Réunion du caucus libéral à Montebello - Jean Charest garde le cap
Le gouvernement ne saurait être jugé avant la fin de son mandat, dit le premier ministre
Montebello — Alors que s'amorçait le caucus présessionnel des députés libéraux, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a minimisé hier les difficultés qu'éprouve son gouvernement en confirmant qu'il restait rivé à son plan de match.
Pas besoin d'effectuer un virage, «il y a un cycle de vie dans le mandat du gouvernement», a soutenu le premier ministre. Il faut attendre la fin du mandat avant de juger des actions de son gouvernement, a-t-il plaidé. «Le gouvernement va rester sur le plan de match qu'on s'est donné au mois d'avril 2003. Là-dessus, il n'y a rien de changé.»
Le premier ministre a rappelé que son gouvernement n'était pas encore rendu à mi-mandat. Le gouvernement s'est engagé dans des changements «ambitieux» qui prennent du temps. Contrairement à ce que M. Charest a promis en campagne électorale, les améliorations dans le réseau des soins de santé ne sont pas instantanées. Il est trop tôt pour juger des actions du gouvernement, «surtout lorsqu'on s'engage dans des changements de fond, par exemple le domaine de la santé, où c'est évident qu'on ne va pas virer du jour au lendemain un navire qui est aussi gros que celui-là», a-t-il expliqué.
Mais, derrière l'assurance que Jean Charest manifeste, l'insatisfaction de plusieurs députés, aux prises avec la grogne des électeurs de leur circonscription respective, a tout de même obligé le chef libéral à changer la façon dont les élus seront consultés. Ils auront dorénavant leur mot à dire avant que le gouvernement ne prenne des décisions significatives, comme celle de subventionner à 100 % les écoles privées juives. «Moi, je suis un premier ministre de caucus. J'ai toujours pensé que la base de l'action gouvernementale était d'abord tributaire de la participation active du caucus», a-t-il avancé hier.
Les députés libéraux sont généralement bien disciplinés: il se sont montrés, pour la plupart, réservés dans leurs propos, évitant toute critique directe envers le gouvernement. Le député de Roberval, Karl Blackburn, remporte la palme de l'angélisme: «Ça va bien», a-t-il dit. «Jusqu'à maintenant, ce qu'on fait, on le fait bien.» De toute façon, les décisions que prend le gouvernement avec «courage» vont bénéficier à «nos enfants [et aux] générations futures», et «le statu quo n'est plus tenable», a-t-il dit, bien que, pressé de questions, il ait dû admettre qu'«il y a des scores qui nous font un peu plus réfléchir».
Le député de Shefford, Bernard Brodeur, a reconnu, de son côté, que le gouvernement traversait «une période plus difficile». Certaines décisions, comme celle concernant les écoles juives, étaient «peut-être discutables», mais «l'important, c'est de l'admettre».
Seul le député Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, a exigé que le gouvernement effectue «un virage» pour «reprendre la bonne direction». Le député chevronné, écarté du conseil des ministres par M. Charest, a critiqué la décision du gouvernement de hausser de 103 millions l'endettement des étudiants les moins bien nantis. «Ça ne va pas dans le sens de ce que le Parti libéral incarne depuis des décennies», a-t-il dit. «On ne se trompe jamais lorsqu'on revient aux valeurs libérales.»
Malgré la «transparence» dont s'est drapé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, en annonçant la tenue d'une commission parlementaire sur l'implantation du futur Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), le gouvernement n'a pas l'intention de rendre publics tous les documents pertinents. Jean Charest a confirmé, hier, que le rapport du comité interministériel (Santé, Éducation, Affaires municipales, Sécurité publique et Transports) sur les deux projets du CHUM — le 1000, rue Saint-Denis et Outremont — restera secret. «On va être transparents et on va rendre publics les rapports qui ont été faits par les experts. Ça ne veut pas dire qu'on est obligés de rendre public l'avis interministériel», a-t-il dit.
Enfin, Jean Charest, accompagné des ministres Yvon Marcoux et Benoît Pelletier et du député de Papineau, Norm MacMillan, ont annoncé le prolongement de l'autoroute 50 entre l'Outaouais et les Laurentides, dont l'achèvement a été promis par tous les gouvernements depuis 30 ans. Il s'agit d'un investissement de 256 millions qui sera réparti sur les trois prochaines années.
Pas besoin d'effectuer un virage, «il y a un cycle de vie dans le mandat du gouvernement», a soutenu le premier ministre. Il faut attendre la fin du mandat avant de juger des actions de son gouvernement, a-t-il plaidé. «Le gouvernement va rester sur le plan de match qu'on s'est donné au mois d'avril 2003. Là-dessus, il n'y a rien de changé.»
Le premier ministre a rappelé que son gouvernement n'était pas encore rendu à mi-mandat. Le gouvernement s'est engagé dans des changements «ambitieux» qui prennent du temps. Contrairement à ce que M. Charest a promis en campagne électorale, les améliorations dans le réseau des soins de santé ne sont pas instantanées. Il est trop tôt pour juger des actions du gouvernement, «surtout lorsqu'on s'engage dans des changements de fond, par exemple le domaine de la santé, où c'est évident qu'on ne va pas virer du jour au lendemain un navire qui est aussi gros que celui-là», a-t-il expliqué.
Mais, derrière l'assurance que Jean Charest manifeste, l'insatisfaction de plusieurs députés, aux prises avec la grogne des électeurs de leur circonscription respective, a tout de même obligé le chef libéral à changer la façon dont les élus seront consultés. Ils auront dorénavant leur mot à dire avant que le gouvernement ne prenne des décisions significatives, comme celle de subventionner à 100 % les écoles privées juives. «Moi, je suis un premier ministre de caucus. J'ai toujours pensé que la base de l'action gouvernementale était d'abord tributaire de la participation active du caucus», a-t-il avancé hier.
Les députés libéraux sont généralement bien disciplinés: il se sont montrés, pour la plupart, réservés dans leurs propos, évitant toute critique directe envers le gouvernement. Le député de Roberval, Karl Blackburn, remporte la palme de l'angélisme: «Ça va bien», a-t-il dit. «Jusqu'à maintenant, ce qu'on fait, on le fait bien.» De toute façon, les décisions que prend le gouvernement avec «courage» vont bénéficier à «nos enfants [et aux] générations futures», et «le statu quo n'est plus tenable», a-t-il dit, bien que, pressé de questions, il ait dû admettre qu'«il y a des scores qui nous font un peu plus réfléchir».
Le député de Shefford, Bernard Brodeur, a reconnu, de son côté, que le gouvernement traversait «une période plus difficile». Certaines décisions, comme celle concernant les écoles juives, étaient «peut-être discutables», mais «l'important, c'est de l'admettre».
Seul le député Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, a exigé que le gouvernement effectue «un virage» pour «reprendre la bonne direction». Le député chevronné, écarté du conseil des ministres par M. Charest, a critiqué la décision du gouvernement de hausser de 103 millions l'endettement des étudiants les moins bien nantis. «Ça ne va pas dans le sens de ce que le Parti libéral incarne depuis des décennies», a-t-il dit. «On ne se trompe jamais lorsqu'on revient aux valeurs libérales.»
Malgré la «transparence» dont s'est drapé le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, en annonçant la tenue d'une commission parlementaire sur l'implantation du futur Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), le gouvernement n'a pas l'intention de rendre publics tous les documents pertinents. Jean Charest a confirmé, hier, que le rapport du comité interministériel (Santé, Éducation, Affaires municipales, Sécurité publique et Transports) sur les deux projets du CHUM — le 1000, rue Saint-Denis et Outremont — restera secret. «On va être transparents et on va rendre publics les rapports qui ont été faits par les experts. Ça ne veut pas dire qu'on est obligés de rendre public l'avis interministériel», a-t-il dit.
Enfin, Jean Charest, accompagné des ministres Yvon Marcoux et Benoît Pelletier et du député de Papineau, Norm MacMillan, ont annoncé le prolongement de l'autoroute 50 entre l'Outaouais et les Laurentides, dont l'achèvement a été promis par tous les gouvernements depuis 30 ans. Il s'agit d'un investissement de 256 millions qui sera réparti sur les trois prochaines années.
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