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    Conseil national - Le PQ ne profite pas de l'impopularité de Jean Charest

    Monique Richard a dit hier envisager de remplacer Marie Malavoy

    12 février 2005
    Québec — Chaque fois que le gouvernement libéral de Jean Charest perd des plumes, on dirait que l'opposition du Parti québécois oublie de les ramasser.

    En conséquence, l'impopularité du gouvernement Charest, facilement mesurable dans les derniers sondages, est loin de se traduire par une remontée équivalente de l'opposition péquiste.

    Ces difficultés intestines du Parti québécois seront dans tous les esprits en fin de semaine, alors que se tiendra à Trois-Rivières une réunion statutaire du conseil national du Parti québécois.

    Le Parti québécois a manqué une autre occasion cette semaine de miser sur les déchirements entre libéraux à l'égard du site du futur Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM). Les péquistes ont trouvé à leur tour le moyen de se déchirer sur la place publique dans le même dossier.

    Marois rabrouée

    Le chef Bernard Landry et la députée Louise Harel, porte-parole péquiste dans le dossier de la santé, ont tour à tour rabroué la députée de Taillon, Pauline Marois, pour avoir contredit la position officielle du parti sur le CHUM.

    Mme Harel a expliqué que sa collègue s'était «isolée» par sa prise de position. M. Landry a dû pour sa part s'entretenir en privé avec la députée Marois pour rétablir un semblant d'ordre dans les rangs.

    Ces problèmes viennent, tous en conviennent, de ce que le leadership de M. Landry est incertain. Ce leadership sera soumis à un vote de confiance qui se tiendra en juin prochain lors du congrès général que le parti tiendra à Québec.

    «On peut admettre qu'à cause du vote de confiance qui s'en vient, il y ait un certain flottement», a reconnu M. Landry lui-même jeudi.

    Les 400 membres du Conseil national du Parti québécois doivent en fin de semaine approuver le plan d'action du parti pour 2005.

    Ce plan prévoit, outre l'organisation du congrès de juin prochain, une vaste campagne de mobilisation et d'enrôlement de nouveaux membres. La direction péquiste soutient que le parti compte 70 000 membres, sans compter 25 000 autres personnes dont l'adhésion, échue depuis moins d'un an, est susceptible d'être renouvelée sous peu.

    Les péquistes doivent aussi organiser leur campagne annuelle de financement pour 2005, afin de faire face à des dépenses de fonctionnement de 2,4 millions de dollars, à un déficit de 500 000 $ traîné depuis la campagne électorale du printemps 2003 et à la nécessité de commencer à engranger des fonds pour le prochain scrutin général.

    Entre-temps, le Parti québécois doit regarder constamment sur sa gauche, où un regroupement des forces progressistes le menace en attirant des militants qui appuient traditionnellement le PQ.

    Les négociations se poursuivent entre l'Option citoyenne, animée par Françoise David, et l'Union des forces progressistes (UFP) dans le but de créer un nouveau parti dont la mise en place pourrait s'avérer pernicieuse pour les chances du Parti québécois de reprendre un jour le pouvoir à Québec.

    Chevrette se désiste

    Par ailleurs, la syndicaliste Monique Richard a dit hier envisager de remplacer Marie Malavoy à la direction du Parti

    québécois.

    Mme Malavoy a annoncé son intention de quitter la vice-présidence du PQ lors du congrès de juin dernier et c'est ce poste que Mme Richard postulera. Toutefois, lors du même congrès de juin, les statuts du parti seront modifiés, de sorte que le poste à la vice-présidence deviendra celui de président du conseil exécutif du parti.

    Ancienne présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Mme Richard présidait depuis l'an dernier le groupe Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ-libre).

    Entre-temps, l'ancien ministre péquiste Guy Chevrette a renoncé à se présenter à la succession de Mme Malavoy.

    Par contre, d'autres militants péquistes demeurent intéressés à ce poste et poursuivent leur réflexion. Le groupe comprend notamment François Rebello, un ardent partisan de François Legault, qui a été candidat bloquiste en juin dernier dans la circonscription d'Outremont.

    Le poste de vice-président du parti, qui sera converti en juin en celui de président de l'exécutif, est traditionnellement occupé par quelqu'un qui n'est pas membre de l'Assemblée nationale.
     
     
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