Île René-Levasseur - Kruger s'adresse aux tribunaux à son tour
6 juillet 2005
Québec
L’île René-Levasseur photographiée par satellite.
Source : Greenpeace
Québec — La société Kruger emboîte le pas au gouvernement du Québec et en appelle à son tour du jugement de la Cour supérieure qui a mis fin à l'exploitation forestière sur l'île René-Levasseur, au nord de Baie-Comeau.
La voie judiciaire empruntée par Québec et Kruger a soulevé la colère des Innus de Betsiamites, qui ont annoncé hier qu'ils rompaient le dialogue amorcé avec le ministre délégué aux Affaires autochtones, Geoffrey Kelley.
À l'instar du gouvernement du Québec, Kruger demande au tribunal de suspendre provisoirement l'ordonnance de façon à permettre la récupération du bois brûlé jonchant l'île à la suite des incendies de forêt qui ont récemment ravagé de larges parties du territoire insulaire.
Kruger fait notamment valoir que le bois brûlé doit être récupéré et transformé en bois d'oeuvre dans les délais les plus brefs, à défaut de quoi les insectes voraces le rendront rapidement inutilisable.
Le 17 juin dernier, la juge Danielle Grenier, de la Cour supérieure, a ordonné à Kruger de cesser ses activités sur l'île, reprochant au gouvernement québécois de ne pas avoir consulté les Innus de Betsiamites avant de délivrer un permis d'exploitation.
«La décision du tribunal cause un préjudice sérieux et irréparable à Kruger et ses employés, a dit le porte-parole de la compagnie, Jean Majeau, au cours d'un entretien accordé à la Presse canadienne. C'est la raison pour laquelle nous voulons en appeler de ce jugement.»
Depuis que l'ordonnance a été rendue, Kruger a annoncé 153 mises à pied, dont 91 emplois en forêt et 62 dans les usines de Ragueneau de Forestville et de Longue-Rive.
Le porte-parole de l'entreprise dénonce au passage «l'attitude» du chef Raphaël Picard, «qui ne semble pas vouloir collaborer pour permettre la récolte des arbres brûlés».
Mais de leur côté, les Innus répliquent que Kruger et le gouvernement du Québec ont opté pour l'affrontement en choisissant la voie judiciaire.
«Ils contestent le jugement de la Cour supérieure au moment même où Québec et les Innus avaient entrepris un dialogue sur la question du bois brûlé. C'est une décision très malheureuse», a déploré le porte-parole de la communauté, Éric Cardinal, ajoutant que les discussions sont maintenant «rompues» entre les parties. Alors que le gouvernement se targue de préparer une politique de consultation avec les autochtones, il s'adresse aux tribunaux pour contester un jugement qui lui reprochait de ne pas avoir consulté les Innus, a-t-il ironisé.
La voie judiciaire empruntée par Québec et Kruger a soulevé la colère des Innus de Betsiamites, qui ont annoncé hier qu'ils rompaient le dialogue amorcé avec le ministre délégué aux Affaires autochtones, Geoffrey Kelley.
À l'instar du gouvernement du Québec, Kruger demande au tribunal de suspendre provisoirement l'ordonnance de façon à permettre la récupération du bois brûlé jonchant l'île à la suite des incendies de forêt qui ont récemment ravagé de larges parties du territoire insulaire.
Kruger fait notamment valoir que le bois brûlé doit être récupéré et transformé en bois d'oeuvre dans les délais les plus brefs, à défaut de quoi les insectes voraces le rendront rapidement inutilisable.
Le 17 juin dernier, la juge Danielle Grenier, de la Cour supérieure, a ordonné à Kruger de cesser ses activités sur l'île, reprochant au gouvernement québécois de ne pas avoir consulté les Innus de Betsiamites avant de délivrer un permis d'exploitation.
«La décision du tribunal cause un préjudice sérieux et irréparable à Kruger et ses employés, a dit le porte-parole de la compagnie, Jean Majeau, au cours d'un entretien accordé à la Presse canadienne. C'est la raison pour laquelle nous voulons en appeler de ce jugement.»
Depuis que l'ordonnance a été rendue, Kruger a annoncé 153 mises à pied, dont 91 emplois en forêt et 62 dans les usines de Ragueneau de Forestville et de Longue-Rive.
Le porte-parole de l'entreprise dénonce au passage «l'attitude» du chef Raphaël Picard, «qui ne semble pas vouloir collaborer pour permettre la récolte des arbres brûlés».
Mais de leur côté, les Innus répliquent que Kruger et le gouvernement du Québec ont opté pour l'affrontement en choisissant la voie judiciaire.
«Ils contestent le jugement de la Cour supérieure au moment même où Québec et les Innus avaient entrepris un dialogue sur la question du bois brûlé. C'est une décision très malheureuse», a déploré le porte-parole de la communauté, Éric Cardinal, ajoutant que les discussions sont maintenant «rompues» entre les parties. Alors que le gouvernement se targue de préparer une politique de consultation avec les autochtones, il s'adresse aux tribunaux pour contester un jugement qui lui reprochait de ne pas avoir consulté les Innus, a-t-il ironisé.
- » kruger
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