Conseil général du Parti libéral du Québec - Charest promet des réductions d'impôt de cinq milliards
Trois-Rivières — Blâmé par les militants de son propre parti pour avoir renié certains de ses engagements électoraux, le premier ministre Jean Charest a promis que les impôts de l'ensemble des contribuables québécois seraient réduits de cinq milliards de dollars d'ici à la fin de son mandat.
Lors du conseil général du PLQ, qui s'est tenu à Trois-Rivières ce week-end, le comité de suivi des engagements électoraux a critiqué sévèrement le gouvernement Charest parce qu'il n'a pas baissé les impôts de tous les Québécois de un milliard de dollars dès cette année comme il avait pourtant promis de le faire. «Clairement, l'engagement n'est pas respecté. Cet engagement est important pour les militants, pour la population. C'est là-dessus qu'on s'est fait élire, alors il faut le respecter», a affirmé le président du comité, Robert Dubé.
En conférence de presse hier, Jean Charest a affirmé que les primes au travail et le soutien aux enfants représentaient «un milliard de dollars qui retourne dans les poches des Québécois». «Je pense que ça rejoint pas mal les objectifs qu'on s'était fixés», a-t-il dit.
Or M. Dubé estime que cet argument, utilisé par tous les membres du gouvernement Charest depuis le dépôt du budget à la fin mars, est erroné puisque ces primes constituent plutôt des «arrangements fiscaux». Les véritables baisses d'impôts ne s'élèvent qu'à 219 millions de dollars cette année.
Ainsi, le gouvernement doit réduire les impôts de 4,8 milliards de dollars. S'il décide de rester au pouvoir jusqu'à la toute fin de son mandat, il devra alléger le fardeau fiscal des Québécois de 1,2 milliard en moyenne au cours des quatre prochaines années.
Engagement ferme
La réduction des impôts de cinq milliards de dollars en cinq ans «est un engagement ferme, et nous allons le tenir», a affirmé Jean Charest devant les 700 militants libéraux réunis à Trois-Rivières. Le premier ministre a indiqué que son gouvernement allait garder le cap. «Les mots renoncer et abdiquer ne font pas partie du vocabulaire du Parti libéral du Québec», a-t-il lancé aux militants.
Le rappel à l'ordre des militants est positif aux yeux du chef libéral. «Le parti nous dit qu'on a du chemin à faire. Je suis d'accord. Je trouve ça encourageant qu'il y ait un consensus aussi fort dans le parti. Je vis dans un parti reconnu pour la vivacité de ses débats. Je suis fier de ça», a -t-il affirmé.
Le comité de suivi des engagements électoraux a reproché au gouvernement de ne pas avoir augmenté le nombre d'heures d'enseignement au primaire, d'avoir reporté la création d'un ordre professionnel des enseignants et d'avoir augmenté les frais de garde de cinq à sept dollars. Ces décisions sont toutes contraires au programme électoral du PLQ.
Lors du conseil général du PLQ, qui s'est tenu à Trois-Rivières ce week-end, le comité de suivi des engagements électoraux a critiqué sévèrement le gouvernement Charest parce qu'il n'a pas baissé les impôts de tous les Québécois de un milliard de dollars dès cette année comme il avait pourtant promis de le faire. «Clairement, l'engagement n'est pas respecté. Cet engagement est important pour les militants, pour la population. C'est là-dessus qu'on s'est fait élire, alors il faut le respecter», a affirmé le président du comité, Robert Dubé.
En conférence de presse hier, Jean Charest a affirmé que les primes au travail et le soutien aux enfants représentaient «un milliard de dollars qui retourne dans les poches des Québécois». «Je pense que ça rejoint pas mal les objectifs qu'on s'était fixés», a-t-il dit.
Or M. Dubé estime que cet argument, utilisé par tous les membres du gouvernement Charest depuis le dépôt du budget à la fin mars, est erroné puisque ces primes constituent plutôt des «arrangements fiscaux». Les véritables baisses d'impôts ne s'élèvent qu'à 219 millions de dollars cette année.
Ainsi, le gouvernement doit réduire les impôts de 4,8 milliards de dollars. S'il décide de rester au pouvoir jusqu'à la toute fin de son mandat, il devra alléger le fardeau fiscal des Québécois de 1,2 milliard en moyenne au cours des quatre prochaines années.
Engagement ferme
La réduction des impôts de cinq milliards de dollars en cinq ans «est un engagement ferme, et nous allons le tenir», a affirmé Jean Charest devant les 700 militants libéraux réunis à Trois-Rivières. Le premier ministre a indiqué que son gouvernement allait garder le cap. «Les mots renoncer et abdiquer ne font pas partie du vocabulaire du Parti libéral du Québec», a-t-il lancé aux militants.
Le rappel à l'ordre des militants est positif aux yeux du chef libéral. «Le parti nous dit qu'on a du chemin à faire. Je suis d'accord. Je trouve ça encourageant qu'il y ait un consensus aussi fort dans le parti. Je vis dans un parti reconnu pour la vivacité de ses débats. Je suis fier de ça», a -t-il affirmé.
Le comité de suivi des engagements électoraux a reproché au gouvernement de ne pas avoir augmenté le nombre d'heures d'enseignement au primaire, d'avoir reporté la création d'un ordre professionnel des enseignants et d'avoir augmenté les frais de garde de cinq à sept dollars. Ces décisions sont toutes contraires au programme électoral du PLQ.
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