mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 17h59


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

La venue de Juppé continue d'alimenter la controverse

Marie-Andrée Chouinard   18 février 2005  Québec
La venue prochaine d'Alain Juppé à l'ENAP continue de secouer la communauté universitaire: alors que plusieurs professeurs intéressés à l'administration publique dénoncent l'accueil réservé par l'ENAP à l'ancien premier ministre français, l'établissement qui lui ouvre sa porte s'indigne à son tour de voir l'autonomie universitaire bafouée à travers «la violence des réactions».
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Sebastien Paquin Charbonneau
    Abonné
    vendredi 18 février 2005 09h41
    Raisonnement universitaire?
    « Pierre Moreau, qui affirme n'avoir exercé aucune pression sur l'ENAP pour qu'elle accueille le politicien, réfute les accusations de ceux qui font d'Alain Juppé un «criminel». «Je ne me suis jamais caché de dire les grandes qualités de M. Juppé et nous l'avons pris pour le calibre du professionnel sans porter de jugement sur le personnage. Serait-ce à dire qu'aucun établissement ne pourrait accueillir Bill Clinton à cause du scandale qui l'a éclaboussé pendant sa présidence ?»

    On compare le cas de Clinton (vie privée inadéquate) au cas de Juppé (vie publique condamnable et condamné) Et c'est un universitaire qui fait cette comparaison sans rire. Pauvres universités! »

  • Robert Théberge
    Abonné
    vendredi 18 février 2005 21h58
    Traitement de faveur?
    « Un aspect semble avoir été ignoré dans la controverse entourant l'invitation faite à M. Juppé, celle de l'immigration. Car l'intéressé devra solliciter un titre de travail pour exercer, ses fonctions éventuelles couvrant plus de trois mois.

    Or les ministères de l'Immigration québécois et fédéral sont tous deux concernés, le premier effectuant la sélection, mais le second devant veiller à ce que l'intéressé ne soit pas interdit de séjour au titre de la Loi fédérale sur l'Immigration, ce qui semble bien être le cas.

    Accorder un titre de travail à quelqu'un qui est visé par une peine ne constituerait-il pas un dangeureux précédent, ou à tout le moins un traitement de faveur difficilement acceptable ? »

  • Jean Baril
    Abonné
    samedi 19 février 2005 06h52
    Attitude de colonisés.
    « Étudiant à la maîtrise en droit de l'université Laval, je suis présentement à Paris pour participer aux cours d'un DEA de droit de l'environnement dispensés par l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. J'observe donc les effets de la « polémique Alain Juppé » des deux côtés de l'Atlantique.

    Pour être admis comme étudiant étranger dans une université comme La Sorbonne il faut remplir certains critères. Académiques bien sûr, mais aussi « montrer patte blanche » tant à l'institution universitaire qu'au gouvernement français. Il est tout à fait certain qu'avoir un dossier judiciaire et être sous le coup d'une peine d'emprisonnement de 14 mois à être purgée « avec sursis » m'aurait immédiatement écarté de la liste des candidats. À juste titre.

    Pourtant, du côté québécois de la grande mare, les choses ne se passent pas ainsi. Un professeur ayant ce type de dossier peut être accepté, alors que sa responsabilité et l'impact de son acceptation sont autrement plus grands que pour un simple étudiant. Pour un juriste québécois c'est fort préoccupant! D'autant plus que le président de l'Université du Québec, M. Pierre Moreau, «entremetteur » de cette venue selon l'édition du Devoir du 18 février, déclare « Serait-ce à dire qu'aucun établissement ne pourrait accueillir Bill Clinton à cause du scandale qui a éclaboussé sa présidence? » Que quelqu'un si haut placé dans l'appareil universitaire québécois ne sache pas distinguer entre M. Juppé, condamné par un tribunal légitimement constitué et purgeant actuellement une peine « avec sursis » et un ancien Président américain n'ayant fait l'objet d'aucune accusation criminelle et de ce fait jamais condamné laisse pantois. M. Clinton vient d'être nommé par le gouvernement américain comme responsable du programme d'aide suite au tsunami alors que M. Juppé vient d'être banni par un juge de toute fonction publique pour un an. Et rappelons que ces condamnations ont été confirmées par un tribunal d'appel.

    Quant au directeur de notre « prestigieuse » ENAP, M. Marcel Proulx il déclare avec satisfaction que « M. Juppé est habitué aux scandales ». La lecture des journaux français confirme ces dires. Les emplois fictifs servant à financer la caisse électorale de M. Juppé ne faisaient que suivre des cas restés « impunis » d'octrois de logements publics aux nombreux membres de sa famille, à des conditions qui rendraient jaloux n'importe quel étudiant étranger à Paris! C'est ce Monsieur qui viendra enseigner à nos « futurs dirigeants » l'administration publique. Son cours s'intitulera probablement « Administration privée de l'administration publique ».

    Heureusement, de nombreuses voix se sont élevées contre cette aberration. Ces voix trouvent d'ailleurs écho dans la presse d'ici et le Canard enchaîné du 16 février faisait même sa une avec la fort éloquente lettre de M. Gérard Bouchard. Au moins certains peuvent se rendre compte que nous ne sommes pas tous des « bûcherons colonisés » qui, oubliant toute posture, se prosternent et vêtent leurs plus beaux atours pour recevoir un individu ayant un dossier criminel qui rendrait « persona non grata » tout québécois voulant faire le trajet inverse.

    Jean Baril
    Terrebonne

    et résidant actuellement à Paris »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
3 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009