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Négociations dans le secteur public: la CSQ s'impatiente

17 février 2005  Québec
Québec — Des actions seront nécessaires pour faire bouger les négociations dans le secteur public. «La partie patronale traîne les pieds», estime la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

Les conventions collectives sont échues depuis 20 mois et la CSQ veut voir le rythme des négociations s'accélérer, affirme un document distribué hier aux membres du conseil général de la centrale syndicale, en réunion à Québec.

Malgré tout, le président de la centrale, Réjean Parent, a manifesté un certain optimisme à l'égard d'une conclusion des négociations avec l'État dès ce printemps.

M. Parent a évoqué la possibilité d'une entente sur les questions normatives. «C'est réaliste de penser qu'on peut se rapprocher. Théoriquement, il pourrait y avoir règlement sur le normatif, une mise en oeuvre d'un règlement sur le normatif», a déclaré hier M. Parent, en marge de la réunion du conseil général.

Mais les possibilités de règlement seraient minces s'il fallait s'entendre non seulement sur les clauses normatives (conditions de travail), mais aussi sur les questions financières et sur l'équité salariale, a expliqué le leader syndical.

«Si on place le monétaire lourd et l'équité salariale, les possibilités de règlement à court terme sont ténues. Il ne faut pas retarder les négociations à la table centrale à cause de l'équité. Il faut séparer les deux dossiers», a répété M. Parent.

Les dirigeants de la CSQ ont rencontré récemment à huis clos la présidente du Conseil du trésor, la ministre Monique Jérôme-Forget, afin de débattre de l'allure des négociations.

M. Parent a rappelé que, pour s'appliquer en septembre prochain, soit au début de l'année scolaire, un règlement doit intervenir en juin au plus tard. Un règlement qui arriverait en septembre ne pourrait s'appliquer qu'à compter de l'année scolaire suivante, c'est-à-dire en septembre 2006.

Par ailleurs, on a révélé que le syndicat représentant les employés de la Société des alcools du Québec avait rencontré les dirigeants de la CSQ l'automne dernier afin de s'informer des possibilités de s'affilier.

Toutefois, les pourparlers n'ont rien donné car le fonds de grève disponible à la CSQ n'était pas très élevé.

«Ils étaient prêts au mariage, mais la dot était faible. Ils voulaient un partenaire riche», a résumé M. Parent.
 
 
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