Une réforme perverse
On sait depuis 1970 que le mode de scrutin en vigueur au Québec est profondément antidémocratique. Cette année-là, le Parti québécois, même s'il avait recueilli 23 % des suffrages, ne fit élire que sept députés. Trente-quatre ans plus tard, le gouvernement Charest s'apprête à déposer un avant-projet de loi sur la réforme du scrutin dont on a révélé les grandes orientations il y a quelques jours. Cette réforme telle que présentée est cosmétique et perverse.
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