Le ministre de la Santé s'ennuie de l'Éducation
Le ministre de la Santé et des Services sociaux, François Legault, aurait souhaité conserver le portefeuille de l'Éducation et c'est à contrecoeur qu'il y a renoncé, suivant les volontés du premier ministre Bernard Landry. Dans un discours émouvant prononcé en marge du colloque sur «Les Défis de l'école publique», c'est un ministre nostalgique qui a renoué jeudi soir avec le milieu de l'éducation pour affirmer qu'il «était tombé en amour» avec le réseau.
«Ce n'est pas un secret d'État de dire que ce n'était pas mon choix; j'aurais aimé rester à l'Éducation», a affirmé M. Legault, que la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) honorait du titre de «conseiller scolaire émérite», ce qui expliquait son bref retour en arrière. «J'ai tout fait pour essayer de garder ce poste. J'ai même proposé à Bernard Landry d'être ministre d'État à l'Éducation, à la Santé et aux Services sociaux», a-t-il ajouté avec un brin d'humour aux quelque 600 acteurs du milieu de l'éducation — enseignants, directeurs d'école, commissaires, directeurs généraux et présidents de commissions scolaires — venus l'entendre. «Vous m'avez permis de vivre une expérience qui n'a rien de comparable.»
La FCSQ honorait M. Legault jeudi pour souligner ses réalisations à titre de ministre de l'Éducation, poste qu'il a occupé trois ans. «Vous me donnez l'occasion de revivre l'espace d'une soirée ces trois belles années que j'ai passées à l'Éducation, a-t-il lancé d'entrée de jeu. J'ai été un homme et un ministre heureux à l'Éducation.»
Visiblement ému, et après avoir reçu une ovation de la foule, le ministre a ajouté qu'il essayait «de ne pas vivre dans le passé. Je vous le dis, il y a un nouveau ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, pas moins dévoué ni moins passionné. Il est bien chanceux et je peux vous garantir une chose, c'est qu'il aura un allié solide au comité des priorités».
M. Legault, qui dit être littéralement «tombé en amour avec ce réseau» après y avoir été nommé contre son gré et selon les volontés du premier ministre Lucien Bouchard — «J'aurais souhaité [alors] rester à l'Industrie et au Commerce» —, a évoqué pendant la totalité de son discours ses «bonnes années» à l'Éducation. L'actuel ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, était passé lui aussi devant le même public en après-midi, donnant le coup d'envoi au colloque et inaugurant le Salon de l'école publique. Son agenda le retenant ailleurs, il était toutefois absent en soirée.
«On peut sortir un ministre de l'éducation, mais on ne peut pas sortir l'éducation d'un ministre, en tout cas pas celui-là!», a lancé M. Legault. Faisant allusion à l'entrevue qu'il accordait au Devoir quelques jours avant de passer à la Santé, où il réitérait l'importance pour un gouvernement de ne pas allouer toutes les sommes à la santé au détriment de l'éducation, François Legault s'est permis de reprendre le même refrain, malgré son titre actuel. «Je pense que ce serait se tirer dans le pied que d'arrêter de financer l'éducation. Ce n'est pas parce que je suis à la Santé maintenant que j'ai cessé de le croire», a-t-il affirmé, concluant simplement quelques instants plus tard: «Merci. Je vous aime beaucoup.»
«Ce n'est pas un secret d'État de dire que ce n'était pas mon choix; j'aurais aimé rester à l'Éducation», a affirmé M. Legault, que la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) honorait du titre de «conseiller scolaire émérite», ce qui expliquait son bref retour en arrière. «J'ai tout fait pour essayer de garder ce poste. J'ai même proposé à Bernard Landry d'être ministre d'État à l'Éducation, à la Santé et aux Services sociaux», a-t-il ajouté avec un brin d'humour aux quelque 600 acteurs du milieu de l'éducation — enseignants, directeurs d'école, commissaires, directeurs généraux et présidents de commissions scolaires — venus l'entendre. «Vous m'avez permis de vivre une expérience qui n'a rien de comparable.»
La FCSQ honorait M. Legault jeudi pour souligner ses réalisations à titre de ministre de l'Éducation, poste qu'il a occupé trois ans. «Vous me donnez l'occasion de revivre l'espace d'une soirée ces trois belles années que j'ai passées à l'Éducation, a-t-il lancé d'entrée de jeu. J'ai été un homme et un ministre heureux à l'Éducation.»
Visiblement ému, et après avoir reçu une ovation de la foule, le ministre a ajouté qu'il essayait «de ne pas vivre dans le passé. Je vous le dis, il y a un nouveau ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, pas moins dévoué ni moins passionné. Il est bien chanceux et je peux vous garantir une chose, c'est qu'il aura un allié solide au comité des priorités».
M. Legault, qui dit être littéralement «tombé en amour avec ce réseau» après y avoir été nommé contre son gré et selon les volontés du premier ministre Lucien Bouchard — «J'aurais souhaité [alors] rester à l'Industrie et au Commerce» —, a évoqué pendant la totalité de son discours ses «bonnes années» à l'Éducation. L'actuel ministre de l'Éducation, Sylvain Simard, était passé lui aussi devant le même public en après-midi, donnant le coup d'envoi au colloque et inaugurant le Salon de l'école publique. Son agenda le retenant ailleurs, il était toutefois absent en soirée.
«On peut sortir un ministre de l'éducation, mais on ne peut pas sortir l'éducation d'un ministre, en tout cas pas celui-là!», a lancé M. Legault. Faisant allusion à l'entrevue qu'il accordait au Devoir quelques jours avant de passer à la Santé, où il réitérait l'importance pour un gouvernement de ne pas allouer toutes les sommes à la santé au détriment de l'éducation, François Legault s'est permis de reprendre le même refrain, malgré son titre actuel. «Je pense que ce serait se tirer dans le pied que d'arrêter de financer l'éducation. Ce n'est pas parce que je suis à la Santé maintenant que j'ai cessé de le croire», a-t-il affirmé, concluant simplement quelques instants plus tard: «Merci. Je vous aime beaucoup.»
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