Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Vers un rejet des partis établis
La désaffection des citoyens envers les vieilles formations politiques entrouvre la porte aux tiers partis comme le Parti vert, l'Union des forces progressistes ou l'Option citoyenne de Françoise David, qui pourraient ainsi espérer faire une percée.
Alors que le gouvernement de Jean Charest vient de déposer un avant-projet de loi sur un nouveau mode de scrutin proportionnel mixte qui ne donnerait pas beaucoup plus de chances aux tiers partis d'entrer à l'Assemblée nationale, la population envoie un puissant message d'opposition au Parti libéral du Québec ainsi qu'au Parti québécois. Si des élections avaient eu lieu la semaine dernière, un Québécois sur trois n'aurait voté ni pour les libéraux ni pour les péquistes. Un électeur sur cinq aurait plutôt opté pour l'Action démocratique alors que 10 % auraient préféré les autres partis.
Si le PQ mène dans les intentions de vote avec une mince avance sur le PLQ, recueillant 37 % des appuis contre 33 % après répartition des indécis et des discrets, il a vu son soutien populaire chuter de cinq points depuis un mois. Cette descente est surtout marquée chez les francophones. En effet, 39 % des francophones voteraient pour le PQ alors qu'ils étaient 48 % à accorder leur soutien à l'équipe péquiste en novembre. Le PLQ obtient 28 % des intentions de vote des francophones alors que l'ADQ en récolte 22 %.
C'est ce que constate la maison de sondage Léger Marketing dans une enquête réalisée pour Le Devoir. Ce sondage a été mené entre les 8 et 12 décembre auprès de 1006 répondants à travers le Québec, avec une marge d'erreur de plus ou moins 3,4 %, 19 fois sur 20.
Pour le sondeur Jean-Marc Léger, il s'agit d'un message clair selon lequel la classe politique québécoise continue de mécontenter la population. «Les gens sont insatisfaits des libéraux et du Parti québécois, qui ne représente pas une avenue alternative valable. Que les autres partis obtiennent 10 %, c'est historique. Ce pourcentage indique un rejet des partis politiques en place», analyse M. Léger.
Selon le sondeur, les politiciens traditionnels déçoivent. «Les gens en ont assez. C'est la commission Gomery, c'est les promesses non tenues, c'est le non-renouvellement des partis politiques. La classe politique, à tous les paliers de gouvernement, en prend pour son rhume», ajoute-t-il.
Même l'ADQ n'arrive pas à récupérer la totalité des citoyens insatisfaits. M. Léger croit que le parti de Mario Dumont ne représente plus une solution de rechange crédible, comme cela avait été le cas dans les mois précédant les élections d'avril 2003.
Pourtant, l'insatisfaction envers le gouvernement libéral est toujours élevée. Près de trois Québécois sur cinq affichent leur mécontentement, soit 59 %, contre 38 % des répondants qui s'estiment satisfaits. Le taux d'insatisfaction atteint près des deux tiers des sondés (63 %) chez les francophones. À l'inverse, 55 % des non-francophones et 77 % des libéraux sont satisfaits du gouvernement de Jean Charest.
Comparativement à il y a six mois, le sondage de Léger Marketing indique une baisse de l'insatisfaction, passée de 70 à 59 %. Ce changement pourrait s'accentuer au cours des prochaines semaines compte tenu de l'envoi aux familles du premier des quatre chèques pour le soutien aux enfants, estime Jean-Marc Léger.
«Dès que le gouvernement a arrêté de provoquer les gens, l'insatisfaction a cessé d'être à la hausse. Maintenant, avec l'envoi direct d'argent, ce sera la première fois que les citoyens vont avoir un avantage concret de la victoire des libéraux. C'est une bonne mesure qui vient après une première année remplie de mauvaises nouvelles», souligne-t-il.
Alors que le gouvernement de Jean Charest vient de déposer un avant-projet de loi sur un nouveau mode de scrutin proportionnel mixte qui ne donnerait pas beaucoup plus de chances aux tiers partis d'entrer à l'Assemblée nationale, la population envoie un puissant message d'opposition au Parti libéral du Québec ainsi qu'au Parti québécois. Si des élections avaient eu lieu la semaine dernière, un Québécois sur trois n'aurait voté ni pour les libéraux ni pour les péquistes. Un électeur sur cinq aurait plutôt opté pour l'Action démocratique alors que 10 % auraient préféré les autres partis.
Si le PQ mène dans les intentions de vote avec une mince avance sur le PLQ, recueillant 37 % des appuis contre 33 % après répartition des indécis et des discrets, il a vu son soutien populaire chuter de cinq points depuis un mois. Cette descente est surtout marquée chez les francophones. En effet, 39 % des francophones voteraient pour le PQ alors qu'ils étaient 48 % à accorder leur soutien à l'équipe péquiste en novembre. Le PLQ obtient 28 % des intentions de vote des francophones alors que l'ADQ en récolte 22 %.
C'est ce que constate la maison de sondage Léger Marketing dans une enquête réalisée pour Le Devoir. Ce sondage a été mené entre les 8 et 12 décembre auprès de 1006 répondants à travers le Québec, avec une marge d'erreur de plus ou moins 3,4 %, 19 fois sur 20.
Pour le sondeur Jean-Marc Léger, il s'agit d'un message clair selon lequel la classe politique québécoise continue de mécontenter la population. «Les gens sont insatisfaits des libéraux et du Parti québécois, qui ne représente pas une avenue alternative valable. Que les autres partis obtiennent 10 %, c'est historique. Ce pourcentage indique un rejet des partis politiques en place», analyse M. Léger.
Selon le sondeur, les politiciens traditionnels déçoivent. «Les gens en ont assez. C'est la commission Gomery, c'est les promesses non tenues, c'est le non-renouvellement des partis politiques. La classe politique, à tous les paliers de gouvernement, en prend pour son rhume», ajoute-t-il.
Même l'ADQ n'arrive pas à récupérer la totalité des citoyens insatisfaits. M. Léger croit que le parti de Mario Dumont ne représente plus une solution de rechange crédible, comme cela avait été le cas dans les mois précédant les élections d'avril 2003.
Pourtant, l'insatisfaction envers le gouvernement libéral est toujours élevée. Près de trois Québécois sur cinq affichent leur mécontentement, soit 59 %, contre 38 % des répondants qui s'estiment satisfaits. Le taux d'insatisfaction atteint près des deux tiers des sondés (63 %) chez les francophones. À l'inverse, 55 % des non-francophones et 77 % des libéraux sont satisfaits du gouvernement de Jean Charest.
Comparativement à il y a six mois, le sondage de Léger Marketing indique une baisse de l'insatisfaction, passée de 70 à 59 %. Ce changement pourrait s'accentuer au cours des prochaines semaines compte tenu de l'envoi aux familles du premier des quatre chèques pour le soutien aux enfants, estime Jean-Marc Léger.
«Dès que le gouvernement a arrêté de provoquer les gens, l'insatisfaction a cessé d'être à la hausse. Maintenant, avec l'envoi direct d'argent, ce sera la première fois que les citoyens vont avoir un avantage concret de la victoire des libéraux. C'est une bonne mesure qui vient après une première année remplie de mauvaises nouvelles», souligne-t-il.
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