Chagnon opte pour le site du centre-ville
4 décembre 2004
Québec
Québec — Le CHUM devrait être construit à l'emplacement prévu jusqu'à maintenant, soit le 1000 Saint-Denis, estime le ministre de la Sécurité publique, Jacques Chagnon.
Selon lui, le site de l'hôpital Saint-Luc présente beaucoup plus d'avantages que celui de la cour de triage du Canadien Pacifique à Outremont, privilégié par l'Université de Montréal.
«La décision est davantage dans le sens de Saint-Luc au moment où on se parle», a-t-il dit hier, lors d'un entretien avec la Presse canadienne.
M. Chagnon est un ministre de Montréal et le site de l'hôpital Saint-Luc (le 1000 Saint-Denis) est situé dans sa circonscription de Westmount-Saint-Louis. Si Saint-Luc était choisi par le gouvernement, les deux hôpitaux, le francophone et l'anglophone, se retrouveraient dans sa circonscription.
Il fait valoir que le projet d'agrandissement de l'Université de Montréal, qu'il juge légitime, et celui de la construction d'un mégahôpital sont des dossiers distincts, qui ne doivent pas être confondus. Aussi, la cour de triage serait certainement «un emplacement intéressant pour l'agrandissement de l'université».
Ceci dit, le projet du recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, d'installer le futur CHUM sur le terrain d'Outremont doit être jugé selon ses mérites, mais jusqu'à preuve du contraire, il contient trop d'inconnus pour susciter son adhésion.
Situé en plein centre-ville, «le projet Saint-Luc est plus concret. C'est plus avancé et on sait où on s'en va», dit-il, faisant valoir la proximité de l'autoroute 20 comme un des atouts de ce site.
Mais la partie est loin d'être gagnée, a-t-il ajouté, convaincu que le recteur Lacroix a tiré toutes les ficelles pour que son projet soit choisi.
«M. Lacroix a fait son lobbying auprès des membres du cabinet et dans les milieux financiers de Montréal. M. Lacroix est un habile lobbyiste. Il a mis tous les canaux possibles de l'Université de Montréal sur le dossier», dit-il.
Ceci dit, compte tenu de l'importance de l'enjeu, il soutient qu'il faut prendre la bonne décision et prendre le temps qu'il faut pour évaluer les deux projets. Il vaut mieux «prendre six mois de plus et ne pas se tromper» plutôt que de précipiter la décision.
L'ex-premier ministre Daniel Johnson a reçu le mandat d'évaluer la pertinence et la faisabilité du projet de l'Université de Montréal et doit remettre son rapport d'ici une semaine ou deux.
Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, espère pouvoir formuler une recommandation au conseil des ministres avant Noël, à partir du rapport Johnson et de celui du comité interministériel mis sur pied pour analyser le dossier et le conseiller en ce domaine.
Le budget total fixé au départ par le gouvernement est de 1,3 milliard, dont 800 millions en fonds publics du Québec.
Au printemps, le comité formé de Daniel Johnson et de l'ex-premier ministre fédéral Brian Mulroney avait recommandé au gouvernement d'aller de l'avant avec le projet de Saint-Luc. En juin, Québec avait accueilli favorablement leur recommandation.
Selon toute vraisemblance, les coûts du site d'Outremont, situé dans la circonscription du ministre de la Santé, dépasseront de plusieurs centaines de millions de dollars la cible budgétaire fixée par le gouvernement. M. Lacroix a cependant refusé de fournir des estimations de coûts tant que les études ne seront pas complétées.
S'il est plus cher, c'est qu'il est beaucoup plus ambitieux. On parle d'une «technopole du savoir et de la santé» qui inclurait, outre l'hôpital universitaire de 700 lits, les facultés de médecine et de pharmacie de l'université, un centre de recherche et d'autres infrastructures.
Selon lui, le site de l'hôpital Saint-Luc présente beaucoup plus d'avantages que celui de la cour de triage du Canadien Pacifique à Outremont, privilégié par l'Université de Montréal.
«La décision est davantage dans le sens de Saint-Luc au moment où on se parle», a-t-il dit hier, lors d'un entretien avec la Presse canadienne.
M. Chagnon est un ministre de Montréal et le site de l'hôpital Saint-Luc (le 1000 Saint-Denis) est situé dans sa circonscription de Westmount-Saint-Louis. Si Saint-Luc était choisi par le gouvernement, les deux hôpitaux, le francophone et l'anglophone, se retrouveraient dans sa circonscription.
Il fait valoir que le projet d'agrandissement de l'Université de Montréal, qu'il juge légitime, et celui de la construction d'un mégahôpital sont des dossiers distincts, qui ne doivent pas être confondus. Aussi, la cour de triage serait certainement «un emplacement intéressant pour l'agrandissement de l'université».
Ceci dit, le projet du recteur de l'Université de Montréal, Robert Lacroix, d'installer le futur CHUM sur le terrain d'Outremont doit être jugé selon ses mérites, mais jusqu'à preuve du contraire, il contient trop d'inconnus pour susciter son adhésion.
Situé en plein centre-ville, «le projet Saint-Luc est plus concret. C'est plus avancé et on sait où on s'en va», dit-il, faisant valoir la proximité de l'autoroute 20 comme un des atouts de ce site.
Mais la partie est loin d'être gagnée, a-t-il ajouté, convaincu que le recteur Lacroix a tiré toutes les ficelles pour que son projet soit choisi.
«M. Lacroix a fait son lobbying auprès des membres du cabinet et dans les milieux financiers de Montréal. M. Lacroix est un habile lobbyiste. Il a mis tous les canaux possibles de l'Université de Montréal sur le dossier», dit-il.
Ceci dit, compte tenu de l'importance de l'enjeu, il soutient qu'il faut prendre la bonne décision et prendre le temps qu'il faut pour évaluer les deux projets. Il vaut mieux «prendre six mois de plus et ne pas se tromper» plutôt que de précipiter la décision.
L'ex-premier ministre Daniel Johnson a reçu le mandat d'évaluer la pertinence et la faisabilité du projet de l'Université de Montréal et doit remettre son rapport d'ici une semaine ou deux.
Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, espère pouvoir formuler une recommandation au conseil des ministres avant Noël, à partir du rapport Johnson et de celui du comité interministériel mis sur pied pour analyser le dossier et le conseiller en ce domaine.
Le budget total fixé au départ par le gouvernement est de 1,3 milliard, dont 800 millions en fonds publics du Québec.
Au printemps, le comité formé de Daniel Johnson et de l'ex-premier ministre fédéral Brian Mulroney avait recommandé au gouvernement d'aller de l'avant avec le projet de Saint-Luc. En juin, Québec avait accueilli favorablement leur recommandation.
Selon toute vraisemblance, les coûts du site d'Outremont, situé dans la circonscription du ministre de la Santé, dépasseront de plusieurs centaines de millions de dollars la cible budgétaire fixée par le gouvernement. M. Lacroix a cependant refusé de fournir des estimations de coûts tant que les études ne seront pas complétées.
S'il est plus cher, c'est qu'il est beaucoup plus ambitieux. On parle d'une «technopole du savoir et de la santé» qui inclurait, outre l'hôpital universitaire de 700 lits, les facultés de médecine et de pharmacie de l'université, un centre de recherche et d'autres infrastructures.
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