Le leadership de Landry est de plus en plus fragile
23 octobre 2004
Québec
Québec — Le chef péquiste, Bernard Landry, pourrait se faire montrer la sortie avant même le vote de confiance de 2005 si la crise perdure au sein du parti, reconnaissent certains députés péquistes.
«On ne peut vivre cette situation pendant huit ou neuf mois parce que là, c'est clair que l'on court à notre perte totale», a lancé le député François Gendron, doyen de l'équipe péquiste à l'Assemblée nationale, dans une entrevue accordée hier à la Presse canadienne.
Même s'il affirme que le contexte est «très différent» et qu'il n'y a pas de conspiration au sein du caucus contre le chef Bernard Landry, M. Gendron n'hésite tout de même pas à tracer un parallèle entre la crise actuelle et celle qui avait mené au départ de Pierre Marc Johnson à l'automne 1987.
Questionné pour savoir s'il tenterait de retenir M. Landry si ce dernier décidait de quitter son poste avant le congrès de 2005, François Gendron répond: «Je tenterais de faire ce que j'ai déjà fait dans une situation analogue avec M. Johnson. J'avais dit: "Mon cher Pierre Marc, tu vois le portrait, cela fait trois, quatre réunions que l'on a et la situation ne se réglera pas. Alors moi, je pense que la meilleure décision est la suivante... " Relisez l'histoire et vous verrez sa décision.»
Pierre Marc Johnson a remis sa démission le 10 novembre 1987, un peu plus de deux ans après son accession à la tête du parti, à la suite d'une fronde d'un groupe de députés.
Élu sans interruption depuis 1976 et témoin de toutes les crises, M. Gendron attribue la présente turbulence à «l'indiscipline» des deux candidats pressentis à la direction, François Legault et Pauline Marois.
En outre, M. Gendron reproche aux deux députés de mener une campagne «qui nuit au parti», et ce, en contravention avec la décision du conseil national du mois d'août qu'il ne devait pas y avoir de course avant le vote de confiance envers le chef au congrès de juin 2005.
«Ce sont des gens responsables et matures qui, j'espère, vont constater que notre nombril individuel ne peut pas être plus grand que la cause. J'aimerais donc ça que d'autres interprètent la même chose que moi à ce moment-ci», a-t-il dit.
Le Parti québécois, a-t-il poursuivi, doit immédiatement se ressaisir et consacrer ses énergies «à vendre ce que l'on croit à mort» plutôt que de «gosser des poils de grenouille et s'auto-pelure-de-bananiser».
Il y a bel et bien des similarités entre la crise actuelle et celle de 1987, considère de son côté le député Jean-Pierre Charbonneau.
«Quelque part, c'est la même problématique. Celle de la confiance. À part Jacques Parizeau, tous les chefs ont dû gérer des échecs référendaires. Lévesque, Johnson, Bouchard et Landry ont eu à gérer la méfiance des membres.»
«On ne peut vivre cette situation pendant huit ou neuf mois parce que là, c'est clair que l'on court à notre perte totale», a lancé le député François Gendron, doyen de l'équipe péquiste à l'Assemblée nationale, dans une entrevue accordée hier à la Presse canadienne.
Même s'il affirme que le contexte est «très différent» et qu'il n'y a pas de conspiration au sein du caucus contre le chef Bernard Landry, M. Gendron n'hésite tout de même pas à tracer un parallèle entre la crise actuelle et celle qui avait mené au départ de Pierre Marc Johnson à l'automne 1987.
Questionné pour savoir s'il tenterait de retenir M. Landry si ce dernier décidait de quitter son poste avant le congrès de 2005, François Gendron répond: «Je tenterais de faire ce que j'ai déjà fait dans une situation analogue avec M. Johnson. J'avais dit: "Mon cher Pierre Marc, tu vois le portrait, cela fait trois, quatre réunions que l'on a et la situation ne se réglera pas. Alors moi, je pense que la meilleure décision est la suivante... " Relisez l'histoire et vous verrez sa décision.»
Pierre Marc Johnson a remis sa démission le 10 novembre 1987, un peu plus de deux ans après son accession à la tête du parti, à la suite d'une fronde d'un groupe de députés.
Élu sans interruption depuis 1976 et témoin de toutes les crises, M. Gendron attribue la présente turbulence à «l'indiscipline» des deux candidats pressentis à la direction, François Legault et Pauline Marois.
En outre, M. Gendron reproche aux deux députés de mener une campagne «qui nuit au parti», et ce, en contravention avec la décision du conseil national du mois d'août qu'il ne devait pas y avoir de course avant le vote de confiance envers le chef au congrès de juin 2005.
«Ce sont des gens responsables et matures qui, j'espère, vont constater que notre nombril individuel ne peut pas être plus grand que la cause. J'aimerais donc ça que d'autres interprètent la même chose que moi à ce moment-ci», a-t-il dit.
Le Parti québécois, a-t-il poursuivi, doit immédiatement se ressaisir et consacrer ses énergies «à vendre ce que l'on croit à mort» plutôt que de «gosser des poils de grenouille et s'auto-pelure-de-bananiser».
Il y a bel et bien des similarités entre la crise actuelle et celle de 1987, considère de son côté le député Jean-Pierre Charbonneau.
«Quelque part, c'est la même problématique. Celle de la confiance. À part Jacques Parizeau, tous les chefs ont dû gérer des échecs référendaires. Lévesque, Johnson, Bouchard et Landry ont eu à gérer la méfiance des membres.»
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