L'opposition doit jouer son rôle, rappelle Harel
Mont-Tremblant — La chef de l'opposition officielle, Louise Harel, a tenté hier de dissiper le spectre d'André Boisclair qui planait lors de l'ouverture du caucus présessionnel des députés du Parti québécois en enjoignant aux élus péquistes — et même aux journalistes — de se montrer capables de s'occuper de trois choses à la fois: le travail de l'opposition, les élections partielles qui auront lieu cet automne et la course à la direction du parti.
En cette première journée de la réunion du groupe parlementaire, André Boisclair, qui n'était évidemment pas présent puisqu'il n'est plus député, était le sujet de bien des conversations. Mais Louise Harel a encore une fois voulu rappeler les députés péquistes à l'ordre. «Les députés et membres parlementaires ont tout à fait l'obligation de s'investir dans l'opposition que la population attend de nous à cet égard d'un gouvernement qui l'insatisfait énormément», a-t-elle dit au cours d'un point de presse.
Mais c'était compter sans le député de Chicoutimi, leader parlementaire adjoint et porte-parole en matière de justice, Stéphane Bédard, qui a profité de l'occasion pour annoncer qu'il appuyait finalement André Boisclair après une réflexion aussi mûre que longue. M. Bédard estime qu'il existe un engouement pour M. Boisclair, tant chez les militants péquistes que dans la population, en raison de la qualité de son leadership et de son charisme. Dans le comté de Chicoutimi, les nouvelles adhésions au PQ s'élèvent à 400 et «l'immense majorité des appuis va à André Boisclair», a soutenu M. Bédard.
Comme avocat et porte-parole en matière de justice, M. Bédard n'a «pas de jugement de valeur» à porter sur le comportement passé de M. Boisclair. «Il a été transparent, il a été honnête», a-t-il dit. Selon lui, l'évocation selon laquelle M. Boisclair aurait d'autres «cadavres dans le placard» est pure projection.
Mme Harel a refusé de répondre à toute question relative à la consommation de cocaïne de M. Boisclair, soulignant que ce n'était pas l'objet de la rencontre et rappelant que le choix du prochain chef revient aux membres qui s'exprimeront au suffrage universel les 13, 14 et 15 novembre.
La candidate Pauline Marois a donné l'assurance hier qu'elle ne démissionnera pas de son poste de députée si elle mord la poussière le 15 novembre et qu'elle se présentera même aux prochaines élections. «Je reste même si je perds. On poursuit un objectif pas mal plus important que nous», a-t-elle dit. La candidate, dont la campagne poursuit son petit bonhomme de chemin, doute qu'il y ait un véritable engouement pour M. Boisclair sur le terrain. Son organisation fait valoir que, selon ses pointages, il existe un très grand nombre d'indécis parmi les membres du PQ.
Mais c'est Richard Legendre qui détient sans doute les données les plus justes sur l'humeur des péquistes. Le candidat a confirmé que son organisation avait commandé un sondage scientifique auprès des membres en règle du parti, comme l'écrivait Le Devoir dans son édition de samedi. Les résultats de ce sondage, qu'il vient d'obtenir, il les gardera pour lui et son organisation afin «d'ajuster notre stratégie s'il le faut». Mais comme M. Legendre ne semblait guère avoir le goût de pavoiser hier, il est facile d'en déduire que les résultats ne correspondaient pas tout à fait à la hauteur de ses attentes.
Bien que la course au PQ crée de l'interférence, l'opposition officielle a des os à mordre au cours de la prochaine session alors que Jean Charest et son gouvernement ne remontent pas de l'abysse dans les sondages. Louise Harel a critiqué la façon de négocier du gouvernement avec ses employés. «Nous considérons que le gouvernement a délibérément planifié l'affrontement avec les syndicats depuis le discours de M. Charest en août dernier. Il a délibérément cherché la chicane pour pouvoir imposer, par une loi spéciale, un règlement salarial», a-t-elle dit. Selon Mme Harel, les conditions économiques sont suffisamment bonnes au Québec pour que le gouvernement puisse préserver le pouvoir d'achat de ses employés.
Le député de Rousseau et porte-parole en matière de finances, François Legault, a présenté un nouveau tableau sur l'alourdissement du fardeau fiscal et tarifaire des familles québécoises. Au lieu de baisses d'impôt de deux milliards promises par les libéraux et maintenant évanouies, les contribuables ont eu à supporter une hausse de 334 millions. Pour une famille de la classe moyenne avec deux enfants et des revenus annuels de 50 000 $, il s'agit d'une augmentation de 896 $ par an, selon les calculs de M. Legault. La hausse des transferts fédéraux, sur laquelle comptait le gouvernement Charest, n'a pas été au rendez-vous. «La première faute du gouvernement Charest, c'est d'avoir pu penser que, comme fédéraliste à Québec, il pourrait augmenter d'un milliard de dollars par année les transferts en provenance du gouvernement fédéral», a expliqué M. Legault.
En cette première journée de la réunion du groupe parlementaire, André Boisclair, qui n'était évidemment pas présent puisqu'il n'est plus député, était le sujet de bien des conversations. Mais Louise Harel a encore une fois voulu rappeler les députés péquistes à l'ordre. «Les députés et membres parlementaires ont tout à fait l'obligation de s'investir dans l'opposition que la population attend de nous à cet égard d'un gouvernement qui l'insatisfait énormément», a-t-elle dit au cours d'un point de presse.
Mais c'était compter sans le député de Chicoutimi, leader parlementaire adjoint et porte-parole en matière de justice, Stéphane Bédard, qui a profité de l'occasion pour annoncer qu'il appuyait finalement André Boisclair après une réflexion aussi mûre que longue. M. Bédard estime qu'il existe un engouement pour M. Boisclair, tant chez les militants péquistes que dans la population, en raison de la qualité de son leadership et de son charisme. Dans le comté de Chicoutimi, les nouvelles adhésions au PQ s'élèvent à 400 et «l'immense majorité des appuis va à André Boisclair», a soutenu M. Bédard.
Comme avocat et porte-parole en matière de justice, M. Bédard n'a «pas de jugement de valeur» à porter sur le comportement passé de M. Boisclair. «Il a été transparent, il a été honnête», a-t-il dit. Selon lui, l'évocation selon laquelle M. Boisclair aurait d'autres «cadavres dans le placard» est pure projection.
Mme Harel a refusé de répondre à toute question relative à la consommation de cocaïne de M. Boisclair, soulignant que ce n'était pas l'objet de la rencontre et rappelant que le choix du prochain chef revient aux membres qui s'exprimeront au suffrage universel les 13, 14 et 15 novembre.
La candidate Pauline Marois a donné l'assurance hier qu'elle ne démissionnera pas de son poste de députée si elle mord la poussière le 15 novembre et qu'elle se présentera même aux prochaines élections. «Je reste même si je perds. On poursuit un objectif pas mal plus important que nous», a-t-elle dit. La candidate, dont la campagne poursuit son petit bonhomme de chemin, doute qu'il y ait un véritable engouement pour M. Boisclair sur le terrain. Son organisation fait valoir que, selon ses pointages, il existe un très grand nombre d'indécis parmi les membres du PQ.
Mais c'est Richard Legendre qui détient sans doute les données les plus justes sur l'humeur des péquistes. Le candidat a confirmé que son organisation avait commandé un sondage scientifique auprès des membres en règle du parti, comme l'écrivait Le Devoir dans son édition de samedi. Les résultats de ce sondage, qu'il vient d'obtenir, il les gardera pour lui et son organisation afin «d'ajuster notre stratégie s'il le faut». Mais comme M. Legendre ne semblait guère avoir le goût de pavoiser hier, il est facile d'en déduire que les résultats ne correspondaient pas tout à fait à la hauteur de ses attentes.
Bien que la course au PQ crée de l'interférence, l'opposition officielle a des os à mordre au cours de la prochaine session alors que Jean Charest et son gouvernement ne remontent pas de l'abysse dans les sondages. Louise Harel a critiqué la façon de négocier du gouvernement avec ses employés. «Nous considérons que le gouvernement a délibérément planifié l'affrontement avec les syndicats depuis le discours de M. Charest en août dernier. Il a délibérément cherché la chicane pour pouvoir imposer, par une loi spéciale, un règlement salarial», a-t-elle dit. Selon Mme Harel, les conditions économiques sont suffisamment bonnes au Québec pour que le gouvernement puisse préserver le pouvoir d'achat de ses employés.
Le député de Rousseau et porte-parole en matière de finances, François Legault, a présenté un nouveau tableau sur l'alourdissement du fardeau fiscal et tarifaire des familles québécoises. Au lieu de baisses d'impôt de deux milliards promises par les libéraux et maintenant évanouies, les contribuables ont eu à supporter une hausse de 334 millions. Pour une famille de la classe moyenne avec deux enfants et des revenus annuels de 50 000 $, il s'agit d'une augmentation de 896 $ par an, selon les calculs de M. Legault. La hausse des transferts fédéraux, sur laquelle comptait le gouvernement Charest, n'a pas été au rendez-vous. «La première faute du gouvernement Charest, c'est d'avoir pu penser que, comme fédéraliste à Québec, il pourrait augmenter d'un milliard de dollars par année les transferts en provenance du gouvernement fédéral», a expliqué M. Legault.
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