La dernière course au leadership date de 19 ans
28 août 2004
Québec
Québec — Il y a eu peu de courses au leadership dans l'histoire du Parti québécois. La dernière date de 19 ans.
La première confrontation pour le leadership eut lieu en 1971. Un militant de gauche, André Larocque, avait osé défier le chef adulé du parti, René Lévesque, lors d'un congrès. M. Larocque, qui était chef de cabinet du député de Maisonneuve, Robert Burns, avait obtenu 20 % des suffrages en défendant l'idée que le PQ devait favoriser davantage la démocratie de participation.
Il y avait cinq candidats sur les rangs. Le ministre de la Justice du temps, Pierre Marc Johnson, l'avait emporté avec l'appui de 58,7 % des péquistes.
Les quatre autres candidats s'étaient classés comme suit: Pauline Marois deuxième avec 19,7 % d'appuis, le député de Lévis Jean Garon avec 16,2 % des voix, l'avocat québécois Guy Bertrand fort de 5 % des suffrages et un environnementaliste, Luc Gagnon, avec moins de 1 %.
Pierre Marc Johnson devait cependant démissionner avec fracas deux ans plus tard, à l'automne 1987, n'ayant pas pu conduire le PQ vers de nouveaux sommets. C'est Jacques Parizeau qui devait lui succéder en 1988. Il n'y avait pas eu de course au leadership, M. Parizeau étant alors seul sur les rangs.
Au départ de M. Parizeau, au lendemain du référendum d'octobre 1995, la même situation s'est produite: Lucien Bouchard, seul candidat au poste, a été élu sans opposition.
De même, au départ de Lucien Bouchard en janvier 2001, Bernard Landry, seul en lice, avait été désigné d'office président du parti.
En faisant voter tous les membres du parti pour choisir un chef en 1985, le Parti québécois avait repris un processus que les créditistes avaient appliqué pour la première fois en Amérique du Nord au printemps de 1973.
Cette année-là, Yvon Dupuis était devenu chef du Ralliement créditiste du Québec contre trois autres candidats, à la suite du vote universel de tous les membres du parti.
La première confrontation pour le leadership eut lieu en 1971. Un militant de gauche, André Larocque, avait osé défier le chef adulé du parti, René Lévesque, lors d'un congrès. M. Larocque, qui était chef de cabinet du député de Maisonneuve, Robert Burns, avait obtenu 20 % des suffrages en défendant l'idée que le PQ devait favoriser davantage la démocratie de participation.
Il y avait cinq candidats sur les rangs. Le ministre de la Justice du temps, Pierre Marc Johnson, l'avait emporté avec l'appui de 58,7 % des péquistes.
Les quatre autres candidats s'étaient classés comme suit: Pauline Marois deuxième avec 19,7 % d'appuis, le député de Lévis Jean Garon avec 16,2 % des voix, l'avocat québécois Guy Bertrand fort de 5 % des suffrages et un environnementaliste, Luc Gagnon, avec moins de 1 %.
Pierre Marc Johnson devait cependant démissionner avec fracas deux ans plus tard, à l'automne 1987, n'ayant pas pu conduire le PQ vers de nouveaux sommets. C'est Jacques Parizeau qui devait lui succéder en 1988. Il n'y avait pas eu de course au leadership, M. Parizeau étant alors seul sur les rangs.
Au départ de M. Parizeau, au lendemain du référendum d'octobre 1995, la même situation s'est produite: Lucien Bouchard, seul candidat au poste, a été élu sans opposition.
De même, au départ de Lucien Bouchard en janvier 2001, Bernard Landry, seul en lice, avait été désigné d'office président du parti.
En faisant voter tous les membres du parti pour choisir un chef en 1985, le Parti québécois avait repris un processus que les créditistes avaient appliqué pour la première fois en Amérique du Nord au printemps de 1973.
Cette année-là, Yvon Dupuis était devenu chef du Ralliement créditiste du Québec contre trois autres candidats, à la suite du vote universel de tous les membres du parti.
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