jeudi 26 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h43


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Québec ne plafonnera pas le prix de l'essence

2 septembre 2005  Québec
Frédéric Quintal croit que Québec et Ottawa disposent des pouvoirs nécessaires pour mettre un frein à la flambée du prix de l’essence.
Photo : Jacques Nadeau
Frédéric Quintal croit que Québec et Ottawa disposent des pouvoirs nécessaires pour mettre un frein à la flambée du prix de l’essence.
Québec — Même si la loi lui permet de le faire, le gouvernement Charest rejette catégoriquement la possibilité d'imposer un prix maximum au carburant.

«Il peut bien y avoir des pouvoirs théoriques, mais ce n'est pas en légiférant au Québec qu'on va faire passer le baril de pétrole de 70 $US à 20 $US», a expliqué hier le premier ministre, lors d'un bref point de presse à Québec.

Le gouvernement Charest, qui se dit impuissant à atténuer la flambée du prix de l'essence, dispose pourtant d'un outil législatif lui permettant de fixer un prix maximum à la pompe.

En effet, la Loi sur les produits et les équipements pétroliers stipule que le gouvernement peut déterminer par décret le prix maximum auquel peut être vendu ou distribué un produit pétrolier, lorsqu'il est d'avis que l'intérêt public l'exige.

Or, pour être efficace, une telle mesure devrait être imposée à très large échelle et non pas seulement au Québec, juge M. Charest.

Bien loin de soulager le fardeau des consommateurs, un prix plafond limité au Québec inciterait simplement les raffineurs d'ici à vendre leur pétrole à meilleur prix ailleurs en Amérique, fait-on valoir dans l'entourage du premier ministre.

«On est dans un contexte qui va bien au-delà de ce que nos lois peuvent faire. C'est un contexte mondial. D'une part, nous avons un baril à 70 $; d'autre part, une catastrophe inouïe aux États-Unis. Alors, il faut composer avec ça», a commenté M. Charest, faisant allusion à la flambée qui a suivi le passage de l'ouragan Katrina.

Les consommateurs d'énergie devront effectivement apprendre à «composer» avec les augmentations de coûts d'ici les prochains mois.

Hydro-Québec vient en effet de demander à nouveau à la Régie de l'énergie de lui accorder une hausse de tarifs de 3 % à compter du 1er avril 2006.

Mais comme pour l'essence, le premier ministre n'a pas l'intention d'intervenir.

«On a confié à la Régie de l'énergie la mission de juger et d'évaluer [les demandes d'Hydro], alors on va laisser la Régie faire son travail», a-t-il tranché.

Pour l'heure, le gouvernement se limite à demander aux ministères de mettre en place «des mesures agressives» (sic) d'économie d'énergie.

Les divers cabinets ont aussi été mandatés pour «évaluer les impacts» de la flambée sur la prestation des services.

«Nous avons agi promptement», a dit M. Charest.

Plus tôt, hier, le groupe L'Essence à juste prix s'adressait aux premiers ministres Paul Martin et Jean Charest pour qu'ils prennent des mesures destinées à freiner la flambée des prix de l'essence.

Le porte-parole Frédéric Quintal se référait à une loi provinciale sur les produits pétroliers qui permettrait au gouvernement québécois d'agir pour contrôler les prix.

Cette loi stipulerait que le gouvernement peut déterminer par décret le prix maximum auquel peut être vendu ou distribué un produit pétrolier quand l'intérêt public l'exige.

Sur la scène fédérale, les partis d'opposition ont exigé hier une intervention du premier ministre Martin pour contrer l'explosion des coûts.

La porte-parole du Parti conservateur au Québec, Josée Verner, a exhorté le gouvernement Martin à diminuer les taxes sur le litre d'essence à la pompe et à amoindrir la pression sur le consommateur.

En outre, Mme Verner a critiqué sévèrement la double taxation sur le prix à la pompe appliquée par le gouvernement fédéral.

«Le gouvernement de Paul Martin persiste à faire payer des taxes sur des taxes aux consommateurs d'essence en appliquant la TPS sur la taxe d'accise et celle sur le transport. Pendant ce temps, les libéraux nagent dans les surplus budgétaires», a-t-elle fait valoir, par voie de communiqué.

De son côté, le Bloc québécois a demandé au premier ministre Martin d'intervenir plutôt auprès de l'industrie du raffinage.

«Au delà des fluctuations du prix international, c'est la marge de profit au raffinage qui est trop élevée, a dénoncé le député Paul Crête. Cette marge a grimpé aujourd'hui à plus de 37 ¢, ce qui est tout à fait indécent.»






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009