Urgences-Santé devra rendre des comptes
12 novembre 2004
Québec
Québec — Le ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard, n'entend pas à rire avec Urgences-Santé, qui devra rendre des comptes et s'expliquer sur la formation donnée, à l'insu du gouvernement et peut-être illégalement, à des ambulanciers paramédicaux.
Hier, il a donné à quatre experts le mandat de mener une enquête sur la Corporation Urgences-Santé, de Montréal, en vue de faire toute la lumière sur la formation donnée à 18 ambulanciers paramédicaux, une formation qui n'est pas reconnue au Québec et qui n'est pas près de l'être.
Loin de s'excuser de voir le Québec faire bande à part dans ce dossier — c'est la seule province canadienne à ne pas offrir ce service de premiers soins avancés —, le ministre Couillard émet de sérieux doutes sur le bien-fondé de cette pratique, selon lui fort controversée.
Le sous-ministre de la Santé, Juan Roberto Iglesias, a expédié une lettre hier, dont la Presse canadienne a obtenu copie, au président-directeur général de la Corporation d'Urgences-Santé, André Giroux, afin de l'informer de «l'inspection» à venir au sein de son organisation et de lui demander son «entière collaboration».
Le ministère veut vérifier dans quelle mesure Urgences-Santé a enfreint la loi sur les services préhospitaliers d'urgence.
Faute de pouvoir pratiquer au Québec, au moins trois des 18 super-ambulanciers formés au Québec tentent leur chance en Ontario.
Parallèlement, le ministre Couillard a demandé un avis à l'Agence d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé (AETMIS), qui est chargée d'évaluer, d'ici février 2005, l'efficacité des services préhospitaliers d'urgence en Amérique du Nord et de formuler des recommandations pour le Québec.
«À ce stade de développement, il nous apparaît opportun de soulever certaines questions envers les pratiques qui sont appliquées par les systèmes préhospitaliers voisins», écrit le ministre dans sa demande formulée hier au directeur de l'agence, le Dr Luc Deschênes.
Hier, il a donné à quatre experts le mandat de mener une enquête sur la Corporation Urgences-Santé, de Montréal, en vue de faire toute la lumière sur la formation donnée à 18 ambulanciers paramédicaux, une formation qui n'est pas reconnue au Québec et qui n'est pas près de l'être.
Loin de s'excuser de voir le Québec faire bande à part dans ce dossier — c'est la seule province canadienne à ne pas offrir ce service de premiers soins avancés —, le ministre Couillard émet de sérieux doutes sur le bien-fondé de cette pratique, selon lui fort controversée.
Le sous-ministre de la Santé, Juan Roberto Iglesias, a expédié une lettre hier, dont la Presse canadienne a obtenu copie, au président-directeur général de la Corporation d'Urgences-Santé, André Giroux, afin de l'informer de «l'inspection» à venir au sein de son organisation et de lui demander son «entière collaboration».
Le ministère veut vérifier dans quelle mesure Urgences-Santé a enfreint la loi sur les services préhospitaliers d'urgence.
Faute de pouvoir pratiquer au Québec, au moins trois des 18 super-ambulanciers formés au Québec tentent leur chance en Ontario.
Parallèlement, le ministre Couillard a demandé un avis à l'Agence d'évaluation des technologies et des modes d'intervention en santé (AETMIS), qui est chargée d'évaluer, d'ici février 2005, l'efficacité des services préhospitaliers d'urgence en Amérique du Nord et de formuler des recommandations pour le Québec.
«À ce stade de développement, il nous apparaît opportun de soulever certaines questions envers les pratiques qui sont appliquées par les systèmes préhospitaliers voisins», écrit le ministre dans sa demande formulée hier au directeur de l'agence, le Dr Luc Deschênes.
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