Sam Hamad songe à démissionner
23 février 2005
Québec
Québec — Amer, l'ex-ministre des Ressources naturelles, Sam Hamad, a le sentiment d'avoir servi de bouc émissaire au premier ministre Jean Charest et songe maintenant à quitter la vie politique.
Plusieurs sources, dont des proches collaborateurs de l'ex-ministre, ont confirmé au cours des derniers jours à la Presse canadienne que M. Hamad réfléchit sérieusement à son avenir depuis qu'il a été évincé du conseil des ministres vendredi dernier.
Issu du secteur privé et ingénieur de formation, M. Hamad est à évaluer quel moment sera le plus propice pour retourner au monde des affaires. Il s'impose un temps de réflexion, préférant ne pas prendre de décision hâtive, sous le coup de l'émotion.
Encore sous le choc de sa rétrogradation, M. Hamad refuse toutes les demandes d'entrevues, mais il a pu se vider le coeur à ses proches, auxquels il ne cache pas qu'il digère mal d'avoir été sacrifié par le premier ministre, convaincu d'avoir fait un bon travail aux Ressources naturelles.
«C'est comme une peine d'amour», a-t-il confié à un proche, pour décrire son état d'esprit actuel.
Pour ce qui est du Suroît — le dossier qui a le plus égratigné la crédibilité de M. Hamad —, il raconte à son entourage que les décisions venaient du premier ministre lui-même ou qu'elles étaient approuvées par lui et son cabinet. Il estime donc qu'il aurait dû être récompensé — et non puni — pour avoir accepté d'être sur la ligne de feu.
Lors d'un entretien téléphonique hier, un député libéral a d'ailleurs confirmé, sous le couvert de l'anonymat, que le premier ministre Charest avait pris tout le blâme pour le dérapage du Suroît, lors d'une réunion du caucus.
Pourtant, c'est M. Hamad qui, aujourd'hui, paye le prix des nombreux virages à 180 degrés du gouvernement, qui a fini par tuer dans l'oeuf ce projet de centrale au gaz de 800 mégawatts, en novembre dernier, après des mois de contestation de la part des groupes écologistes et de la population.
Avant de faire le saut en politique active, au printemps 2003, Sam Hamad était vice-président principal du Groupe Roche, la plus importante firme d'ingénieurs à Québec.
Il était aussi à la tête de la Chambre de commerce de Québec et, lors de la dernière campagne électorale, faisait partie des candidats-vedettes du Parti libéral, qu'il représentait dans Louis-Hébert.
«C'était pas un deux de pique avant d'aller en politique», résume un proche, qui juge injuste la tournure des événements.
M. Hamad n'a appris que jeudi soir, quelques heures avant le remaniement, de la bouche de M. Charest, qu'il ne faisait plus partie du conseil des ministres.
Il a confié à des proches n'avoir perçu aucun signe avant-coureur indiquant qu'il allait être dégommé. Au pire, il s'attendait à se voir confier de nouvelles fonctions, mais jamais d'être évincé du cabinet. Mais le premier ministre ne lui a fait aucune offre.
Avec le Suroît, «il est allé dans le champ de mines, le champ de mines a explosé et il est resté là», conclut un ex-collaborateur.
Plusieurs sources, dont des proches collaborateurs de l'ex-ministre, ont confirmé au cours des derniers jours à la Presse canadienne que M. Hamad réfléchit sérieusement à son avenir depuis qu'il a été évincé du conseil des ministres vendredi dernier.
Issu du secteur privé et ingénieur de formation, M. Hamad est à évaluer quel moment sera le plus propice pour retourner au monde des affaires. Il s'impose un temps de réflexion, préférant ne pas prendre de décision hâtive, sous le coup de l'émotion.
Encore sous le choc de sa rétrogradation, M. Hamad refuse toutes les demandes d'entrevues, mais il a pu se vider le coeur à ses proches, auxquels il ne cache pas qu'il digère mal d'avoir été sacrifié par le premier ministre, convaincu d'avoir fait un bon travail aux Ressources naturelles.
«C'est comme une peine d'amour», a-t-il confié à un proche, pour décrire son état d'esprit actuel.
Pour ce qui est du Suroît — le dossier qui a le plus égratigné la crédibilité de M. Hamad —, il raconte à son entourage que les décisions venaient du premier ministre lui-même ou qu'elles étaient approuvées par lui et son cabinet. Il estime donc qu'il aurait dû être récompensé — et non puni — pour avoir accepté d'être sur la ligne de feu.
Lors d'un entretien téléphonique hier, un député libéral a d'ailleurs confirmé, sous le couvert de l'anonymat, que le premier ministre Charest avait pris tout le blâme pour le dérapage du Suroît, lors d'une réunion du caucus.
Pourtant, c'est M. Hamad qui, aujourd'hui, paye le prix des nombreux virages à 180 degrés du gouvernement, qui a fini par tuer dans l'oeuf ce projet de centrale au gaz de 800 mégawatts, en novembre dernier, après des mois de contestation de la part des groupes écologistes et de la population.
Avant de faire le saut en politique active, au printemps 2003, Sam Hamad était vice-président principal du Groupe Roche, la plus importante firme d'ingénieurs à Québec.
Il était aussi à la tête de la Chambre de commerce de Québec et, lors de la dernière campagne électorale, faisait partie des candidats-vedettes du Parti libéral, qu'il représentait dans Louis-Hébert.
«C'était pas un deux de pique avant d'aller en politique», résume un proche, qui juge injuste la tournure des événements.
M. Hamad n'a appris que jeudi soir, quelques heures avant le remaniement, de la bouche de M. Charest, qu'il ne faisait plus partie du conseil des ministres.
Il a confié à des proches n'avoir perçu aucun signe avant-coureur indiquant qu'il allait être dégommé. Au pire, il s'attendait à se voir confier de nouvelles fonctions, mais jamais d'être évincé du cabinet. Mais le premier ministre ne lui a fait aucune offre.
Avec le Suroît, «il est allé dans le champ de mines, le champ de mines a explosé et il est resté là», conclut un ex-collaborateur.
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