Course à la direction du Parti québécois - Dure charge de Lebel contre Marois et Boisclair
10 septembre 2005
Québec
Photo : Jacques Grenier
Le candidat Ghislain Lebel est en colère contre les médias qui, dit-il, n’ont d’oreille que pour les quatre principaux successeurs potentiels à Bernard Landry.
Québec — Pauline Marois «se fout de la souveraineté comme de sa première couche» et André Boisclair est une coquille vide qui se contente de «faire le beau», a dénoncé, hier, l'ancien député bloquiste et candidat à la direction du Parti québécois, Ghislain Lebel.
Furieux de ne pas avoir été invité à prendre part au débat des candidats, jeudi, à l'antenne de Radio-Canada, M. Lebel a profité d'un entretien accordé à La Presse Canadienne pour donner la réplique aux deux principales têtes d'affiche de la campagne au leadership, Pauline Marois et André Boisclair.
«Pauline Marois est strictement motivée par son ambition personnelle. Elle se fiche de la souveraineté. Elle est en faveur de tout et son contraire. Elle veut juste être la première femme à gouverner le Québec», a lancé M. Lebel.
Quant à André Boisclair, il ne faut pas compter sur lui pour apporter quelque chose de neuf au débat, a fulminé le volubile ex-député du Bloc.
«Il ne dit rien. Il n'a pas de contenu. Il surfe sur une vague de popularité et prend bien garde de prendre position sur quoi que ce soit. Il fait le beau gars», a-t-il dit.
M. Lebel reproche aux médias de n'avoir d'yeux et d'oreilles que pour André Boisclair, Pauline Marois, Richard Legendre et Louis Bernard, les quatre candidats invités au débat télévisé de jeudi.
Pourtant, estime-t-il, ces quatre personnages, au centre de la chose publique depuis des années, n'ont absolument rien de nouveau à offrir aux Québécois.
«Où étaient-ils quand est venu le temps de dénoncer l'entente avec les Innus en 2002? Cet accord sur la partition du territoire québécois? Ils ont fermé leur gueule! Moi, j'ai quitté mon poste de député pour ça, j'ai renoncé à mon salaire!», a-t-il lancé en furie.
Même s'il entend «aller jusqu'au bout», M. Lebel trouve «décourageante et démotivante» l'attention soutenue accordée par les médias aux quatre principaux candidats.
Pourtant, a-t-il rappelé, Gilbert Paquette, Pierre Dubuc, Jean-Claude St-André ainsi que lui-même, devraient obtenir le même traitement.
«Ce qui me désole, c'est que l'on ne part pas tous de la même ligne de départ. C'est tellement injuste. Une apparition au Point m'aurait permis de rejoindre des centaines de milliers de personnes alors que là, je vais me "tapper" 2000 kilomètres en fin de semaine pour parler à 40 personnes en Gaspésie», a illustré M. Lebel.
De son côté, Jean-Claude St-André a préféré prendre avec un grain de sel son «exclusion» du débat de jeudi.
«Je ne suis pas surpris, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas faire de procès d'intention», a-t-il dit, sur un ton sarcastique.
De toute façon, a poursuivi M. St-André, la cacophonie qui caractérisait le débat n'a certainement pas permis de le faire progresser.
«Ce que l'on a perçu, c'est que l'un ou l'autre, c'est bonnet blanc, blanc bonnet. Ce sont tous des abonnés à la gestion provinciale», a-t-il estimé.
Mais de tous, André Boisclair a particulièrement mal paru, de l'avis de M. St-André.
«On peut se demander ce qu'il fait au Parti québécois. Il a un discours bien rassurant pour les fédéralistes», a analysé le député de l'Assomption.
Pierre Dubuc, qui n'était pas candidat «officiel» au moment de la diffusion du débat de jeudi (sa candidature a été approuvée hier), juge pour sa part inquiétante cette tendance à laisser à l'écart les candidats moins connus.
«C'est quoi cette discrimination! Cela n'a pas de bon sens, on est allé chercher autant de signatures que les autres!», a-t-il rappelé.
Quant à Gilbert Paquette, dont la candidature devrait être approuvée officiellement d'ici mardi, il souhaite que les réseaux de télévision profiteront de l'expérience de jeudi pour corriger le tir.
«C'est une bien mauvaise "track". Il faut pouvoir se faire entendre», a-t-il dit.
Furieux de ne pas avoir été invité à prendre part au débat des candidats, jeudi, à l'antenne de Radio-Canada, M. Lebel a profité d'un entretien accordé à La Presse Canadienne pour donner la réplique aux deux principales têtes d'affiche de la campagne au leadership, Pauline Marois et André Boisclair.
«Pauline Marois est strictement motivée par son ambition personnelle. Elle se fiche de la souveraineté. Elle est en faveur de tout et son contraire. Elle veut juste être la première femme à gouverner le Québec», a lancé M. Lebel.
Quant à André Boisclair, il ne faut pas compter sur lui pour apporter quelque chose de neuf au débat, a fulminé le volubile ex-député du Bloc.
«Il ne dit rien. Il n'a pas de contenu. Il surfe sur une vague de popularité et prend bien garde de prendre position sur quoi que ce soit. Il fait le beau gars», a-t-il dit.
M. Lebel reproche aux médias de n'avoir d'yeux et d'oreilles que pour André Boisclair, Pauline Marois, Richard Legendre et Louis Bernard, les quatre candidats invités au débat télévisé de jeudi.
Pourtant, estime-t-il, ces quatre personnages, au centre de la chose publique depuis des années, n'ont absolument rien de nouveau à offrir aux Québécois.
«Où étaient-ils quand est venu le temps de dénoncer l'entente avec les Innus en 2002? Cet accord sur la partition du territoire québécois? Ils ont fermé leur gueule! Moi, j'ai quitté mon poste de député pour ça, j'ai renoncé à mon salaire!», a-t-il lancé en furie.
Même s'il entend «aller jusqu'au bout», M. Lebel trouve «décourageante et démotivante» l'attention soutenue accordée par les médias aux quatre principaux candidats.
Pourtant, a-t-il rappelé, Gilbert Paquette, Pierre Dubuc, Jean-Claude St-André ainsi que lui-même, devraient obtenir le même traitement.
«Ce qui me désole, c'est que l'on ne part pas tous de la même ligne de départ. C'est tellement injuste. Une apparition au Point m'aurait permis de rejoindre des centaines de milliers de personnes alors que là, je vais me "tapper" 2000 kilomètres en fin de semaine pour parler à 40 personnes en Gaspésie», a illustré M. Lebel.
De son côté, Jean-Claude St-André a préféré prendre avec un grain de sel son «exclusion» du débat de jeudi.
«Je ne suis pas surpris, mais je n'en dirai pas plus pour ne pas faire de procès d'intention», a-t-il dit, sur un ton sarcastique.
De toute façon, a poursuivi M. St-André, la cacophonie qui caractérisait le débat n'a certainement pas permis de le faire progresser.
«Ce que l'on a perçu, c'est que l'un ou l'autre, c'est bonnet blanc, blanc bonnet. Ce sont tous des abonnés à la gestion provinciale», a-t-il estimé.
Mais de tous, André Boisclair a particulièrement mal paru, de l'avis de M. St-André.
«On peut se demander ce qu'il fait au Parti québécois. Il a un discours bien rassurant pour les fédéralistes», a analysé le député de l'Assomption.
Pierre Dubuc, qui n'était pas candidat «officiel» au moment de la diffusion du débat de jeudi (sa candidature a été approuvée hier), juge pour sa part inquiétante cette tendance à laisser à l'écart les candidats moins connus.
«C'est quoi cette discrimination! Cela n'a pas de bon sens, on est allé chercher autant de signatures que les autres!», a-t-il rappelé.
Quant à Gilbert Paquette, dont la candidature devrait être approuvée officiellement d'ici mardi, il souhaite que les réseaux de télévision profiteront de l'expérience de jeudi pour corriger le tir.
«C'est une bien mauvaise "track". Il faut pouvoir se faire entendre», a-t-il dit.
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