Île René-Levasseur: les Innus acceptent de discuter avec Québec et Kruger
Une rencontre tripartite aura lieu demain
3 août 2005
Québec
Québec — Les Innus de Betsiamites ont finalement accepté, hier, de participer demain à une rencontre tripartite avec le gouvernement Charest et la compagnie Kruger en vue de discuter de la récupération du bois brûlé sur l'île René-Levasseur (Côte-Nord).
Hier matin, à Montréal, devait avoir lieu une première rencontre tripartite sur ce dossier, mais les Innus ont refusé d'y participer si les représentants de Kruger étaient présents.
Ces derniers ont donc dû s'abstenir et la rencontre n'a réuni que le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, et les représentants de la communauté innue.
La direction de Kruger a jugé l'attitude des Innus incompatible avec l'ouverture au dialogue demandée par le juge Pierre Dalphond la semaine dernière.
«Nous ne pouvons que déplorer la décision du chef de la communauté innue de Betsiamites, Raphaël Picard, qui refuse de donner suite à une demande de la Cour d'appel du Québec qui ouvrait la voie au dialogue», a indiqué hier par communiqué le vice-président aux affaires publiques de la papetière, Jean Majeau.
Pour éviter la multiplication des recours judiciaires, le juge avait demandé aux parties de prendre quelques jours pour voir si un terrain d'entente était possible. Les parties ont jusqu'à vendredi pour rendre compte au juge de l'état d'avancement de leurs travaux. Si aucune entente n'est intervenue d'ici là, le juge imposera une décision le 10 août.
Optimisme
Au ministère des Ressources naturelles, on se montrait optimiste, après la rencontre d'hier, d'en arriver prochainement à un accord qui définirait les modalités de récupération du bois brûlé à la suite des incendies de forêt de juin, sur cette île de la Côte-Nord, territoire situé au milieu du réservoir de la Manicouagan.
De son côté, la direction de Kruger a adressé hier au chef Picard une nouvelle invitation à reprendre le dialogue.
Pour leur part, les Innus n'ont pas voulu faire de commentaires sur l'évolution du dossier. Un porte-parole du conseil de Pessamit (Betsiamites) a indiqué que le chef Picard ferait le point demain avec les médias, à Québec.
Au cours de cette conférence de presse, convoquée conjointement avec Greenpeace, le chef Picard et Steven Guilbault, porte-parole de Greenpeace, doivent révéler les résultats d'un sondage Léger-Marketing portant sur la perception des Québécois envers la cause des Innus en matière de gestion forestière.
Pour être jugé utilisable par l'industrie, le bois brûlé doit être récupéré sans tarder, dans les mois qui viennent, d'où l'urgence de trouver un terrain d'entente.
Le 6 juillet, parce qu'il voyait l'urgence d'agir, le juge André Rochon, de la Cour d'appel du Québec, avait autorisé la compagnie Kruger à récolter d'ici novembre 190 000 mètres cubes de bois qui ont brûlé en juin dernier, mais depuis les Innus tentent d'obtenir un sursis d'application de cette décision.
La perte de cette matière ligneuse signifierait de nombreuses pertes d'emploi pour Kruger.
Les autochtones reprochent au gouvernement du Québec d'avoir octroyé un contrat d'approvisionnement à la papetière sans les avoir d'abord consultés.
Ils veulent idéalement que les travaux forestiers soient suspendus sur ce territoire tant que la Cour suprême n'aura pas tranché, sur le fond, la plus vaste question de leurs droits ancestraux. Les audiences doivent débuter en décembre.
En juin, la juge Danielle Grenier, de la Cour supérieure, avait ordonné l'arrêt immédiat de toute activité forestière sur l'île René-Levasseur.
Hier matin, à Montréal, devait avoir lieu une première rencontre tripartite sur ce dossier, mais les Innus ont refusé d'y participer si les représentants de Kruger étaient présents.
Ces derniers ont donc dû s'abstenir et la rencontre n'a réuni que le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, et les représentants de la communauté innue.
La direction de Kruger a jugé l'attitude des Innus incompatible avec l'ouverture au dialogue demandée par le juge Pierre Dalphond la semaine dernière.
«Nous ne pouvons que déplorer la décision du chef de la communauté innue de Betsiamites, Raphaël Picard, qui refuse de donner suite à une demande de la Cour d'appel du Québec qui ouvrait la voie au dialogue», a indiqué hier par communiqué le vice-président aux affaires publiques de la papetière, Jean Majeau.
Pour éviter la multiplication des recours judiciaires, le juge avait demandé aux parties de prendre quelques jours pour voir si un terrain d'entente était possible. Les parties ont jusqu'à vendredi pour rendre compte au juge de l'état d'avancement de leurs travaux. Si aucune entente n'est intervenue d'ici là, le juge imposera une décision le 10 août.
Optimisme
Au ministère des Ressources naturelles, on se montrait optimiste, après la rencontre d'hier, d'en arriver prochainement à un accord qui définirait les modalités de récupération du bois brûlé à la suite des incendies de forêt de juin, sur cette île de la Côte-Nord, territoire situé au milieu du réservoir de la Manicouagan.
De son côté, la direction de Kruger a adressé hier au chef Picard une nouvelle invitation à reprendre le dialogue.
Pour leur part, les Innus n'ont pas voulu faire de commentaires sur l'évolution du dossier. Un porte-parole du conseil de Pessamit (Betsiamites) a indiqué que le chef Picard ferait le point demain avec les médias, à Québec.
Au cours de cette conférence de presse, convoquée conjointement avec Greenpeace, le chef Picard et Steven Guilbault, porte-parole de Greenpeace, doivent révéler les résultats d'un sondage Léger-Marketing portant sur la perception des Québécois envers la cause des Innus en matière de gestion forestière.
Pour être jugé utilisable par l'industrie, le bois brûlé doit être récupéré sans tarder, dans les mois qui viennent, d'où l'urgence de trouver un terrain d'entente.
Le 6 juillet, parce qu'il voyait l'urgence d'agir, le juge André Rochon, de la Cour d'appel du Québec, avait autorisé la compagnie Kruger à récolter d'ici novembre 190 000 mètres cubes de bois qui ont brûlé en juin dernier, mais depuis les Innus tentent d'obtenir un sursis d'application de cette décision.
La perte de cette matière ligneuse signifierait de nombreuses pertes d'emploi pour Kruger.
Les autochtones reprochent au gouvernement du Québec d'avoir octroyé un contrat d'approvisionnement à la papetière sans les avoir d'abord consultés.
Ils veulent idéalement que les travaux forestiers soient suspendus sur ce territoire tant que la Cour suprême n'aura pas tranché, sur le fond, la plus vaste question de leurs droits ancestraux. Les audiences doivent débuter en décembre.
En juin, la juge Danielle Grenier, de la Cour supérieure, avait ordonné l'arrêt immédiat de toute activité forestière sur l'île René-Levasseur.
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