Charest se porte à la défense de Julie Boulet
12 novembre 2004
Québec
Québec — Le premier ministre Jean Charest a mis fin hier à son mutisme et s'est pour la première fois porté publiquement à la défense de sa ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet.
«Il faut présumer de la bonne foi des gens qui sont en politique ou ailleurs», a dit M. Charest hier lors d'un point de presse à Québec, en marge d'une cérémonie commémorant l'Armistice. «Je ne pense pas qu'on ait besoin de s'acharner sur Mme Boulet.»
Depuis deux semaines, M. Charest essuie le feu nourri de l'opposition péquiste, qui réclame la démission de la députée de Laviolette, qui fait l'objet d'une enquête de l'Ordre professionnel des pharmaciens du Québec.
Mme Boulet, pharmacienne de profession, a reconnu avoir offert gratuitement en 2003 des locaux à deux médecins pratiquant dans des locaux adjacents à sa pharmacie de Saint-Tite, en Mauricie.
Ce faisant, la ministre Boulet aurait clairement contrevenu au code de déontologie de son ordre professionnel, qui interdit aux pharmaciens d'accorder des cadeaux, bonis ou avantages aux médecins, fait valoir l'opposition officielle.
Faisant l'objet d'une enquête, la ministre n'aurait donc plus «l'objectivité nécessaire» ni la «sérénité requise» pour siéger au conseil des ministres, clame le Parti québécois.
Mais en dépit des hauts cris de l'opposition, il n'est pas question d'écarter la députée du cabinet, a tranché le premier ministre.
«Ils auront beau s'acharner, il reste que l'affaire est référée à l'Ordre des pharmaciens, a-t-il commenté. L'Assemblée nationale n'est pas un tribunal.»
La ministre Boulet «a fait le bon geste» en demandant à l'Ordre des pharmaciens d'examiner l'affaire, a poursuivi M. Charest. L'ordre pourra nous éclairer sur ce cas-là.»
C'était la première fois que le premier ministre se portait à la défense de Mme Boulet depuis que l'affaire a été exposée au grand jour, il y a une dizaine de jours.
Malgré le barrage continu de questions de l'opposition, M. Charest ne s'est jamais levé en Chambre à ce propos, laissant au ministre responsable des lois professionnelles, Jacques Dupuis, la tâche de défendre Mme Boulet.
Le premier ministre a d'ailleurs tenu hier à justifier son silence en affirmant qu'il n'avait jamais «senti le besoin» de défendre la députée de Laviolette devant l'Assemblée nationale à partir du moment où elle a fait «le bon geste».
«Elle a fait ce qu'elle devait faire en référant le dossier à l'Ordre des pharmaciens, alors laissons l'ordre faire son travail», a-t-il conclu.
«Il faut présumer de la bonne foi des gens qui sont en politique ou ailleurs», a dit M. Charest hier lors d'un point de presse à Québec, en marge d'une cérémonie commémorant l'Armistice. «Je ne pense pas qu'on ait besoin de s'acharner sur Mme Boulet.»
Depuis deux semaines, M. Charest essuie le feu nourri de l'opposition péquiste, qui réclame la démission de la députée de Laviolette, qui fait l'objet d'une enquête de l'Ordre professionnel des pharmaciens du Québec.
Mme Boulet, pharmacienne de profession, a reconnu avoir offert gratuitement en 2003 des locaux à deux médecins pratiquant dans des locaux adjacents à sa pharmacie de Saint-Tite, en Mauricie.
Ce faisant, la ministre Boulet aurait clairement contrevenu au code de déontologie de son ordre professionnel, qui interdit aux pharmaciens d'accorder des cadeaux, bonis ou avantages aux médecins, fait valoir l'opposition officielle.
Faisant l'objet d'une enquête, la ministre n'aurait donc plus «l'objectivité nécessaire» ni la «sérénité requise» pour siéger au conseil des ministres, clame le Parti québécois.
Mais en dépit des hauts cris de l'opposition, il n'est pas question d'écarter la députée du cabinet, a tranché le premier ministre.
«Ils auront beau s'acharner, il reste que l'affaire est référée à l'Ordre des pharmaciens, a-t-il commenté. L'Assemblée nationale n'est pas un tribunal.»
La ministre Boulet «a fait le bon geste» en demandant à l'Ordre des pharmaciens d'examiner l'affaire, a poursuivi M. Charest. L'ordre pourra nous éclairer sur ce cas-là.»
C'était la première fois que le premier ministre se portait à la défense de Mme Boulet depuis que l'affaire a été exposée au grand jour, il y a une dizaine de jours.
Malgré le barrage continu de questions de l'opposition, M. Charest ne s'est jamais levé en Chambre à ce propos, laissant au ministre responsable des lois professionnelles, Jacques Dupuis, la tâche de défendre Mme Boulet.
Le premier ministre a d'ailleurs tenu hier à justifier son silence en affirmant qu'il n'avait jamais «senti le besoin» de défendre la députée de Laviolette devant l'Assemblée nationale à partir du moment où elle a fait «le bon geste».
«Elle a fait ce qu'elle devait faire en référant le dossier à l'Ordre des pharmaciens, alors laissons l'ordre faire son travail», a-t-il conclu.
Haut de la page

