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Audet déposera son premier budget jeudi

16 avril 2005  Québec
Québec — Le ministre des Finances du Québec, Michel Audet, présentera son budget le jeudi 21 avril, a fait savoir son cabinet hier.

Ce budget de mi-mandat, le tout premier de Michel Audet, nommé aux Finances à la suite du congédiement d'Yves Séguin plus tôt cette année, pourrait s'avérer une bouée de sauvetage ou encore un autre clou dans le cercueil du gouvernement Charest, qui est au plus bas dans l'opinion publique.

Compte tenu de la situation budgétaire fort précaire, les contribuables ne doivent pas s'attendre à ce que le ministre Audet concrétise la promesse libérale de baisser l'impôt de un milliard de dollars.

Cependant, le premier ministre Jean Charest a clairement indiqué au cours de la dernière semaine qu'il avait toujours l'intention d'alléger le fardeau fiscal des Québécois, «à la mesure des moyens» de l'État.

De fait, le gouvernement ne parle plus de baisser l'impôt de un milliard de dollars mais plutôt de ramener la charge fiscale des contribuables à la moyenne canadienne, un objectif beaucoup plus modeste.

«Nous allons tout mettre en oeuvre pour que nous puissions réduire leur fardeau fiscal et faire en sorte qu'on se rapproche de la moyenne canadienne», a indiqué M. Charest lors d'un débat à l'Assemblée nationale plus tôt cette semaine.

Services publics

D'un autre côté, l'opposition officielle, les centrales syndicales et l'ensemble des groupes sociaux exhortent le gouvernement à mettre de côté les baisses d'impôt pour réinvestir davantage dans les services publics.

Le contexte ne se prête pas du tout à la réduction de l'impôt, estime en outre le Parti québécois, entre autres en raison du déséquilibre fiscal avec Ottawa, toujours pas corrigé et qui coûte environ trois milliards par année au Québec.

Dans le but de redonner un nouveau souffle à son gouvernement, M. Charest s'est résolu, dit-on dans les couloirs de l'Assemblée nationale, à «ménager» les groupes de pression les plus bruyants.

Ainsi, afin d'apaiser autant que possible le vent de mécontentement qui souffle depuis des mois contre son administration, le premier ministre pourrait fort bien amoindrir les compressions exigées des différents ministères, notamment la Solidarité sociale.






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