Course à la direction du Parti québécois - Le candidat Dubuc compare André Boisclair à Mario Dumont
André Boisclair compromet le virage progressiste du Parti québécois, estime un de ses adversaires dans la course à la chefferie péquiste, Pierre Dubuc.
Avec son discours de «jeune vieux» qui se veut rassembleur en cherchant à plaire à tout le monde, l'aspirant chef péquiste André Boisclair freine la perspective de renouveau qui a émergé du congrès de juin dernier, a expliqué M. Dubuc après avoir déposé officiellement hier son bulletin de mise en candidature. «C'est la même chose que pour Mario Dumont: diriez-vous que c'est un jeune?», a-t-il lancé au Devoir.
Dans une brève allocution à la presse, Pierre Dubuc, directeur de L'Aut' Journal et fondateur du club politique Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ libre), aussi identifié à l'aile plus radicale du PQ, s'en est pris à «la vieille garde» péquiste présente dans la course à la direction et dont André Boisclair et Louis Bernard seraient des représentants. «On ne veut plus de langue de bois. Et on n'a pas besoin de la langue de Boisclair non plus», a-t-il laissé tomber.
M. Dubuc a aussi relevé les contradictions qui émaillent le discours de celui qui semble mener dans les sondages. «On se félicite d'avoir fait adopter la politique de l'eau, mais, de l'autre côté, on se prononce en faveur des partenariats public-privé», a dit M. Dubuc, qui soutient que le PQ ne peut se contenter d'un changement cosmétique.
Pierre Dubuc a présenté un programme clair. Au lendemain d'élections qui ramèneraient le Parti québécois au pouvoir, M. Dubuc hausserait de façon «substantielle» le salaire minimum et l'aide sociale, réintroduirait l'article 45 du Code du travail, donnerait le droit de se syndiquer aux travailleuses en milieu familial, encadrerait les fermetures d'entreprises, investirait massivement dans Télé-Québec et soutiendrait davantage le milieu culturel.
Quant à savoir comment ces propositions seraient financées, M. Dubuc montre du doigt les entreprises qui ne sont pas mises à contribution ainsi que la politique du déficit zéro. «Il ne faut plus se sentir lié par le déficit zéro. C'est une politique absurde. [...] On peut s'endetter à un moment donné et faire des surplus à un autre», a-t-il expliqué.
M. Dubuc, qui refuse de faire de la figuration dans cette campagne au leadership, sollicitera particulièrement les militants des milieux communautaire et syndical pour qu'il s'impliquent en politique. M. Dubuc a dit constater la limite des structures de la société civile. «Il faut ramener les progressistes au PQ», a-t-il précisé.
La course à la direction compte actuellement six candidats officiels. La candidature de M. Dubuc le deviendra après une vérification d'usage des 1400 signatures des péquistes qui l'appuient.
Louise Harel
La charge de M. Dubuc est survenue le jour même où Louise Harel sentait le besoin de rappeler à l'ordre les candidats à la direction du PQ, leur demandant d'éviter de tomber dans les attaques personnelles qui risquent de rendre difficile l'inévitable réconciliation qui suivra l'élection du prochain chef.
«Il ne faut pas que la course à la direction du Parti québécois ne dégénère en conflit de personnalité», a dit Mme Harel, profitant d'une courte allocution, prononcée devant les députés du Bloc québécois réunis en caucus à Saguenay. « Il faut pouvoir débattre sans combattre».
Avec la Presse canadienne
Avec son discours de «jeune vieux» qui se veut rassembleur en cherchant à plaire à tout le monde, l'aspirant chef péquiste André Boisclair freine la perspective de renouveau qui a émergé du congrès de juin dernier, a expliqué M. Dubuc après avoir déposé officiellement hier son bulletin de mise en candidature. «C'est la même chose que pour Mario Dumont: diriez-vous que c'est un jeune?», a-t-il lancé au Devoir.
Dans une brève allocution à la presse, Pierre Dubuc, directeur de L'Aut' Journal et fondateur du club politique Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ libre), aussi identifié à l'aile plus radicale du PQ, s'en est pris à «la vieille garde» péquiste présente dans la course à la direction et dont André Boisclair et Louis Bernard seraient des représentants. «On ne veut plus de langue de bois. Et on n'a pas besoin de la langue de Boisclair non plus», a-t-il laissé tomber.
M. Dubuc a aussi relevé les contradictions qui émaillent le discours de celui qui semble mener dans les sondages. «On se félicite d'avoir fait adopter la politique de l'eau, mais, de l'autre côté, on se prononce en faveur des partenariats public-privé», a dit M. Dubuc, qui soutient que le PQ ne peut se contenter d'un changement cosmétique.
Pierre Dubuc a présenté un programme clair. Au lendemain d'élections qui ramèneraient le Parti québécois au pouvoir, M. Dubuc hausserait de façon «substantielle» le salaire minimum et l'aide sociale, réintroduirait l'article 45 du Code du travail, donnerait le droit de se syndiquer aux travailleuses en milieu familial, encadrerait les fermetures d'entreprises, investirait massivement dans Télé-Québec et soutiendrait davantage le milieu culturel.
Quant à savoir comment ces propositions seraient financées, M. Dubuc montre du doigt les entreprises qui ne sont pas mises à contribution ainsi que la politique du déficit zéro. «Il ne faut plus se sentir lié par le déficit zéro. C'est une politique absurde. [...] On peut s'endetter à un moment donné et faire des surplus à un autre», a-t-il expliqué.
M. Dubuc, qui refuse de faire de la figuration dans cette campagne au leadership, sollicitera particulièrement les militants des milieux communautaire et syndical pour qu'il s'impliquent en politique. M. Dubuc a dit constater la limite des structures de la société civile. «Il faut ramener les progressistes au PQ», a-t-il précisé.
La course à la direction compte actuellement six candidats officiels. La candidature de M. Dubuc le deviendra après une vérification d'usage des 1400 signatures des péquistes qui l'appuient.
Louise Harel
La charge de M. Dubuc est survenue le jour même où Louise Harel sentait le besoin de rappeler à l'ordre les candidats à la direction du PQ, leur demandant d'éviter de tomber dans les attaques personnelles qui risquent de rendre difficile l'inévitable réconciliation qui suivra l'élection du prochain chef.
«Il ne faut pas que la course à la direction du Parti québécois ne dégénère en conflit de personnalité», a dit Mme Harel, profitant d'une courte allocution, prononcée devant les députés du Bloc québécois réunis en caucus à Saguenay. « Il faut pouvoir débattre sans combattre».
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