Le leadership du Parti québécois -Des députés demandent à Landry de rester en dehors de la course
13 juillet 2005
Québec
Québec — Horripilés à l'idée d'un retour éventuel de Bernard Landry, des députés péquistes exhortent l'ancien chef du Parti québécois à renoncer dès maintenant à la tentation de poser sa candidature à la direction du parti.
Au nom de bon nombre de ses collègues de l'Assemblée nationale, un député influent du PQ s'apprête à communiquer directement avec M. Landry pour lui enjoindre de rester hors de la course, a appris la Presse canadienne hier.
«Un tel retour n'aurait pas d'allure. Ce n'est vraiment pas une bonne idée. Un très mauvais signal. C'est ce que je vais lui dire», a affirmé le député sous couvert de l'anonymat au cours d'un entretien téléphonique.
Cette initiative n'a rien de personnel. Le député, qui ne fait pas partie de la liste des candidats à la succession de M. Landry, soutient s'être résolu à intervenir auprès de son ancien chef après avoir analysé la situation avec «un vieux sage» du PQ.
Plusieurs membres du caucus péquiste croient que M. Landry caresse l'idée d'un retour et qu'il n'est pas du tout étranger à la création récente d'un site Internet invitant les citoyens à signer une pétition en faveur de sa candidature à la direction du PQ.
Même si l'ancien leader a fait savoir hier par la voix de sa porte-parole que sa démission «tient toujours», les députés qui s'opposent à son retour ne sont pas rassurés.
Selon eux, il en va de la crédibilité du parti que le chef démissionnaire accepte de se tenir à l'écart des débats.
«Si M. Landry se présente, cela aura pour effet de porter un jugement sur la qualité des candidats à sa succession. Ce n'est pas correct. Les gens diraient: "Voyez comme le PQ est ingouvernable!" Moi, je dis que M. Landry a pris la décision de se retirer, il a reçu toutes les louanges possibles après l'avoir fait. Dans la vie, on ne recule pas», a mentionné un parlementaire péquiste comptant plusieurs années de service.
Parmi les députés qui s'inquiètent du retour possible de M. Landry et s'affichent à visage découvert figure Camil Bouchard, de la circonscription de Vachon.
Selon lui, la présence de Bernard Landry sur la liste des candidats à la direction porterait un dur coup aux initiatives de changement qui se dessinent au sein du PQ.
«Il y a une très forte tendance en faveur du changement et j'ai l'impression que la présence de M. Landry serait un obstacle [au changement]», a dit M. Bouchard en entrevue.
Dans ce contexte, le retour de l'ancien leader du PQ n'est certes pas «souhaitable», a souligné M. Bouchard, qui s'est rangé derrière Louis Bernard dans la course au leadership.
Au nom de bon nombre de ses collègues de l'Assemblée nationale, un député influent du PQ s'apprête à communiquer directement avec M. Landry pour lui enjoindre de rester hors de la course, a appris la Presse canadienne hier.
«Un tel retour n'aurait pas d'allure. Ce n'est vraiment pas une bonne idée. Un très mauvais signal. C'est ce que je vais lui dire», a affirmé le député sous couvert de l'anonymat au cours d'un entretien téléphonique.
Cette initiative n'a rien de personnel. Le député, qui ne fait pas partie de la liste des candidats à la succession de M. Landry, soutient s'être résolu à intervenir auprès de son ancien chef après avoir analysé la situation avec «un vieux sage» du PQ.
Plusieurs membres du caucus péquiste croient que M. Landry caresse l'idée d'un retour et qu'il n'est pas du tout étranger à la création récente d'un site Internet invitant les citoyens à signer une pétition en faveur de sa candidature à la direction du PQ.
Même si l'ancien leader a fait savoir hier par la voix de sa porte-parole que sa démission «tient toujours», les députés qui s'opposent à son retour ne sont pas rassurés.
Selon eux, il en va de la crédibilité du parti que le chef démissionnaire accepte de se tenir à l'écart des débats.
«Si M. Landry se présente, cela aura pour effet de porter un jugement sur la qualité des candidats à sa succession. Ce n'est pas correct. Les gens diraient: "Voyez comme le PQ est ingouvernable!" Moi, je dis que M. Landry a pris la décision de se retirer, il a reçu toutes les louanges possibles après l'avoir fait. Dans la vie, on ne recule pas», a mentionné un parlementaire péquiste comptant plusieurs années de service.
Parmi les députés qui s'inquiètent du retour possible de M. Landry et s'affichent à visage découvert figure Camil Bouchard, de la circonscription de Vachon.
Selon lui, la présence de Bernard Landry sur la liste des candidats à la direction porterait un dur coup aux initiatives de changement qui se dessinent au sein du PQ.
«Il y a une très forte tendance en faveur du changement et j'ai l'impression que la présence de M. Landry serait un obstacle [au changement]», a dit M. Bouchard en entrevue.
Dans ce contexte, le retour de l'ancien leader du PQ n'est certes pas «souhaitable», a souligné M. Bouchard, qui s'est rangé derrière Louis Bernard dans la course au leadership.
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