPJ et ses intervenants disposeront de «plus de latitude» pour recommander au tribunal de confier un enfant à une famille d'accueil jusqu'à sa majorité, a précisé la ministre.
Jugeant elle aussi inacceptable le trimballage des enfants qu'elle a sous son aile, la DPJ propose au gouvernement de fixer un délai précis de «reprise en main», délai au-delà duquel les parents toujours irresponsables se verraient enlever définitivement la garde de leurs enfants.
«Vous pouvez vous attendre à quelque chose comme ça», a commenté la ministre Delisle, refusant de lever davantage le voile sur le contenu du projet de loi à venir.
«J'ai vu un enfant qui, à l'âge de six ans, avait subi huit placements. J'en ai vu un autre de 13 ans qui en avait vécu 16. Je vous le dis: c'est terminé. Terminé. La loi va corriger ça», a affirmé la ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, en point de presse à Québec, tout juste avant la séance hebdomadaire du conseil des ministres.
Le projet de loi, qui sera déposé dans quelques semaines à l'Assemblée nationale, introduira un mécanisme pour garantir aux jeunes enfants victimes de parents irresponsables «un projet de vie» au sein d'une même famille d'accueil.
Le «ballottage» des enfants d'une famille d'accueil à l'autre, mis en lumière par le documentaire-choc Les Voleurs d'enfance de Paul Arcand, ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir, a indiqué la ministre.
«Ce que le film d'Arcand démontre avec beaucoup de justesse, c'est le ballottement des enfants, le manque de stabilité. Il y aura dans la loi des éléments qui vont faire cesser ce ballottement-là», a expliqué Mme Delisle.
Le problème est attribuable au fait que certains parents dysfonctionnels, notamment toxicomanes, perdent et regagnent à répétition la garde de leurs enfants, soumettant les bambins à un cycle d'allers-retours et de changements perpétuels de foyers d'accueil.
Ainsi, pour contrer le phénomène, la DPJ et ses intervenants disposeront de «plus de latitude» pour recommander au tribunal de confier un enfant à une famille d'accueil jusqu'à sa majorité, a précisé la ministre.
Jugeant elle aussi inacceptable le trimballage des enfants qu'elle a sous son aile, la DPJ propose au gouvernement de fixer un délai précis de «reprise en main», délai au-delà duquel les parents toujours irresponsables se verraient enlever définitivement la garde de leurs enfants.
«Vous pouvez vous attendre à quelque chose comme ça», a commenté la ministre Delisle, refusant de lever davantage le voile sur le contenu du projet de loi à venir.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

