Les ministres Audet et Béchard s'affrontent sur les heures d'ouverture des commerces
1 septembre 2004
Québec
Québec — Le gouvernement Charest est divisé quant à la nécessité de modifier ou non la loi sur les heures d'ouverture des commerces.
Il est hors de question de modifier cette loi, a dit hier le ministre du Développement économique et régional, Michel Audet, rejetant d'emblée une hypothèse sérieusement envisagée par son collègue Claude Béchard, responsable de la Famille.
«C'est pas dans mon agenda de toucher à la loi, et cette loi-là dépend de mon ministère. Elle ne dépend pas du ministère de l'Emploi et de la Solidarité», a tranché M. Audet, lors d'un entretien téléphonique.
Or, le ministre Béchard est en train de préparer une politique de conciliation travail-famille, grâce à laquelle il compte amener les employeurs à adopter une série de mesures visant à faciliter la vie de leurs employés et à leur permettre de passer plus de temps avec leur famille. Visiblement, à ses yeux, la prolongation des heures d'ouverture des commerces les soirs de semaine ne fait pas partie des mesures qu'il préconise pour atteindre cet objectif.
«L'impact peut être négatif sur les familles. Je pense aux gens qui travaillent dans ces commerces-là, qui souvent peuvent se retrouver dans une situation qui crée de nouveaux problèmes pour les gardiennes et pour passer du temps avec leur famille», a-t-il dit, hier, lors d'une conférence de presse visant à annoncer un nouveau service Internet offert aux familles par son ministère.
«Avant de modifier la loi, on va voir s'il y a des choses qu'on peut faire à l'amiable. Mais si c'est pas suffisant, oui, on aura des décisions à prendre», a ajouté M. Béchard, en se disant «inquiet» et «beaucoup préoccupé» par les conséquences, sur la vie de famille des employés, découlant de la multiplication récente des centres commerciaux qui décident d'ouvrir leurs portes les soirs de semaine jusqu'à 21 heures.
«Le fait d'ouvrir plus d'heures, ça veut dire moins de temps avec les familles», a-t-il ajouté, en admettant qu'il ne lui revenait pas d'annoncer des modifications à une loi qui n'est pas de son ressort.
Des avantages
Au contraire, le ministre Audet croit que les familles pourront faire leurs courses les soirs de semaine et «passer plus de temps ensemble les week-ends». De plus, la prolongation des heures d'ouverture devrait permettre de créer des emplois, a-t-il fait valoir, ajoutant qu'il aimait bien lui-même faire un peu de magasinage les soirs de semaine.
La loi actuelle, adoptée il y a une quinzaine d'années, permet aux commerces d'être ouverts du lundi au vendredi de 8 heures à 21 heures.
De son côté, M. Béchard veut s'assurer que sa future politique de conciliation travail-famille, qui devrait être déposée d'ici décembre, ne sera pas une coquille vide. Il veut donc qu'un débat se fasse au cours des prochains mois sur le sort réservé aux employés des magasins des centres commerciaux.
Depuis le 16 août, la direction de Cadillac Fairview impose à quatre de ses centres commerciaux dans la région de Montréal de profiter au maximum des largesses de la loi et d'obliger les magasins de ces établissements à appliquer des horaires prolongés.
La décision avait soulevé la controverse chez certains locataires. Les premiers soirs, des commerçants ont même défié la consigne, mais ils sont rentrés dans le rang par la suite.
Pour conserver leur part de marché, d'autres centres commerciaux ont annoncé leur intention d'emboîter le pas au cours des prochaines semaines.
Dans la plupart des cas, le bail de location d'un espace dans un centre commercial prévoit que le commerçant doit se conformer aux heures d'ouverture fixées par le propriétaire des lieux.
Il est hors de question de modifier cette loi, a dit hier le ministre du Développement économique et régional, Michel Audet, rejetant d'emblée une hypothèse sérieusement envisagée par son collègue Claude Béchard, responsable de la Famille.
«C'est pas dans mon agenda de toucher à la loi, et cette loi-là dépend de mon ministère. Elle ne dépend pas du ministère de l'Emploi et de la Solidarité», a tranché M. Audet, lors d'un entretien téléphonique.
Or, le ministre Béchard est en train de préparer une politique de conciliation travail-famille, grâce à laquelle il compte amener les employeurs à adopter une série de mesures visant à faciliter la vie de leurs employés et à leur permettre de passer plus de temps avec leur famille. Visiblement, à ses yeux, la prolongation des heures d'ouverture des commerces les soirs de semaine ne fait pas partie des mesures qu'il préconise pour atteindre cet objectif.
«L'impact peut être négatif sur les familles. Je pense aux gens qui travaillent dans ces commerces-là, qui souvent peuvent se retrouver dans une situation qui crée de nouveaux problèmes pour les gardiennes et pour passer du temps avec leur famille», a-t-il dit, hier, lors d'une conférence de presse visant à annoncer un nouveau service Internet offert aux familles par son ministère.
«Avant de modifier la loi, on va voir s'il y a des choses qu'on peut faire à l'amiable. Mais si c'est pas suffisant, oui, on aura des décisions à prendre», a ajouté M. Béchard, en se disant «inquiet» et «beaucoup préoccupé» par les conséquences, sur la vie de famille des employés, découlant de la multiplication récente des centres commerciaux qui décident d'ouvrir leurs portes les soirs de semaine jusqu'à 21 heures.
«Le fait d'ouvrir plus d'heures, ça veut dire moins de temps avec les familles», a-t-il ajouté, en admettant qu'il ne lui revenait pas d'annoncer des modifications à une loi qui n'est pas de son ressort.
Des avantages
Au contraire, le ministre Audet croit que les familles pourront faire leurs courses les soirs de semaine et «passer plus de temps ensemble les week-ends». De plus, la prolongation des heures d'ouverture devrait permettre de créer des emplois, a-t-il fait valoir, ajoutant qu'il aimait bien lui-même faire un peu de magasinage les soirs de semaine.
La loi actuelle, adoptée il y a une quinzaine d'années, permet aux commerces d'être ouverts du lundi au vendredi de 8 heures à 21 heures.
De son côté, M. Béchard veut s'assurer que sa future politique de conciliation travail-famille, qui devrait être déposée d'ici décembre, ne sera pas une coquille vide. Il veut donc qu'un débat se fasse au cours des prochains mois sur le sort réservé aux employés des magasins des centres commerciaux.
Depuis le 16 août, la direction de Cadillac Fairview impose à quatre de ses centres commerciaux dans la région de Montréal de profiter au maximum des largesses de la loi et d'obliger les magasins de ces établissements à appliquer des horaires prolongés.
La décision avait soulevé la controverse chez certains locataires. Les premiers soirs, des commerçants ont même défié la consigne, mais ils sont rentrés dans le rang par la suite.
Pour conserver leur part de marché, d'autres centres commerciaux ont annoncé leur intention d'emboîter le pas au cours des prochaines semaines.
Dans la plupart des cas, le bail de location d'un espace dans un centre commercial prévoit que le commerçant doit se conformer aux heures d'ouverture fixées par le propriétaire des lieux.
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