Trois syndicats s'unissent pour négocier avec Québec
2 mars 2005
Québec
Québec — Trois organisations syndicales représentant des employés du secteur public, à l'exclusion notable de la CSN et de la FTQ, forment une alliance dans l'espoir d'arracher un règlement ce printemps avec le gouvernement du Québec.
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ont convenu hier d'unir leurs forces au sein d'une nouvelle structure commune, le Secrétariat intersyndical des services publics.
«La ministre [Monique Jérôme-Forget, du Conseil du trésor] veut accélérer les négociations dans les secteurs de la fonction publique et de l'éducation, et nous, nos membres nous poussent dans cette direction. Ils veulent que l'on avance davantage», a commenté la présidente du SPGQ, Carole Roberge, lors d'un point de presse à Québec.
La CSN et la FTQ, qui ne croient pas possible d'en arriver à une entente avec Québec avant l'automne prochain, n'ont pas été invitées à se joindre à l'alliance.
«Nos stratégies sont différentes et nos mandats sont différents, a précisé le président du SFPQ, Michel Sawyer. Nous pensons pouvoir obtenir un règlement au printemps 2005.»
En vertu du protocole d'entente, les trois organisations axeront principalement, cette année, leur collaboration sur les négociations pour le renouvellement des négociations collectives dans le secteur public, échues depuis près de deux ans.
Essentiellement, l'objectif de l'alliance est de mieux coordonner la démarche des syndicats et, par le fait même, d'accroître le rapport de force avec le gouvernement, a expliqué M. Sawyer.
Malgré tout, il ne s'agit pas «d'un minifront commun syndical», tiennent à faire remarquer les leaders syndicaux.
En effet, le mandat de la nouvelle structure dépasse le cadre des présentes négociations.
Doté d'un budget à déterminer et fonctionnant sur une base permanente, le secrétariat se fera en effet le chien de garde de la qualité des services publics offerts à la population, comme l'enseignement au primaire et au secondaire ou encore les services dispensés directement par l'État.
En outre, le secrétariat aura dans le collimateur les partenariats public privé (PPP) de même que la révision des organismes publics, deux mesures controversées mises en branle par le gouvernement Charest.
«C'est beaucoup plus large que la présente négociation. Autant en ce qui a trait aux PPP qu'en matière de révision des organismes d'État, on veut être en mesure de réagir conjointement et se donner des instruments communs pour promouvoir les services publics», a dit le président de la CSQ, Réjean Parent.
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) et le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ont convenu hier d'unir leurs forces au sein d'une nouvelle structure commune, le Secrétariat intersyndical des services publics.
«La ministre [Monique Jérôme-Forget, du Conseil du trésor] veut accélérer les négociations dans les secteurs de la fonction publique et de l'éducation, et nous, nos membres nous poussent dans cette direction. Ils veulent que l'on avance davantage», a commenté la présidente du SPGQ, Carole Roberge, lors d'un point de presse à Québec.
La CSN et la FTQ, qui ne croient pas possible d'en arriver à une entente avec Québec avant l'automne prochain, n'ont pas été invitées à se joindre à l'alliance.
«Nos stratégies sont différentes et nos mandats sont différents, a précisé le président du SFPQ, Michel Sawyer. Nous pensons pouvoir obtenir un règlement au printemps 2005.»
En vertu du protocole d'entente, les trois organisations axeront principalement, cette année, leur collaboration sur les négociations pour le renouvellement des négociations collectives dans le secteur public, échues depuis près de deux ans.
Essentiellement, l'objectif de l'alliance est de mieux coordonner la démarche des syndicats et, par le fait même, d'accroître le rapport de force avec le gouvernement, a expliqué M. Sawyer.
Malgré tout, il ne s'agit pas «d'un minifront commun syndical», tiennent à faire remarquer les leaders syndicaux.
En effet, le mandat de la nouvelle structure dépasse le cadre des présentes négociations.
Doté d'un budget à déterminer et fonctionnant sur une base permanente, le secrétariat se fera en effet le chien de garde de la qualité des services publics offerts à la population, comme l'enseignement au primaire et au secondaire ou encore les services dispensés directement par l'État.
En outre, le secrétariat aura dans le collimateur les partenariats public privé (PPP) de même que la révision des organismes publics, deux mesures controversées mises en branle par le gouvernement Charest.
«C'est beaucoup plus large que la présente négociation. Autant en ce qui a trait aux PPP qu'en matière de révision des organismes d'État, on veut être en mesure de réagir conjointement et se donner des instruments communs pour promouvoir les services publics», a dit le président de la CSQ, Réjean Parent.
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